• Vendredi 14 mars 2014 à 9 h 42
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Comme vous l’avez sans aucun doute remarqué (pour les lecteurs les plus assidus de mon flux RSS que je remercie pour leur fidélité), dire que j’ai été absent ces derniers temps ne serait qu’un doux euphémisme qui s’adresse en particulier aux plus sensibles d’entre vous. Mais plus sérieusement, je me suis virtuellement suicidé.

pendu

Suite à un déménagement ne dépendant pas de mon ressort et à l’incapacité des techniciens d’Orange (on s’étonne qu’il y ait du suicide dans l’air, mais moi je comprends mieux maintenant que ce sont des meurtres déguisés, bref), je n’ai plus eu d’accès aux merveilleux ménadres de la webosphère ces derniers mois.

Et puis j’ai récupéré Internet. J’ai donc commencé à écrire un article d’explications dans un but de m’accorder une bonne conscience (j’aime me justifier des fois, ne cherche pas), je suis donc venu ici (inutile de dire que les visites ont fait du saut à l’élastique sans élastique). Et là, un malheur n’arrivant JAMAIS seul, impossible de publier un article quelconque. Check tes mails dude, oh, un message d’OVH.

Nous vous informons que l’état opérationel de base de donnée a changé d’état et est en « SELECT ONLY ». Ceci veut dire que vous pouvez continuer à faire les opérations SELECT et DELETE mais vous ne pouvez plus effectuer d’opérations INSERT ou UPDATE.

En gros, ça veut dire que je peux récupérer les données du gros fichiers où sont présents les articles et tout un tas de trucs, mais que je peux ni les éditer, ni en créer. Attendez, je vous met la suite.

Nous vous invitons à effectuer une purge de votre base de données afin de repasser en dessous de la taille recommandée

Gros LOL en perspective quoi. On m’a amicalement conseillé (merci à lui) d’installer une extension qui supprime des entrées inutiles pour libérer quelques mégas, sauf que croyez-le ou pas (mais croyez-le, je vous le dis), les extensions reposent sur la base de données. En gros, pour les activer (ou désactiver), je dois faire un UPDATE sur le gros fichier. Or, UPDATE, t’as pas le droit. Je pense donc à envisager le hara-kiri à la cuillère à soupe.

Bon, je vous passe ma grosse réflexion sur les 10€/mois pour avoir une plus grosse base de données et je fais une ellipse temporelle pour me rendre directement à la solution « Changement d’offre« . Donc voilà, j’ai changé d’offre. ROFLMAO (si vous savez pas ce que ça veut dire, cet article explique tout, mais ne nous dispersons pas). Je repaye, 23€ (soit 28€ avec les taxes, les charognes). On me dit aimablement « Votre offre sera activée d’ici 4 à 24 h« . A posteriori, j’aurais probablement dû prendre un hébergement chez 1&1 (cliquez ici pour des informations supplémentaires).

Mais ceci étant chose faite, ce sera pour la prochaine fois.

Si mes calculs sont exacts (ils le sont, je suis en maths-spé), ça fait 95 h. Ceci n’est pas très sérieux.

Disons pour conclure simplement : Les gars d’Orange sont analphabètes (et dans analphabète, il y a anal) et les gars d’OVH sont illettrés.

alphabetisation

Mais bon, tout ceci est arrivé à un moment qui en plus n’est pas le plus opportun pour la publication puisque je suis « activement » en train de préparer mes concours. Je vous promets que je récupérerai un rythme normal de publication à la fin de cette période que fus ma prépa.

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

Categorie : Antithese  | 7 Commentaires
• Vendredi 19 juillet 2013 à 13 h 01
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Nathalie Sarraute est un des personnages les plus importants du XXe siècle en littérature. En effet, elle est notamment avec Alain Robbe-Grillet, Michel Butor ou encore Claude Simon un des emblèmes du nouveau roman, mouvement qui voulait dépasser les codes établis par la littérature jusqu’alors (son apparition a lieu vers le milieu du XXe siècle). Si vous voulez en savoir plus.

Pour un oui ou pour un non - Nathalie Sarraute

Affiche Pour un oui ou pour un non

Par conséquent, je me suis fait un devoir, à Avignon, d’aller voir la pièce « Pour un oui ou pour un non » du même auteur, moi qui ne suis que peu familier avec l’écrivaine. Le pitch de départ est assez simple : deux amis de longue date se fâchent pour une raison complètement dérisoire en apparence mais qui va soulever de nombreuses questions. Le couple interprété par Jean-Marie Russo (qui est également à la mise à scène) et Paddy Sherlock sert un texte qui met habilement en avant les faux-semblants de toutes les relations sociales, en prenant pour point de départ un éloignement d’une des deux parties (Paddy Sherlock) dont personne ne sait la cause mais que l’autre partie (Jean-Marie Russo) voudrait bien comprendre.

Nathalie Sarraute nous dépeint finalement un monde assez sombre. Pour elle, tout est conditionné par un contrat implicite dont chacun est au courant mais que personne ne dénonce car il s’agit d’une condition nécessaire au fonctionnement efficace des interactions qui constituent une relation. Il y aurait, dans toute amitié, amour ou autre qui implique deux personnes, une volonté de l’autre d’être non pas le meilleur au sens strict du terme, mais de se faire mousser. Et même pour les plus philanthropes d’entre eux, de petites phrases viennent ponctuer une mégalomanie ambiante. Dans la pièce, un des deux répond à l’autre qui se vantait d’un quelconque exploit : « C’est bien… ça« .

Et au travers de cette petite phrase pourtant bien anodine — et notamment ses points de suspension —, les personnages vont démêler la pelote de l’exclusion dont nous sommes tous des victimes. Le pouvoir est contingent, chacun va s’en emparer pour retourner la situation. Qui sera le vainqueur ? Quelle en sera l’issue finale ? Un seul moyen de le savoir.

La mise en scène ne tombe dans le savant parfois sirupeux que l’on peut souvent trouver à Avignon de la part de metteurs en scène qui se tripotent, mais sert tout de même le texte de façon intelligente.

Conclusion : De bons acteurs qui déclament un texte intelligent dans un huis-clos angoissant, une mise en scène bien pensée qui transporte en elle-même une idée. Un bon moment et une façon légère de réfléchir sur les engrenages d’une société. A mettre en parallèle avec Art de Yasmina Reza.

Note : 8/10

• Mardi 16 juillet 2013 à 21 h 37
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A Avignon, il faut faire attention : on y trouve de tout. Les spectacles de branlette contemporaine qui se voudraient réinventer la prose du siècle et le théâtre du millénaire mais qui s’enlisent dans le médiocre onanisme du metteur en scène qui se prend pour un écorché de la société sacrifié sur l’autel de la culture, les spectacles qui se veulent culturels mais qui empilent les mots et les vents sur la montagne de la flatulence consacrée, les spectacles qui se veulent historiques et qui ne font que relater dans un biopic un peu fade quelques événements sans émotion d’un personnage célèbre.

La pièce ici concernée s’appelle donc « Louise Michel, écrits et cris« . D’emblée le mot est dit : de Louise Michel, on ne connait aucun écrit sinon sa correspondance épistolaire et ses Mémoires. Et c’est à partir de ses sources que Marie Ruggeri (Louise Michel) et Christian Belhomme (au piano/harmonium) tentent de faire revivre la Vierge Rouge. Et même si l’intention est louable, malheureusement — et je m’arme contre le Canard Enchaîné et Télérama — le résultat est peu satisfaisant (mais pas en plein). Sans « pathos ni emphase » (toujours d’après le Canard), certes, mais du coup, sans grand chose d’autre. A aucun moment on ne sent vraiment concerné par le combat de cette femme dont les idées ne sont que brièvement esquissées tout au long de la pièce. De plus, je vous confierai n’être pas un spécialiste du XIXe siècle, et que par conséquent, j’ai eu beaucoup de mal à plonger dans le contexte. C’est sans doute de ma faute, mais je fais quand même la critique du manque de rappels dans cette pièce qui a, à mon sens, un aspect pédagogique et qui du coup risque de noyer le spectateur un peu ignare que je suis (et donc celui-ci). Imaginez un peu survoler une vie en une heure : pas de contexte, des décès qui durent cinq minutes et des emprisonnements qui en durent dix. Voilà comme on se détache du personnage et que finalement, on finit par s’en foutre un peu.

Louise Michel, la comédie musicale

Autre critique : la musique. Renommons donc le spectacle « Louise Michel, la comédie musicale« . Car entre les événements qui ont ponctué la vie de la révolutionnaire — la mort de sa grand-mère, de ses amis, de ses emprisonnements — sont entreposés comme un cheveu sur une soupe trop claire des chansons aux accents de comédie musicale qui jouent le rôle des croûtons. Ce serait donc même « Louise Michel, la nouvelle comédie musicale de Kamel Ouali« . Dans les paroles, dans les airs, on y retrouve vraiment les codes du genre (« Je ne suis pas traité de philosophiiiiie, je ne suis qu’un… CRI« ). Et du coup, le résultat est un patchwork un peu étrange dans lequel on se perd légèrement.

Concluons brièvement : l’objectif de la pièce est louable et arrive partiellement à son objectif principal qui est celui de faire découvrir aux méconnaissants la vie trépidante de la communarde Louise Michel. Toutefois, on s’y noie vite si on ne la connait pas déjà un peu, et on n’arrive pas vraiment à s’identifier à des combats qui restent flous jusqu’au bout. La philosophie de la femme n’y est évidemment pas complète, mais en survolant tout, on n’en retient rien. Je me demande s’il n’aurait pas été plus judicieux de se focaliser sur une période seulement de son épopée. Et enfin, les chansons (qui sont de bonnes chansons de comédie musicale) laissent un peu perplexe.

Note : 6/10

 

• Mercredi 10 juillet 2013 à 23 h 09
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Le Côté de Guermantes, p. 347 édition Folio

« Imaginez-vous que je ne suis pas chatouilleux du tout, vous pourriez me chatouiller pendant une heure que je ne le sentirais même pas.

-          Vraiment !

-          Je vous assure. »

Elle comprit sans doute que c’était l’expression maladroite d’un désir, car comme quelqu’un qui vous offre une recommandation que vous n’osiez pas solliciter, mais dont vos paroles lui ont prouvé qu’elle pouvait vous être utile :

« Voulez-vous que j’essaye ? dit-elle avec l’humilité de la femme.

-          Si vous voulez, mais alors ce serait plus commode que vous vous étendiez tout à fait sur mon lit.

-          Comme cela ?

-          Non, enfoncez-vous.

-          Mais je ne suis pas trop lourde ? »

Comme elle finissait cette phrase la porte s’ouvrit, et Françoise portant une lampe entra. Albertine n’eut que le temps de se rasseoir sur la chaise.

• Lundi 01 juillet 2013 à 12 h 58
Auteur :

Comme je suis un bouseux mais pas en plein, je suis admissible à Supoptique (c’est-à-dire une école de merde), et que du coup, comme je fais 5/2 (ie. Une 3e année de prépa), je passe des oraux afin de m’entrainer pour l’année prochaine.

Tout commence une semaine avant le début du drame. Centrale Paris met à la disposition des élèves passant des oraux une résidence, il suffit de s’y inscrire et on a une chambre sur place. Bousitude n° 1 : Je me trompe de créneau. Le temps d’annuler, car c’est très Web 0.2, et de prendre mon bon créneau, y’a plus de place. On est jeudi, je dois y être dimanche soir, je suis dans la merde.

« - Bonjour, je vous appelle car je suis admissible mais que je n’ai pas de place à la résidence.

-          Essayer d’appeler l’hôtel Bidule et la résidence Machin ».

J’appelle les deux. Dans l’hôtel, plus de place, et la résidence me dit qu’ils ne logent plus de passagers depuis dix ans et qu’il serait temps que Centrale se mette à jour.

«  – C’est encore moi.

-          […]

-          Mais encore ? dis-je en pensant : « Connasse »

-          Je vous mets en relation avec la Résidence de Centrale Paris.

-          [MUSIQUE D’ATTENTE]

-          Résidence Centrale Paris, j’écoute.

-          Bonjour, je suis admissible […]

-          Je vous mets en relation avec le responsable commercial.

-          [MUSIQUE D’ATTENTE]

-          Vous vous y êtes pris trop tard. Au revoir »

En tout, cet échange a bien dû durer 45 minutes. Entre les coupures, les musiques d’attente, les redirections et tout le reste, que du bonheur. Par conséquent, la tristesse remplissant mon petit cœur bouffi, je me décide à demander à un ami de me mettre en contact avec des amis à lui.

C’est chose faite. Je me retrouverais donc dans une colloc’ à Vitry-Sur-Seine (avec le mec qui faisait les TP d’info du Parc en 2010 \o/), à 3 jours en cheval de Chatenay-Malabry (c’est la localisation de Centrale Paris). Mais je m’y résous en pensant que je m’y ferai.

Centrale du pauvre de Chatenay-Malabry

Centrale du pauvre de Chatenay-Malabry

Vient le dimanche soir. J’arrive à gare de Lyon, d’où je prends le métro sans trop de problème. De là, il faut que je prenne le bus 132. Je tourne 15 minutes autour de la bibliothèque François Mitterrand, puis finalement, je le trouve. Mais je le prends dans le mauvais sens. Et pas le 132.

Bref, je fais demi-tour, et me voilà au bon arrêt de bus, dans le bon sens, après avoir grillé au moins quatre tickets parce que c’est Paris et que rien ne marche comme à Lyon. Une demi-heure plus tard, car c’est un bus aux horaires très sporadiques, le voilà qui arrive. Les gens chez qui je vais m’ont donné des instructions, je les suis et descends donc à Porte de Vitry.

Le problème : Google Maps m’indique que je suis à 5 kms de ma destination. Je poireaute avec l’envie d’uriner qui se fait de plus en plus pesante, avec mon sac, ma valise et mon ordinateur. Je reprends le bus, encore dans le mauvais sens (dans l’espoir naturel de me rapprocher du lieu que je convoite, mais apparemment sans succès) puis je me dis que je suis un guerrier des temps modernes et que cette borne de Vélib ne peut que me donner de bonnes idées.

Me voilà donc en Vélib avec ma valise, mon sac et mon ordinateur, conduisant comme un pied mais pas aidé par du matériel défectueux (j’ai pris un vélo un peu voilé). Après douze klaxons à mon endroit, six chutes, quatre collisions contre un mur ou un poteau, j’arrive à destination, à bout de souffle, à moitié mort. Vitry, you are mine.

Je cherche donc où poser mon Vélib afin de pouvoir aller me poser. C’est dans cette expectative que je demande à un badaud où sont leurs bornes de Vélib, à Vitry. « On est plus dans Paris, on a plus de Vélib ». Bon. Je reste calme là où la majorité des personnes aurait déjà pété un câble, je fixe mon Vélib à un poteau avec l’antivol (après avoir compris comment ça marchait) et je pose mes affaires avant de repartir, sans argent et sans veste parce que 1. Je suis un gros con 2. Je pensais que ce serait rapide.

La borne SNCF. DANS Centrale Paris.

La borne SNCF de Centrale Paris (image tordue)

Je reprends un bus, en toute fraude puisque pas d’argent, dans l’espoir de me rapprocher. Alors certes, ça me rapproche, mais je suis complètement perdu, sans la moindre notion de quel chemin emprunter. Je me laisse guidé par un Google Maps approximatif, et une heure et demie plus tard, j’arrive enfin à destination.

Par conséquent, devant cet échec qui m’a failli faire rentrer chez moi le lendemain et ne plus jamais entendre parler d’oraux de ma vie, j’ai décidé de me reprendre en main et de contacter les polytechniciens de mes connaissances (ie. Je connais des polytechniciens). Il peut. Youpi, je serai donc logé sur le campus de l’X. Voilà qui ne sera pas sans raviver quelque ancienne flamme en moi que je croyais éteinte. Du coup, l’image du bicorne flottant devant moi, j’entreprends d’écrire un mail proustien au prof de maths de la MP*, bravant le conseil de classe qui a déjà eu lieu, afin de faire 5/2 au soleil de l’élite.

Le lendemain, je suis à Chatenay-Malabry. L’oral de chimie est catastrophique puisque j’ai eu des DIAGRAMMES BINAIRES (les diagrammes binaires, si vous voulez, c’est le genre de choses où l’on se dit entre nous « Ah ah, t’imagines si tu tombes sur les diagrammes binaires ?! »). C’est un peu l’équivalent en chimie des intégrales doubles sur un domaine dégueu, des intégrales curvilignes, des formes différentielles exactes en maths. Je vous laisse deviner maths I. Mais l’examinateur de maths I était sympa, alors que celui de maths II m’a demandé si je voulais qu’il m’explique comment multiplier des matrices (il me regardait fixement, sans détourner le regard, ne répondant pas à mes questions, horribles). Mais c’était des matrices compliquées.

Mais bon. Le soir, je dois me rendre sur le campus de Polytechnique donc. Bien entendu, quand je rentre dans le RER de la Croix de Berny direction Polytechnique Lozère, les gens ne veulent pas me laisser passer, et la moitié de ma valise se retrouve coincée à l’extérieur tandis que je m’agrippe à la poignée à l’intérieur. Quelques passants bien intentionnés ont beau faire, aucun ne réussit à ouvrir les portes qui une fois closes restent scellées jusqu’à l’arrêt d’après.

Voilà la situation. Je suis dans le RER, ma valise est à moitié dehors, et le monstre d’acier démarre en prenant rapidement de la vitesse. Je m’accroche, fermant les yeux, dans l’espoir fou que rien ne se passe que je puisse regretter. Après trente secondes de folles prières, bien entendu, la valise se prend un poteau.

Figure 1

Figure 1

Le gros bout de la valise. (Le « gros bout de la valise » c’est la dénomination qui fut couramment employée lors de l’énonciation de cette histoire).

Eh bah ma parole, croyez-le ou pas, mais elle a survécu ! Samsonite, ça, c’est de la qualité. Si elle s’était faite décapitée à la manière d’un chinois rencontrant un canadien, je pense que j’aurais été assez triste. Mais non, elle est juste un peu tordue (cf. Figure 1).

Puis j’arrive à Lozère. Et là, c’est le nouveau drame de ces journées qui franchement ont décidé que ma vie ce serait de la merde. Les « marches de l’école Polytechnique ». J’ai une valise estropiée, un ordinateur old-gen qui fait plus de 3 kg et mon sac à bandoulières qui comporte mon livre de physique de 1200 pages et mon livre de chimie, et bien entendu, des connards d’ingénieurs ont foutu trois milliards de marches en bas de leur école.

Une heure et six pauses plus tard, j’arrive au campus tant convoité. J’y suis. Il me vend du rêve. Pourtant, le répit est de courte. À peine ai-je le temps de m’installer que le TIPE fait son apparition. Le TIPE et son « IUT de Paris ».

Je dois y être à 10h. Par conséquent, à 8h, je pars de l’X puisque la RATP m’indique à peu près une heure de trajet. Au moins, j’y serai un peu avance. Après un RER, un tram et un métro, j’arrive à l’IUT. À l’IUT Saint-Denis.

Allégorie (Pont Mirabeau)

Madame, vous avez besoin d’aide ?

L’IUT Saint-Denis IS NOT THE IUT OF PARIS. Catastrophe. Je me suis trompé d’IUT. J’ai utilisé 2 ticket T+ et un ticket de RER je ne sais pas trop quoi. J’appelle.

« - Bonjour, je suis admissible…

-          Je vous mets en relation avec le secrétariat.

-          [MUSIQUE]

-          Bonjour.

-          Je suis prout prout.

-          C’est l’accueil qu’il faut appeler. Vous avez fait 49 32 ou  49 34 ? »

Qu’est-ce que j’en sais moi ? Pour pas passer pour un con, je dis oui.

«  – Oui oui.

-          Ah. Réessayez. »

Ouf. Heureusement qu’elle a pas insisté, parce que c’était pas du tout le numéro de départ. Du coup, j’appelle. « - Oui, vous pourrez passer à 10h 45. – Je suis genre VRAIMENT loin. – Alors à midi 45. Je vous rappelle. Mais venez au pire ».

J’y vais. Une heure et quart plus tard, j’arrive. Là, problème informatique, faut attendre le vice-président de l’IUT. J’attends. À 11h, il arrive. La sentence ne se fait pas attendre : je passerai à 15h 15. Comme un gros con, bien sûr, je n’avais rien pris sinon mes transparents de présentation et À l’Ombre des Jeunes Filles en Fleurs. Cependant, vu le transport que j’avais ce matin-là, il m’a fallu 10 minutes pour le finir.

Du coup, entre 11h et 15h 15, j’ai patienté sur un banc, à attendre que ça passe. Tout cela pour que l’on me demande finalement « Combien y a-t-il d’atomes dans l’univers ? » ou « Quelle est la puissance de calcul de la machine la plus puissante du monde ? » (on m’a aussi demandé si je jouais au Go. La réponse est non. Déjà je joue aux échecs, on peut pas tout avoir).

Mais ça y’est, je suis à ma maison. Je repars dans une semaine. Stay tuned.

• Samedi 01 juin 2013 à 21 h 31
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Oui, j’aime Orelsan, et c’est (de mémoire) la troisième fois que j’en parle sur ce blog. La première fois, c’était pour lui apporter mon soutien (oui, ce soutien a changé énormément de choses, mais voilà) face au tollé général qu’il avait subi en publiant « Sale pute« . Le chef d’accusation « incitation à la violence contre les femmes » est ridicule. Autant accuser Wilde d’incitation à la pédérastie. Bref, vous le comprenez, un paroxysme de ridiculisme bienséant et néanmoins nauséabond. L’écriture, l’art en général, a un unique but : transcender l’homme en lui-même et représenter une réalité. Cette violence existe, les mots et la musique d’Orelsan sont talentueux et méritent par conséquent d’exister sans que la censure du lobby féministe ne leur tombe dessus.

D’ailleurs, je conspue la décision de justice récente (je vous mets le lien vers le Figaro parce-que je trouve ça plus drôle. On me traite de gauchiste et PAF ! je linke le Figaro. Je suis un homme plein de surprises, c’est pour ça aussi que vous m’aimez). Là où la rédaction conclue en citant « Suicide social », je citerai « Raelsan » (car je connais TOUT PAR COEUR) : « Merci quand même pour le coup de pub/Merci les chiennes de garde pour le coup de pute/ Merci à tous ceux qui m’ont soutenu/ J’oublie trop souvent de remercier les gens qui m’ont soutenu« . Ceux qui condamnent des artistes comme Orelsan sont les mêmes que ceux qui montent au créneau à chaque bon mot sous prétexte d’homophobie et qui participent de son exacerbation en démontrant l’existence d’un lobby gay qui se ferait de plus en plus pénible (« Bientôt pour prouver que t’es pas homophobe faudra bientôt que tu suces des types » – toujours Orelsan, « Suicide Social« ).

Mais là n’est pas le sujet que je voulais préalablement aborder. D’ailleurs, ce dont je voulais parler en premier lieu, c’est de l’article putride que j’ai publié hier par avarice. Mais je le ferai un autre jour (cet article est très mauvais, ne le lisez pas, d’ailleurs je n’en suis pas l’auteur, mais attendez celui qui le commentera). Puis par flemme, je me suis dit « Parlons de ce clip feat Orelsan qui est quand même pas mauvais ».

Donc voilà. Le clip en question, c’est Flynt feat. Orelsan avec « Mon pote ». C’est vraiment bon, toujours de qualité. J’ai personnellement reconnu 14 films (14 et demi, je suis pas sûr de celui avec Michel Blanc) (puis comme je connais tout Kubrick par coeur). Dites donc combien vous en avez reconnu dans les commentaires !


Flynt feat. Orelsan « Mon pote » par Flyntmc

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• Vendredi 31 mai 2013 à 14 h 54
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La question des pneus toutes saisons pose toujours problèmes. Faut-il investir dans un jeu de pneus été et un autre hiver, ou s’orienter vers des pneus toutes saisons? Quelles sont les meilleures options dans l’un comme dans l’autre? Comme pour toutes choses, il existe des inconvénients et des avantages à l’achat d’un jeu de pneus toutes saisons.

Les avantages des pneus toutes saisons

pneusEn tant que pneu aux caractéristiques et aux performances moyennes, les pneus toutes saisons conviendront aux usagers ne recherchant pas la perfection mais simplement l’efficacité et un rapport qualité-prix honorable. En effet, le pneu dit « toutes saisons », principalement présent Outre-Atlantique, offre une polyvalence et un véritable compromis entre l’adhérence sur sol sec, enneigé ou mouillé. Du point de vue technique, le pneu toutes saisons est ainsi fait qu’il possède une large zone centrale possédant des canaux profonds ainsi qu’un modèle de lamelles taillées pour évacuer la pluie sur le côté et attaquer la neige le plus efficacement possible. De plus, avec des flancs plus robustes que les pneus, il garantira aux conducteurs, plus de stabilité en période plus douces. D’un point de vue plus global, le pneu toutes saisons permettra d’avoir, en saison sèches, des performances supérieures à celles que pourrait offrir un pneu hiver, et réciproquement, il offrira une meilleure adhérence en saison hivernal qu’un pneu d’été.

Pour les propriétaires d’un véhicule ne pouvant se permettre d’investir dans deux jeux de pneus, les pneus toutes saisons semblent être la meilleure alternative qui leur soit offertes. Économique, fiable, abordables et efficaces sur le plan technique, ils ont en plus de ça, l’avantage d’être en perpétuelle amélioration compte tenu des impératifs techniques toujours plus rigoureux.
Mais est-ce suffisant? Le pneu toute saison possède clairement des lacunes qu’on ne peut ignorer.

Les désavantages du pneu toutes saisons

Comparé aux performances offertes par des pneus adaptés à chaque saison que pourra rencontrer le conducteur, le pneu toutes saisons fait pâle figure. En effet, ce type de pneumatique avait, originellement, été conçu pour les routes américaines, bien moins accidentées et changeantes qu’en Europe. De ce fait, le pneu toutes saisons présente des caractéristiques et une polyvalence sommes toutes, peu adaptées aux conditions de conduite européenne.
De plus, de par sa fabrication et ses limites techniques, un pneu toutes saisons ne sera jamais aussi efficace sur chaussée enneigée, glacée ou mouillée qu’un pneu hiver. Même s’il est une alternative, il n’en est pas moins limité et s’avérera très vite inefficace sur terrain gelé. Du point de vue des rayures, des canaux et de la gomme employées, il est clair que le pneu toutes saisons ne peut rivaliser avec un pneu hiver qui vous assurera les meilleures conditions de route dans les pires conditions climatiques.
Enfin, un pneu conçu pour les quatre saisons se consommera toujours plus vite que deux jeux de pneus différents. Or, il s’agit là d’une répercussion sur le plan financier qu’il faut mentionner.
C’est pour en partie cette raison qu’il est difficile de se procurer des pneus toutes saisons en Europe où il est moins diffusé et disponible qu’Outre-Atlantique.

En somme, l’achat d’un jeu de pneu dépend très largement de l’environnement dans lequel vous êtes amenés à rouler. Des pneus toutes saisons ne sauront pleinement efficace que dans un environnement tempéré et des routes en bon état. Dans le cas contraire, il peut être judicieux de s’orienter vers des pneumatiques moins « généralistes ».

Pneus toutes saisons, le choix est chez Tirendo

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