• Vendredi 12 mars 2010 à 9 h 05
Auteur : Araen

Abusé quand même. Pour ceux qui me suivent depuis le début, je sais que vous êtes extrêmement nombreux puisqu’on est au moins (j’espère) de quoi se faire une belote, le nom de domaine et l’hébergement de ce site ont été acheté et mis en ligne le 7 Mars.

Ca fait donc un an que je sévis sur la toile comme auteur, chose que je n’avais fait que peu étant plus jeune. Je vais pas répéter ce que tout le monde dit, non seulement parce-que tout le monde le dit, ensuite parce que j’ai pas envie, et que vous allez quand même pas me gonfler de bon matin, je suis malade.  Mais force est de constater que l’activité du blogging (hormis l’aspect chronophage de la chose) est un moteur de découvertes.

J’ai découvert Twitter, j’ai découvert les arcanes obscurs du web, j’ai appris à écrire pour un public, aussi petit soit-il (mais vous êtes quand même les meilleurs), à concentrer ma pensée, à aiguiser mon humour, bref, mon blog fut un peu mon brouillon. Mon blog restera toujours mon brouillon. Et si un jour je deviens célèbre (qui sait, peut-être que je serai… heu… oublions), vous pourrez dire « Ah, je le lisais quand il était encore tout jeune ! ».

Voilà. Mon blog, c’est ma communauté, bien que que Facebook (peut-être pas que Twitter quand même, je pense que y’a plus de gens qui lisent ma timeline), c’est moi tout entier. D’ailleurs, c’est vachement impudique comme truc, un blog.

Et pour ceux qui attendent avec impatience mes statistiques de cette première année, allez vous pendre, je vous les filerai pas ! Et pour ceux qui attendent les cadeaux, vous en aurez pas non plus, mais filez chez GeekAndCo, peut-être que la chance vous sourira. Bande de rapaces. Let’s go, c’est reparti pour un an !

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• Jeudi 11 mars 2010 à 18 h 45
Auteur : Araen

Contrairement au film La Rafle, que j’ai bien aimé même si bon, ceci n’est pas une autobiographie réelle. Mais faisons comme si. Après tout, Amélie Nothomb se gène-t-elle ? Non.

Je dois dire que j’en ai marre des ces sandwiches fait maison, ceux qui ont le bord dénué de toute garniture parce que justement, c’est le bord. Ce bord qu’on met de côté car il est franchement dégueulasse de manger du pain normal quand on a de la charcuterie à côté.

De ce fait, je me suis dit que j’allais me faire un MacDo. Le truc gras par excellence, le machin qui est censé vous dégouter de toute forme de sandwich quand on vous explique comment c’est fait, la chose qui excite vos papilles et titille vos narines. Mais comme je suis un gros chieur, ou du moins je peux être une véritable enflure, je n’allais pas y aller comme ça.

La scène prend place au MacDo du coin. Peu importe le lieu précis en France, on en a strictement rien à battre, ça n’a absolument pas d’importance. Du moment que y’a le parc — si on peut appeler ça un parc, mais cessons de faire des procès à tout va à tout ce qui ne va pas dans ce bas monde — c’est l’essentiel. Les personnages se situent à l’intérieur du restaurant (LOL), une queue innommable enfile les allées étroites bordées par des sièges. Les serveurs sont débordés par des commandes qu’ils ont un peu de mal à contenter.

MOI : Bonjour. Je voudrais trois Menu Maxi Best Of Big Mac, deux Royal Bacon, un deluxe, un Sundae, mettez moi aussi des potatoes, de l’Orangina. Ah non, pardon, du Fanta, vous faites pas l’Orangina (connasse).

ELLE (c’était une femme, encore plus drôle) : Pour vous tout seul ?

MOI : Non, j’ai mon ami Casper à côté de moi. Et comme je suis schizophrène…

ELLE : Ce sera tout ?

MOI : Non, je voudrais faire un tennis avec vous aussi.

La foule commence à s’impatienter.

ELLE : Ca fera 45.20 €.

MOI : C’est cher, je vous le prend à 40 €.

ELLE : 45.20 € s’il vous plait.

MOI : Bon, 42 €, c’est mon dernier mot.

ELLE : Monsieur, je vous en prie…

MOI : Appelez-moi donc Mathieu, nous nous connaissons un peu maintenant. Sourire.

ELLE : Les gens attendent. 45.20 €.

MOI : Ah ! Vous êtes coriace vous !

Le MOI sort de ses poches des tas de pièces rouges qui sortent en cascade et les appose sur le comptoir.

MOI : Prenez ce dont vous avez besoin, j’attendrai que vous me rendiez la monnaie.

Hue générale dans le public, très déçu par cette prestation. Les injures volent, les enfants boudent, les chiens se mettent à pisser partout. Ceci est essentiel au bon déroulement de la scène.

ELLE : Vous déconnez j’espère ?

MOI : Pas le moins du monde. Allez-y, comptez, j’ai faim moi.

ELLE : 1, 3, 8, 13, 15, ..

MOI : 54, 78, 91, 12, 5, 1 325. J’espère que ça ne vous dérange pas trop ?

Regard de foudre qui transperce cet odieux personnage.

ELLE : Putain, j’ai perdu le compte.

MOI : Vous allez parler mieux oui ?! Vous allez pas bien ? Allez-y, reprenez.

La (pauvre) serveuse reprend le compte et arrive à 15.22 € après quelques minutes. Le MOI a quand même réussi à préserver sa vie jusque là.

MOI : Bon, vous êtes vraiment trop lente. Enlevez donc les Potatoes et le Sundae.

ELLE : Vous êtes un gros connard. 15.22, 15.27, 15.32, …

MOI : 78.84, 17.21, 12.36, 15.78…

ELLEcriant presque : 16.02, 16.05, 16.10…

MOI : 45.65, 79.23, 54.12. Ah, non, je me trompe. 54.13, 16.22…

ELLEencore plus fort : 16.54 !

MOI : Pourquoi criez-vous ? Quelque chose ne va pas ? Pauvre de moi, vous êtes vraiment incompétente ma parole. Vous êtes très fesses à claques, je suis désolé de vous le dire mais… NE VOUS ARRÊTEZ PAS DE COMPTER. Vous voyez pas que les gens attendent ? Et puis pourquoi m’avez vous mis tout ça ? Vous voyez pas que je suis seul ?

En effet, la plupart des personnes présentes s’étaient rabattues sur les autres guichets, les protestations devenaient des manifestations et des pancartes étaient affichées, accompagnées de gens qui scandaient des slogans ravageurs.

ELLE : Bon, Monsieur…

MOI : Rendez-moi mes pièces. Lui tendant un billet de 20€. Rendez-moi la monnaie, je veux juste un Big Mac et un Coca. Chez Quick, c’est mieux.

ELLErageant : Pédéraste.

MOI : Ah, enfin, merci bien ! A demain !

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• Mardi 09 mars 2010 à 20 h 08
Auteur : Araen

Tout le monde connait Martin Luther King, l’homme qui a inventé les rêves. L’homme qui fait que maintenant, si tu dis que t’as fait un rêve, on te rétorque que t’as rien inventé. Mais Luther à terre (elle était petite, j’ai un peu honte) n’a rien fait de vraiment passionnant. Egalité, tout ça, bof quoi. Et je ne suis pas raciste, comme je l’ai déjà dit, on m’a dit qu’il existait des arabes très biens. D’ailleurs, aujourd’hui, un d’eux m’a filé un euro (tandis qu’une vieille dame s’est mise à courir quand je lui ai dis « Madame ? ». Du moment, avant qu’elle tombe, les pieds embourbés dans son cabas aux roues franchement mal accrochées).

Le rêve de la nuit dernière se situe dans ma tête, quelque part entre mon double et mon triple, autant dire que ce fut joyeux. J’étais dehors, le soleil faisait un bisou à la lune car ils s’étaient réconciliés après des siècles de persécution, le ciel était le Jacuzzi de Dieu qui prenait un bain en se frottant le dos avec une étoile de mer. Autant dire que les nuages était la mousse bien placée.

Au sol, qui était en réalité un xylophone géant qui faisait des sons à chaque pas, en fonction de l’inclinaison du pied et de la matière des semelles, les pavés s’éclairaient de temps à autre pour pallier au manque de lumière. Sachez que dans mes rêves, il peut faire beau et faire nuit en même temps.

Je participais au championnat du monde de poésie en SMS. Les participants étaient là, je dois dire que je ne me suis pas trop attardé sur eux après avoir salué Buzz L’Eclair que je n’avais pas vu depuis longtemps. Nous étions tous là, la sueur aux doigts, la langue qui nous grattaient les cheveux et les chaussures sur les oreilles pour ne pas être dérangés par le bruit. Le regard rivé sur nos téléphones (je partais avec un handicap, un vieux motorola au clavier physique avec aucun accès au web, ça ne peut pas rivaliser avec les technopilotiphones écran plasmaoïde à dérivation interstellaire,  avec rasoir intégré), nous réfléchissions à la poésie que nous écrivions.

Après une mûre réflexion sur « T9 or not T9 ? I don’t know, va voir ailleurs », j’ai pris un truc qui écrivait directement ce que je pensais. Ça n’avait pas de nom, mais un fil était branché dans ma narine. Je me suis lancé, effréné, épuisé, la tentacule entre les jambes, j’écrivais : « Lol ! Excité d’1 désire curieu, cet nui je lé vu arivé en c lieu xptdr ! De son imaj en v1 g voulu me distrair pouet LOL ». J’avais toutes mes chances.

C’est à ce moment là que la rivière a débordé, engloutissant tous les participants dans un tsunami géant sur lequel j’ai fait du surf. Inutile de dire que ce rêve fut totalement stupide, puisque, comme chacun le sait, je ne sais absolument pas surfer. Vraiment, n’importe quoi.

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• Lundi 08 mars 2010 à 21 h 05
Auteur : Araen

Ce matin, en me réveillant, j’ai étonnamment découvert la disparition de mon organe, celui qui était apparemment sensé se substituer à mon cerveau. Enfin, vous voyez, je vais pas vous faire un dessin. Ou alors filez moi des fusains et une bonne feuille, au moins du A3 parce que t’imagines quand même le truc. C’est un pic, un cap, que dis-je, un cap ! Une péninsule !

Je m’écarte. Mais je prend de la morphine, donc c’est beaucoup moins douloureux quand même. Je m’écarte encore. Sans doute résultat de ma transformation soudaine. Je le disais donc, ce matin, en me levant, j’avais les jambes plus douces, j’avais la poitrine gonflée (ça encombre d’ailleurs, je pouvais plus dormir sur le ventre sans me mettre à ∏/2 radians, soit 90° pour les plus jeunes néophytes qui ne savent même pas ce qu’est un cercle trigonométrique. Remarque, depuis ce matin, je sais plus non plus, donc je me tais). Et j’avais surtout la soudaine envie de faire chier mon monde.

J’étais devenu une femme (vous avez vu comme je suis macho, j’espère que la gente féminine me méprisera tiens, y’a rien qui m’excite plus que ça). J’étais de super bonne humeur, c’est pour ça que j’ai cassé trois bols et deux tasses à cause d’un con de torticolis qui m’empêchait de bailler un lundi matin. Une chance que je n’ai pas eu mes règles, je pense que l’immeuble se serait effondré. J’ai vite emprunté les chaussures de ma mère, je me suis rasé le maillot (toujours prête, on sait jamais, je suis une femme quand même), je me suis maquillée, j’ai barboté mes lèvres de rouge à lèvres, me foutant éperdument des bancs de baleines qui avaient donné leur vie pour que je puisse battre des cils et faire du gringue à mon prof de maths. Hihi.

Une fois badigeonnée de maquillage, si bien que mon visage aurait pu être pris avec le mime Marceau en activité… non, excusez-moi, ce n’est pas gentil pour le mime Marceau. Disons donc pour un clown quelconque (mais vraiment, no offense pour les clowns, sauf Ça peut-être, il m’a fait cauchemardé pendant des nuits quand j’étais petit(e ?) ). Chose plutôt angoissante que j’ai remarqué, après m’être affolée devant un bouton à la con que j’ai camouflé avec le pansement dont on arrête pas de voir la pub, vous savez, je me suis vite mise à faire une crise d’angoisse devant les kilos en trop que j’avais accumulés dans ma vie d’homme. J’hésitais à sortir l’huile, à me déshabiller et à m’en enduire pour me déplacer d’une pièce à l’autre.

On m’a dit que j’exagérai un peu. En tout cas, aujourd’hui, j’étais très fâchée. C’est ma fête, et tous les hommes ont été méchants avec moi. Ils ont pas arrêté de me dire que leur fête à eux c’était tous les autres jours. Ouin. Du coup, j’ai pleuré.

Mon Dieu, je suis peut-être enceinte ! Non, je vais devoir me faire avorter… Mais c’est au-dessus de mes forces ! Que faire ? Adieu, je m’exile en Corée du Nord.

PS : C’est marrant, depuis que je suis une femme, j’ai plus tendance à m’éparpiller. C’est drôle non ? En tout cas, Rob Pattinson est trop beau !

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• Mercredi 03 mars 2010 à 20 h 13
Auteur : Araen

On a osé dire que je plagiais, alors là, je plagie. Ou plutôt, je vous renvoie à des références. Tout ce qui ici sera dit ne sera pas de moi, tout sera pioché dans ma culture générale, et si vous retrouvez toutes les références, vous gagnerez peut-être un truc. Mais si vous trouvez tout, vous êtes sans aucun doute Dieu, donc bon. J’attends le procès de tous les auteurs concernés.

J’ai croisé la mort hier, elle était belle comme la femme d’une autre. Grande, le capuchon rabaissé sur ses croutes et le trou qui lui servait à offrir ses derniers baisers, la faux à la main fine. Je l’ai frôlée. Sensuel. Je ne sais pas si elle s’en remise. En tout cas, du bas de mon balcon, elle pouvait toujours tenter le « Roméo, mon beau Roméo », que je lui aurais craché au capuchon tiens !

Je lui ai simplement dis que ce n’était pas encore mon heure, que je n’étais pas dans le fleur d’un âge qui sent la chrysanthème, que l’amour que j’attendais n’était pas encore venu (Cupidon se conduit franchement en faux jeton, soit dit en passant). Puis je lui ai dit que je n’avais pas encore fait tout ce que j’avais à faire, que je n’avais pas totalement craché au visage de Sarkozy comme il est coutume de le faire, qu’elle devait au moins me laisser le temps de lui marcher dessus. Elle m’a demandé « Pourquoi ? », je lui ai répondu que ça portait chance apparemment. Du pied gauche surtout.

C’est à ce moment là qu’elle s’est coincé le talon dans la gouttière en tentant d’escalader le lierre frêle de ma façade décorée. Je crois que depuis ce moment là, en la voyant tituber et se plaindre sur le sort de son genou qu’elle avait écorché, je n’ai plus eu peur d’elle. Puis merde quoi, quand Line Renaud était jeune, la mère morte était pas encore malade, elle pourrait quand même revoir ses priorités (ou qu’elle s’occupe du voisin, puisque comme chacun le sait, un bon voisin est un voisin mort).

Finalement, décidé à aller jusqu’au bout, elle est montée à ma fenêtre, sans se coincer les doigts, et m’a dit « Bon tu te bouges, je voudrais pas te mettre dehors, mais c’est l’heure d’aller baiser ». J’espère au moins que je ferai un bon cadavre, et que je mettrai mon cercueil en valeur. Pourtant, je ne voulais pas répondre à la pelle du fossoyeur. Elle a quand même sorti son poignard, qui s’est mis à rougir. Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir, ni les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire accueillir la rosée où le matin va boire, le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Comme il le disait si bien (je vais vous dire qui non plus, vous êtes fous !), aujourd’hui on survit à tout, sauf à sa mort.

En sortant de ma chambre, la mort n’avait plus rien à désirer.

• Dimanche 28 février 2010 à 21 h 58
Auteur : Araen

Il se trouve que je vous avais déjà envoyé dans la tête mon aversion pour le matin, que ce soit un lundi ou pas. Même le dimanche je suis dans les vapes, c’est pour vous dire hein, je ne me ferai jamais à l’oppressante obligation inhérente à la condition de tout être, celle qui vous compresse sous le poids horrifiant d’une obscurité écrasant vos reins balafrés au-dessus des ressorts aiguisés d’un sommier fatigué par ces nuits agités aux cauchemars diluviens.

Mais j’ai l’impression de m’écarter du sujet, qui était le matin (rappelons-le) avant mes divagations schizophrènes (mais nous allons mieux). Bien. En temps normal, pour un matin ordinaire, je me lève, je te bouscule, tu ne te réveilles pas, comme d’habitude. Et comme t’as les cheveux gras, je passe quand même pas ma main dans tes cheveux.

En admettant que je me lève à 7h10, car je suis quand même une grosse feignasse (avouons-le), je prends 10 minutes pour boire mon café tout en sachant que si je dépasse ce temps, ça sera retranché du brossage de dents.

Au bout de tergiversations matinales plutôt épuisantes, il va sans dire que je retourne me coucher. Ou du moins, j’aimerais bien. Mais c’est là, après la dernière gorgée de café, qu’il faut aller s’habiller.

S’habiller le matin. Sérieux, dénoncez-vous. Tu mets ton pull de la veille, t’as une chaussette qui tombe d’une des manches parce-que, parce-que bon (d’ailleurs, il faudra que je change de machine à laver, l’actuelle à la fâcheuse manie de séparer les couples), de temps à autres t’as même un caleçon sale qui vient avec. Enfin, le gros truc bizarre qui te fait rire comme un vrai porc, parce-qu’à 7h30, on a dix minutes pour finir de se préparer et un sens de l’humour carrément altéré.

Je fais une ellipse sur la galère pour s’habiller, surtout pour les hommes (normaux, parce-que y’a les autres aussi…). Parce que la FEMME, elle, elle a ses habits repassés, pliés, posés sur l’étagère prévue à cet usage depuis le soir même, c’est presque si elle a pas un planning vestimentaire. Le mâle, lui, après s’être battu contre un cintre, s’empare d’une chemise (pas repassée, parce-que c’est super chiant à faire) et d’un pantalon. Pas assortis.

Le pantalon qui n’a pas encore l’ourlet. Le pantalon trop long, avec les grandes poches. Le pantalon neuf. La phobie du matin. Il est 7h35, vous partez habituellement à moins le quart, vous voulez mettre ce pantalon. Vous vous dites tant pis pour les dents, il vous reste des chewing-gum à la chlorophile ; vous tentez de faire l’ourlet. Tout d’abord, parce-que vous êtes pressé, vous cherchez une agrafeuse, qui est la machine à ourlet par excellence. Vous en avez pas, et là survint le drame : vous sortez le scotch.

C’est le matin, il est 7h42, et vous avez sorti du scotch pour faire l’ourlet. DU SCOTCH POUR FAIRE UN OURLET ! Le scotch ne marche pas dans la conception des ourlets, sachez-le, ou alors faut avoir une putain de technique. Le scotch ne tient pas sur le tissu, ça remonte, ça se colle sur les doigts et on se retrouve à devoir attendre que quelqu’un vienne nous délivrer.

Tout les matins, on part avec ce con d’ourlet naturel, l’ourlet qui angoisse, qui se défait toujours. Mais on a toujours nos chewing-gums, dédramatisons.

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• Dimanche 21 février 2010 à 13 h 27
Auteur : Araen

On le sait, pour avoir des rapports, faut mettre la capote, sinon c’est pas bien. Je vais pas vous faire un article de 500 mots pour vous le rappeler. Non, mais je suis tombé sur une vidéo magnifiquement drôle et bien réalisée, un vrai plaisir à regarder. Si vous avez une minute et quelque, prenez-là et rigolez un bon coup, tout en gardant à l’esprit qu’il a, encore aujourd’hui, des gens qui meurent du virus du Sida.

Campagne de Pub AIDES

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