• Vendredi 31 décembre 2010 à 14 h 09
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Ce billet a été écrit par Andrei Vladinski, un fugitif de la CIA activement recherché par les forces de polices et Interpol, qui a étonnamment la même façon d’écrire que moi. Enjoy.

2011 se rapproche à grand pas, les repas de Noël commencent à peine à s’estomper (alors que la graisse accumulée, elle, subsiste encore) qu’il faut déjà se préparer à remettre ça. Or, pour Noël, c’était chez vous (ou chez la famille vas-y, c’est pareil wala), donc à la limite, si vous êtes mal habillés, on s’en farcit la dinde avec une babouche.

Mais non, le réveillon du jour de l’an, c’est pas pareil. Admettons que vous ayez des amis (ce qui, je l’admet, est peu probable si vous traînez ici, mais pourquoi pas, il faut faire un effort d’imagination), donc admettons. Ainsi, vous ne passerez sans doute pas votre réveillon avec, au choix, Patrick Sébastien sur la 2 ou Arthur sur la 1, tous deux grands humoristes qui, finalement, donnent envie de vivre la nouvelle année. Si jamais tel était le cas, vous avez des amis de merde.

Donc, le réveillon du jour de l’an, avec vos amis hypothétiques. Bien sûr, tout ce billet est hypothétique, il ne s’inspire absolument d’une histoire réelle qui est arrivée quelque part dans le sud de la France, entre 17h et 18h, le 30 Décembre 2010. Pas du tout. Donc let’s start the imagination.

Vous êtes un homme bien, poli, trois lustres passés et souffrez des affres de la jeunesse, certes, mais vous vous consolez par le souvenir délicat de ce détacheur d’antivol (que vous avez payé une fortune, certes, mais vous pensiez qu’il serait amorti très vite), posé sur votre bureau. Aujourd’hui, il ne sert que comme super-aimant, mais c’est rigolo. Donc, ce fameux 30 Décembre, le réveillon se rapproche, et vous n’avez pas de pantalon. Ceci sera mon MacGuffin. Vous n’avez pas de pantalon, mais vous avez des chemises. Donc vous partez, à quelques kilomètres de là, au premier grand magasin de vêtements à côté.

Oh putain, si tu avais su. Donc déjà, tu passes une bonne plombe à essayer 36 trucs, comme tu as bien l’intention de pas trop payer, tu prends tout en double exemplaire au cas où un vigile verrait que tu ressors pas avec le même nombre d’article de la cabine d’essayage et que ton sac à anormalement enflé. Puis y’a toujours les problèmes de tailles, tout ce que ce génie d’Araen a en fait consigné dans son petit lexique des soldes estivales (sauf que ce n’est pas les soldes, et que c’est pas estival, mais cela s’en rapproche fortement).

Interlude : je viens de faire une bulle avec mon nez, magnifique. J’aurais dû prendre une photo.

Bref, la cabine d’essayage se remplit d’habits, vous savez plus où cacher les antivols (PS : Si vous voulez achetez mon détacheur, je vous fais un prix), c’est jamais les bonnes tailles, soit tu nages, soit t’es en mode slim de la chemise. Enfin, toute la galère du commerce originel avec les inconvénients du malfrat en plus. Mais admettons, toujours hypothétiquement hé ho !, que vous avez réussi à mettre deux pantalons plutôt sympa dans votre sac, que vous avez une chemise parce qu’il faut bien acheter quelque chose. Vous allez tout reposer dans les rayons, et hop, on se dirige vers la caisse.

Tu la vois venir là, la chute ?

Caissière très sympathique avec ses dents de castor néanmoins. On paye la chemise, on se dit que quand même on va peut être contourner le portique, elle regarde pas et au moins on prend pas de risque. Mais non, on est sûr de soi, dans ce magasin de merde, y’a pas de puces en plus des antivols, NON Y’A PAS OUAIS OUAIS.

Tu passes.

TUT TUT TUT TUT TUT TUT avec des lumières qui clignotent, limite y’a une cage qui te tombe dessus, des snipers qui sortent des murs et des hélicoptères qui sortent de tu sais pas où et d’où des hommes en noir t’hurlent dans un mégaphone « Lâchez votre sac ! ». Heureusement que ça s’est pas passé comme ça. Mais analysons la première seconde après laquelle ça sonne.

Petit un : Putain, je vais finir en prison. Remarque, ça peut être un avantage, je pourrais apprendre une jolie langue étrangère, perfectionner ma maîtrise des mathématiques, puis après tout, c’est la prison qui a cristallisé la légende Jean Genet.

Petit deux : Merde, si j’ai un casier, je serai jamais maître du monde. Et c’est pas parce qu’Hitler en avait un en Janvier 1933 que ça marchera aussi pour moi ; la situation était différente, puis je suis Russe.

Petit trois : Je suis beaucoup trop intelligent pour me faire pécho. Mode Jimmy Neutron : On. On se tapote vite fait les poches, mamamia, avec son sourire de dragueur et une folle décontraction, tu regardes la caissière et tu lui dis :

ANDREI : Mince, il me semble avoir oublié mon téléphone dans la cabine d’essayage. Tenez, récupérez le sac d’habits (NB : La chemise, toute seule, alors que tu as passé 2h dans le magasin) et vérifiez que vous avez bien tout désactivé.

Pendant ce temps, tu te diriges, hypothétiquement, vers la cabine, tu fais coucou à la petite fille avec son papa qui est là, tu rentres, tu refermes le rideau, tu sors les habits de ton sac, ultra-discrètement, tu ressors, tu refais coucou au papa qui te look bizarre, et tu reviens à la caisse.

Et tu passes.

Et t’as toujours pas de pantalon.

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3 Responses

  1. 1
    Prout 

    J’ai du entrevoir Patrick Sebastien entre 2 verres.
    Et non, j’ai pas d’amis

  2. 2
    Araen 

    C’est bien remarque de pas avoir d’amis.

  3. 3
    PankkypH 

    La bulle nasale m’a pris par surprise. :D

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