• Mercredi 08 avril 2009 à 21 h 05

Que se cache-t-il derrière ce titre étrange et mystérieux ? Tout simplement un nouveau type de menace sur Internet qui tend à se démocratiser de plus en plus.
Le scareware était à ses débuts seulement une image vive (ou un son) qui jaillissait sur votre écran pour vous faire sursauter. Apparu en 1991, le premier scareware se prénommait « NightMare« , mais n’était dangereux en rien : c’était juste une « blague » (de mauvais goût, peut-être, mais à l’époque, c’était fun) qui touchait les ordinateurs de la marque Amiga. Ce type de machines se faisant quasi-inexistantes dans les années qui suivirent, le scareware prit un chemin différent et bien plus inquiétant.
Prenant le plus souvent la forme d’une pop-up intempestive qui s’ouvre quand vous naviguez sur le net (63% des utilisateurs se laissent prendre), il vous annonce une quarantaine de virus en tout genre (spyware, malware, tupperware, suppositware) et vous annonce qu’il peut bien entendu tout régler si vous acheter le logiciel en question (40 $ pour Registry Cleaner XP).
Or, ces logiciels n’ont en aucune façon la bonté ou la prétention de désinfecter un ordinateur qui était sans nul doute en bonne santé, mais s’empare au contraire de données confidentielles (tout ce qui peut faire de partie de votre cyber vie, qui souvent rejoint la vie réelle).
Microsoft, qui était parti en croisade rappelons-le contre Registry Cleaner XP , a publié dans son rapport semestriel sur les menaces informatiques qu’en France 0.78% des ordinateurs étaient concernés par ce type de virus (la moyenne mondiale étant fixée à 0.86%), bien en dessous de la Russie ou de la Turquie par exemple.
Méfiez-vous donc des annonces affichant « Antivirus 2009« , « Malewarecore » ou bien « XPDefender« .
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