J’étais hier en sueur, nageant dans des draps confus ne sachant plus trouver leur place dans un lit douloureusement brûlant, quand m’est apparu aussi clair qu’un magma secondaire au niveau d’une dorsale océanique en activité le paradoxe que nous appellerons »de la passion estivale ».
Été, outre le participe passé du verbe être, est largement synonyme de passion(s) éphémère(s) consumée(s) (nous mettons des s car nous sommes optimistes. Oui, bah… on fait ce qu’on peut) sous les éclairs de la nuit enveloppée par les douces lumières de la lune glissant sur l’huile d’une mer qui offre ses zéphyrs à nos peaux en sueur.
Mais je m’écarte. Surtout intellectuellement. D’ailleurs, l’amour sur la plage, je suis désolé, mais c’est pas forcément cool. Pourquoi ? (Ceci est un interlude qui ne concerne pas vraiment l’article. Mais bon. Je fais ce que je veux.) D’une part, parce-que l’été à la plage ça veut surtout dire coups de soleil sur les cuisses, les mollets, le dos et la poitrine. Et le nez, le nez n’échappe jamais aux coups de soleil. Bref, autant dire que les embrassades poignantes se retrouvent compromises. Pis, en plus des coups de soleil se dessine l’énigmatique problème du sable qui se retrouve toujours dans les endroits qu’il ne faut pas. Alors bon, des allers-retours qui râpent, bof, puis les coups de genoux dans la nuit, les surprises des touristes qui marchent paresseusement sur la promenade et l’affreuse déception de ne pas avoir eu d’orgasme (si vous êtes une femme, un homme se débrouille toujours pour avoir un orgasme. Oui, nous sommes égoïstes, chacun sa merde) sont autant de facteurs qui participent plus ou moins à l’échec d’une relation.



