
Moi je m'en fous, j'ai pas de nombril.
Il semblerait que le monde entier soit nombriliste jusqu’à un certain point. Me faisait la réflexion, hier après-midi, une personne de mon entourage qui m’annonçait de but en blanc qu’Internet n’était qu’une immense imposture basée sur l’hypocrisie. J’ai ris, mais en fait je ne suis plus sûr d’avoir eu une réaction censée.
Avec l’avènement certain de Twitter (quand mon grand-père parle de quelque chose, alors les moindres recoins les plus malfamés d’une banlieue enflammée sont au courant de son existence), ce fameux égocentrisme s’est centralisé avec une force folle au sein d’une même communauté. Je dis ça en redondance par rapport aux centaines d’analyses twitteriennes qui flamboient sur la toile, mais je le dis en réponse à un tweet d‘Emmanuel Gadenne :
J’ai encore la faiblesse de penser que sur Twitter, j’ai la liberté de m’exprimer comme je veux, tu as celle de ne plus me follower
En soit, cela n’est qu’aussi extraordinaire que l’activation journalière du vaporisateur Brise touch & fresh de ma grand-mère. Mais moi, faible et avant-gardiste que je suis, j’ai la faiblesse de penser que Twitter ne fonctionne pas de cette façon.
En effet, je n’ai jamais réussi à considérer le service de micro-blogging comme l’imposition d’un dialogue de sourds où l’interaction se fait à sens unique (du coup c’est plus interaction, entendons-nous). Ce n’est pas une philosophie « Je dis ce que je veux, mes followers j’en strictement rien à péter, si t’es pas content, casse-toi pov’ con ©« . Enfin, je dis « ce n’est pas », mais peut-être que vous pensez différemment.
Mais dans un monde où TechCrunch nous fait très bien remarquer qu’un jour sans Twitter n’est pas un vrai jour, le tweet illustrant ma réflexion n’est pas permis, surtout quand on a un nombre de personnes qui nous suivent élevé (plus de 3600 en l’occurrence).
On ne twitte pas pour soi, dans ce cas on a un journal intime où l’on consigne sa journée et ses moments clés (« J’ai pris un café, idiot comme je suis j’ai mis du sel à la place du sucre »), ou au pire on poste sur VDM et on se fait modérer ensuite.
Quand une réflexion lancée dans les réseaux tritureux de la twittosphère met en avant le dérangement occasionné par certains tweet, et donc chez la multitude de followers concernés, se fait accueillir par un balayement du revers de la main, l’intérêt de Twitter est largement remis en cause par ce comportement qui tend à se généraliser.
Quand je parle de moi sur Twitter, c’est pour rire où parce-que voilà, ça détend et c’est fun, sinon je partage et j’attends des retours. Critiques ou non.
Et vous, qu’en pensez-vous ?