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• Vendredi 02 septembre 2011 à 11 h 56
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En fait, ceci est peut-être un article. Tout dépendra de la tournure que prendront les choses au fur et à mesure que là, assis comme un imbécile devant mon laptop, je vois clignoter dans ma tête les lumières de l’inspiration. Parfait.

Depuis quelques temps, je note dans mon téléphone des idées qui me viennent pour ne pas les oublier, qu’elles soient drôles, philosophiques, littéraires ou sans intérêt. C’est, disons, dans la possibilité d’une éventuelle ré-utilisation, sur ce blog ou quand j’irai chez Ruquier et que je battrai le record de Tsamère (qui a vraiment choisi un pseudo… peu importe, vous avez raison). Le truc c’est que souvent, quand ces idées me viennent, je suis peu en position de rédiger quelque chose de conséquent. Entendez que ça m’arrive quand je suis en train de m’endormir et que la dernière chose que j’ai envie de faire c’est de pondre cinquante mille mots sur mon clavier de téléphone. J’ai commencé à écrire donc sur mon mur, mais APPAREMMENT, il faut pas. C’est ma mère qui le dit. Elle a peut-être raison. Et en plus, cette méthode a un problème : il faut un crayon. Et tous mes crayons ne cessent de disparaître. Et va trouver un crayon dans le noir, quand tu t’endors, sans allumer la lumière.

Mais comme je vous aime et que je veux partager avec vous mes idées subtiles et pleines de joies, je note sur mon téléphone même quand c’est l’heure de dormir. Ou quand je suis en train de courir, poursuivi par des gobelins, ou quand je chevauche un dragon. Je fais pas un dessin, vous comprenez le topo.

Et finalement, vous allez me dire : Pourquoi n’a-t-il toujours pas énoncé la moindre idée ? Tout simplement parce qu’elles sont trop bien pour que je les partage. Non, je plaisante. Mais il fallait cette introduction pour bien comprendre le contexte. Ainsi, hier, en les relisant tranquillement pour passer le temps, je suis tombé là-dessus :

Exploitation homme jambon

Ça, c’est moi qui l’ai écrit. Mais alors, va deviner ce que je voulais dire… C’est comme ça, sur fond jaune et entre des rayures marrons pour les lignes (mon logiciel de notes pour Androïd est très sophistiqué). Peut-être simplement que l’homme est un jambon, dans sa perspective d’exploitation ? Non, sans doute pas. Je sais pas pourquoi, mais je sens que ça a un rapport avec le musulman moyen. Ça me ressemble bien. On a déjà l’idée pour le jambon. Cherchons pour Exploitation homme maintenant.

Ces mots sont-ils des entités disparates, sans rapport les unes avec les autres ? Ou bien faut-il les relier ensemble de la manière suivante par exemple : « Exploitation (de l’) homme » – « par le jambon ? ». Ou alors « Exploitation » – « (de l’) homme jambon » ? Mais que pourrait bien être un homme jambon ? Une métaphore de l’inconscient ou de la décadence humaine ? L’homme est-il en train de devenir un porc, exploité par les multinationales et la Chine ? Probablement pas.

Alors que peut bien signifier ce « Exploitation homme jambon » ? Voilà maintenant trois jours et trois nuits que j’erre dans des dédales sans fin, couverts de suie et de sang caillé sur le sol sans trouver la moindre solution. Comme une âme en peine, le dos courbé, j’avance sans savoir où je vais, n’attendant que de tomber sur un Minotaure qui me dévorera ou sur une Ariane qui par ses magies vénusiennes me fera oublier cette étrange interrogation qui s’offre à moi dans sa robe d’épines pointurlututu.

Exploitation homme jambon

En gros, on voit mieux. Ce serait quelque chose comme :

« Aujourd’hui, c’est le début du Ramadan. Mahmoud, jeune garçon issue d’une famille bourgeoise du XVIe arrondissement de Paris, enfile son costume trois pièces, sa cravate, et pose sur sa tête un chapeau léger pour protéger son front délicatement basané de la trop vive lumière du soleil. Dehors, les oiseaux chantent et on égorge des cochons pour en faire du jambon. Cette seule perspective suffit à Mahmoud pour vomir sur le carrelage le caviar de la veille, avec les truffes confites. « — Anita, cria Mahmoud, Anita, venez par ici ! Anita, mettez-moi donc ceci au frais pour ce soir je vous prie, dit-il en pointant du doigt les mets succulents à peine entamés par les sucs gastriques. — Ce sera tout Monsieur ? — Cessez de m’exploiter, Anita ! Je ne suis pas un cochon ! — Mais Monsieur… — Vous êtes renvoyée Anita, vous n’aviez qu’à pas être portugaise ! ». Peut-être était-ce que j’avais en tête. Même si cela est peu probable et n’a aucun sens.

Diantre, qu’est-ce que « Exploitation homme jambon » peut bien vouloir dire ? J’offre un joker dédicacé à celui qui me donnera la meilleure idée.