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• Mercredi 06 mai 2009 à 21 h 35
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(Voir premier jourdeuxième jour, troisième jour, quatrième jour)

« Dieu dit : Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l’étendue du ciel. Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce ; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le cinquième jour.

Dans le royaume onirique, elle dansait dans un cercle de lumière, pieds nus et gorge déployée. Sa disparition n’empêcha pas la vie de reprendre son cours et les combats de continuer. L’épidémie américaine qui avait touchée quelques personnes en France s’était propagée à cause des conditions sanitaires dont je parlais récemment. Les taux de décès dans les hôpitaux insalubres explosaient, les malades aussi. Le virus H1N1 avait muté en une nouvelle souche totalement différente qui faisait exploser les cellules du corps à une vitesse incroyable. Il suffisait de quelques heures pour que des pustules aient envahi l’épiderme du malade et pour que s’ensuive la mort de ce dernier.

Se propageant par un contact, les malades survivant furent mis-en-quarantaine, où ils prirent des traitements qui les maintenaient en vie dans un état de demie-somnolence, entre la vie et la mort. La situation était telle depuis quelques semaines, si bien qu’on avait commencé à l’oublier de part une baisse considérable de la population contaminée. Mais aujourd’hui j’en reparle, et j’ai peur.

J’ai bien pensé à aller rejoindre Julie, quitter une bataille que je croyais perdue quand l’espoir m’avait quitté. Mais le temps ne s’offrait pas à moi et je n’avais même pas le loisir de pleurer sa mort. Non, il nous fallait nous isoler. J’étais sorti hors de Berlin avec 4 autres personnes, afin de ne pas être trop exposé. Nous étions dans une sorte de grange abandonnée, seuls avec les quelques provisions en boites que l’on avait apportées avec nous.

Ce sont les poissons qui ont commencé à être contaminés. Des pêcheurs avaient attrapé dans leurs filets des centaines d’espèces présentant des sortes de protubérances sous les écailles luisantes. Tout le résultat de la pêche fut jeté, une semaine plus tard tout l’équipage (trois hommes et une femme d’une quarantaine d’années) était décédé. Ils avaient été trouvés séparément, présentant les mêmes caractéristiques que les malades atteints par le virus. Cela s’était passé il y a environ une semaine, les journaux avaient relayés l’information, déclenchant une vague de panique au sein de l’Allemagne qui s’était rapidement apaisée.

Puis fleurirent comme des roses au printemps les nouveaux cas, en France, en Italie, en Grèce, puis en Angleterre, au Danemark, et aux Etats-Unis. Les poissons ne connaissent de frontières que les océans. Et quand les oiseaux s’y mirent, lâchant des fientes toxiques sur un peuple qui était décimé, je pense que nous avons tous compris que c’était fini. Qui s’en sortirait ? Entre une guerre qui n’avait d’ampleur égale que la seconde guerre mondiale et une pandémie comparable à la peste noire, que pouvons-nous faire ? Ce matin, les combats cessèrent, une trêve fut instaurée entre pays afin de résoudre au préalable ce problème plus important alors.

Il y eut un soir, il y eut un matin, les animaux que Dieu avait vus bons étaient en train de détruire les Hommes. Ce fut le cinquième jour. »

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• Mardi 05 mai 2009 à 22 h 32
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(Voir premier jourdeuxième jour, troisième jour)

« Julie était vraiment jolie. Dommage que je n’eus pu qu’apposer sur ses lèvres un seul baiser, l’unique, l’ultime car le dernier. Nous étions sorti ce matin pour boire un café par cette journée particulièrement calme. Pas de bruit d’explosions ou autres coups de feu, juste le calme, quelques oiseaux cachés dans les branches d’un marronnier, et nous deux assis sur des chaises en fer forgé.

Nous avions roulé la nuit entière pour arriver à Berlin dès l’aube. Les détours furent nombreux avant de sortir du territoire, la circulation se fluidifiant dès notre arrivée en Allemagne. J’avais alors oublié le délicieux vernis d’une vie sans écorchures. Mon Dieu, les bruits urbains courants de Berlin au petit matin me semblait bien flous et tendres par rapport à l’actuel quotidien français. L’air était frais, la fraicheur était pure. J’ai revu le soleil se lever ce matin.

Nous discutions, insouciants. Je regardais le vert de ses yeux et la pulpe de ses lèvres, elle regardait en l’air un nuage de mousse. J’étais apaisé par ces quelques cirrus qui y trainaient, comme si un peintre avait commencé une toile et l’avait laissée inachevée, ne trouvant plus le courage ni la force de continuer à peindre. Puis des petits points au loin étaient apparus. Un vol d’oiseaux sans doute. Et puis les points grossirent, un bourdonnement se fit remarquer. Et des sortes d’obus furent lâchés dans la ville. Les oiseaux s’envolèrent dans un battements d’ailes, la terre se mit à trembler sous mes pieds.

Nous nous sommes levés, bien que mes souvenirs soient flous. Peut-être avions-nous couru, peut-être nous étions nous cachés, je ne sais pas, je lui tenais la main. Emportée par la panique, elle s’éloigna de moi, juste assez pour que sa tête explose, et avec elle une dizaine de personnes. J’ai eu le temps de voir cette fumée noire qui courait derrière l’obus, d’entendre ce sifflement de flèche qui transperce l’air, de voir la tête du missile éclater sur le sol. Le feu s’envola au-dessus de moi, déjà la première larme perlait sur ma joue rugueuse. Des volutes de flammes, une chaleur caressante, une beauté terrible qui l’avait conduite à sa perte. La cuillère que je tenais dans ma main tomba par terre. Je n’entendis même pas le choc entre l’inox et le goudron.

Tout autour de moi sifflaient les balles d’argent, les missiles. J’étais immobile, mes yeux n’avaient pas bougé et regardaient encore cette bulle qui rétrécissait comme un poumon se consume. J’avais perdu mon âme, j’avais perdu mon cœur.

Le feu cessa, je fus seul encore debout. Les gens étaient agenouillés contre des voitures, d’autres protégeaient leur tête de leur bras fragiles. J’avais envie de courir, de partir, de pleurer, de mourir aussi. Je me serai envolé dans les cieux pour récupérer son esprit encore bouillant, j’aurais plongé dans la terre pour extirper de l’enfer sa blonde chevelure.

Je n’eus pas le temps de la pleurer, de m’asseoir à terre à côté de ce qu’il restait d’elle. Tout s’était passé en quelques secondes, je me mis à courir, loin, dans les rues de Berlin. Arrivé à l’hôtel, je repartis pour le quartier général qui se trouvait dans une pièce aménagée spécialement au-dessus d’un pub. Elle accueillait facilement plusieurs centaines de personnes. Les nouvelles allaient bon train, ça parlait, ça s’offusquait, ça s’indignait. Un téléphone sonna et un voix s’éleva plus tard en criant « L’Angleterre a riposté, Paris attaqué, la tour Eiffel renversée, le Sacré-Coeur détruit ». Quoi ? Quoi…

Il sembla que la Russie allait porter main forte à la France, pour une raison obscure que nos spécialistes décrirent comme une prévision des révoltes populaires, ne voulant pas subir à nouveau la crise de 1918 à 1921, et par la même occasion l’apaisement du peuple de part une prise de position. Les alliances se créaient à nouveau. Mais nous étions là pour les affronter.

Le ciel était sans étoile cette nuit. Ce fut le quatrième jour. »

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• Lundi 04 mai 2009 à 18 h 46
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(Voir premier jour, deuxième jour)

« Peut-être pour m’asseoir sur un banc, lever la tête et entendre craquer mon cou pour regarder dans un déchirement ce ciel qui n’était plus que le substitut d’un souvenir passé. Peut-être que des milliers de notes de musiques s’envoleraient dans l’espace, faisant rire les oiseaux qui, de leur chant caressant mes épaules, répondraient en riant puis partiraient vers un arbre au loin pour se cacher dans son feuillage. Peut-être marcher dans la terre, sentir l’eau fraiche rafraichir nos pores, pouvoir sentir la force d’un vent qui nous transperce de ses mille et une lames. Pour rattraper à chaque instant les larmes du temps qui s’échappent, qui se subliment dans un éclat cristalin.

Je n’avais pas dormi. Peut-être parce-que j’avais trop chaud ou parce-que mon traversin était trop dur, peut-être à cause des litres de café ingurgités la veille, peut-être à cause des idées noires qui remuaient mon intellect. Peut-être parce-que j’avais seulement honte.

Les informations s’étaient précisées. Paris avait demandé à Londres de leur porter main-forte pour calmer la situation. Le premier ministre avait répondu que les affaires internes de notre pays ne concernaient en aucun cas le reste de l’Europe. Cela avait déclenché des tensions, le Royaume-Uni étant forcé de prendre une position sous peine d’attaques françaises sur son territoire. Ne violant pas une neutralité que lui était chère, l’île royale s’était ainsi faite agresser par des sous-marins français. La tentative fut très vite repérée, la bataille eut lieu dans le milieu aquatique. L’issue fut fatale pour la marine gouvernementale française. Et la guerre était désormais officielle.

Au XIe siècle, les Turcs interdirent l’entrée de Jérusalem aux Chrétiens. En réponse, le pape Urbain II organisa la première croisade, dans un but de reconquête. Mais pillant les villes, tuant les femmes et les enfants, les chevaliers du Pape furent très vite considérés comme des Barbares, si bien qu’ils se feront exterminer en Nicée. Seuls 3 000 des 25 000 hommes s’en sortirent et purent regagner le territoire Byzantin.

Et je ne puis m’empêcher de penser, au fil des mots et des phrases qui serpentent sur mes feuilles, à cette histoire. La France était les Barbares qui avaient pourtant comme but d’apporter de la lumière et de rectifier une injustice passée. Peut-être que les pays se plieraient dans un premier temps, mais très vite nous risquions l’extermination, tout comme les chevaliers d’Urbain II.

Plus rien ne serait jamais comme avant. Si la jeunesse dorée gagnait ce combat, l’intérêt collectif ou cette conscience primaire qualificative de notre espèce n’existeraient plus. Si les révolutionnaires l’emportaient, cela changerait-il radicalement ? Je voulais y croire, peut-être. Nous étions à la veille de quelque chose de grand. De terrible dans tous les cas.

J’avais rencontré Julie au journal. Je croisais son sourire furtif et ses centaines de boucles qui tombaient sur ses épaules. Elle avait été une des première personne à se liguer contre la loi appelée hadopi (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet), marquant l’esprit des initiés comme la première dévience grave de nos dirigeants.

Cette après-midi d’été ne laissait pas transpercer les rayons du soleil, le ciel était d’un gris artificiel. A la nuit tombée, l’Italie avait déclenchée la guerre à la jeunesse dorée. Les révolutionnaires étaient conviés à partir à Berlin et à Rome, sans doute les conservateurs s’exileront en France.

Le troisième jour marqua l’organisation complète des affrontements qui allaient désormais se livrer ici. »

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• Dimanche 03 mai 2009 à 14 h 56
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(Voir premier jour)

« Je ne savais plus très bien ce qu’il pouvait advenir désormais. Après la démission de la plupart des membres du gouvernement, causées par des menaces, il semblerait qu’il n’y ait plus aucune puissance politique dans le pays. Il me semble que dans l’histoire de l’humanité, jamais tel scénario ne s’était produit. Le début de guerre civile qui opposait les membres de la jeunesse dorée au mouvement révolutionnaire (il semblerait que ce titre soit devenu officiel) ne s’était pas modifié, même après que cette dernière se soit propagée dans toute l’Europe Occidentale comme une trainée de poudre.

Ce n’était plus un affrontement pays contre pays, les frontières n’existaient plus. C’était des idées contre d’autres idées. La Suisse perdit sa neutralité et l’Allemagne fut la première puissance à fournir un chef d’Etat aux révolutionnaires. Les organismes que l’on croyait soudés volèrent très vite en éclats ; l’armée et la marine mettaient sur un pied d’égalité les batailles qui se livrèrent dès lors. La guerre avait commencé pour une raison encore bien moindre que l’invasion de la Pologne par Hitler.

Chaque groupe comportait son lot de génies, eux-mêmes qui dirigeaient l’Europe entière dès lors. Je fus ce matin contraint de partir. Le soleil n’était pas encore levé et je n’avais pas eu le temps de regarder les roses se désécher, seul un foulard de glace courait sur l’hozizon dentelée.

Je n’avais sur moi que les vêtements de la veille, deux ou trois vieux biscuits dans une poche. Quelques heures plus tard, après quelques kilomètres de route, je me retrouvais avec une centaine de personnes dans les locaux du « Scary Journal », le plus influent des journaux révolutionnaires. Les articles étaient distribués à ces seuls membres. Critique d’un régime et mise en place d’attaques stratégiques, le Scary Journal se définissait de cette manière.

Peut-être est-il utile que je consigne sur ces pages blanches les difficultés naissantes. Les transports se faisaient difficilement, les trains ne partaient presque plus et les voies ferrées étaient sabottées, les lignes de métro étaient bloqués, quelques avions subsistaient encore dans les airs et la quasi-totalité des routes étaient interdites par des barricades et des barrières de fer. Ce n’était plus qu’un vent de ténèbres qui passaient, la vie se zombifiait jour après jour, les nuages de poussières obscurcirsaient le soleil qui en devenait d’une paleur mortuaire. Puis ce fut la pénurie ; les magasins se vidaient sans être réapprovisionnés, fermant les uns après les autres. Les gens avaient bien trop peur pour continuer à vivre exposés. Il devenait courant désormais que, derrière une voiture renversée dont la carosserie était aussi froissée qu’une feuille de brouillon, l’on trouve un sans abri sans vie, le regard vague ou les paupières closes, le manteau resserré sur le torse. Le marché noir avait connu une augmentation bien plus importante que le nombre d’utilisateurs de Facebook l’année dernière, créant de cette façon une troisième catégories de personnes neutres qui organisaient les transactions.

J’écrivais, frappant les touches et écoutant leur ronronnement sous mes doigts quand la nouvelle tomba comme un masque de plomb sur nos visages. Une bataille sous-marine s’était livrée dans la Manche entre la Grande-Bretagne et la France. Selon les sources, la France aurait provoqué Londres en lui reprochant son manque d’implication. La une du journal de ce soir était intulée « La France sera-t-elle le déclencheur de la troisième guerre mondiale ? ».

Le soleil se couchant était toujours bleu.

C’était le deuxième jour. »

• Samedi 02 mai 2009 à 14 h 41
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« Assis sur la fenêtre de mon HLM miteux, je ne pouvais qu’au loin contempler un coucher de soleil bleuté, dont la beauté était inversement proportionnel à la gravité de son existence. Une centrale avait explosé en Allemagne, vers Stuttgart, libérant vers le ciel un léger voile azuré.

Je respirais par cette soirée un air encore chargé de lourdes vapeurs, tout en me demandant comment le monde avait pu en arriver à un tel point. Si je me souviens bien, il me semble apercevoir le début avec le vote d’une loi obscurantiste qui avait déclenchée quelques tensions au sein de l’Internet français. Paris s’était embrumé de fumigènes odorants, dans toute la France éclataient ici et là des manifestations désorganisées pour montrer un désaccord avec le gouvernement. Les semaines passaient, des leaders se plaçaient à la tête du mouvement qui était désormais révolutionnaire. Alors que du sixième étage de mon immeuble tout avait toujours été calme dans la ville au pied de la coline, j’entendais de plus en plus souvent des cris ou des bris de verre, je voyais des flammes qui léchaient des vitrines et allumaient la nuit.

Les leaders se distinguèrent de par leur esprit synthétique, et c’est avec une organisation totale que le groupe qui passait inaperçu devint une des plus grosses manifestations de notre époque. Le mécontentement du peuple ressortait enfin, ce peuple tout entier ignorait ce contre quoi quoi il se battait, mais il se battait.

Puis se distinguèrent les personnes pro-gouvernementales, détachant la population en deux parties qui semblaient aussi puissantes l’une que l’autre. Elles se firent appelées la jeunesse dorée. Des journaux indépendants apparurent très vite en réponse à une propagande stakhanoviste stalinienne. Chacun préchant pour sa propre paroisse, tout le monde était désormais contraint d’appartenir à un groupe. J’avais en effet une fois aperçu un jeune, la chemise propre et les cheveux bien peignés, marchant dans la rue la tête baissée, se faire accoster par un groupe aux t-shirts sales et aux chaussures crasseuses. Ils prononcèrent d’une voix glaciale « Est-ce que tu as choisi ? ». J’en déduisais que ce n’était pas la première fois que le jeune garçon, dont les seize ans superbes florrissaient, se faisait arrêter par ces personnes. Il balbutia quelque chose que je n’entendis pas, la réaction du plus grand ne se fit pas attendre. Il leva son poing et l’abbatit sur sa temps, lui fila un coup de genou dans le ventre, profitant de sa mise à terre pour le ruer de coups de pieds avec ses amis. Je ne sus jamais de quel camps les agresseurs vantaient les louanges et ce qu’il était advenu de leur tête de turc.

Le pays se retrouva mis sans dessus-dessous, et ce pour une malheureuse loi mal pensée. Les rues étaient toutes jonchées de verre, les vitrines étaient cassées, les fleurs étaient fânées et les arbres déracinés. Subsistait en ville ces groupes qui, jours après jours, perdaient un plus de crédibilité.

La presse internationale eut très vite vent de la situation française, relayant les images les plus terribles aux journaux télévisés du soir. La radio se mobilisa, l’internet se mobilisa. Les gros titres provocaient : « La liberté française est mise à mal ! », « Une guerre civile fait rage au sein du peuple français ! », « La première révolution sur le net qui prend forme dans la réalité ! ». S’ils avaient su… Ce fut au tour du peuple germanique de se révolter. Un envie de liberté, de casser cet étau qui les emprisonnait chaque jour un peu plus. Ce fut l’envie qui les poussa à déclencher une révolte pour un motif dont l’intérêt m’échappe encore. De même que la France avait inspiré avec le modèle de l’absolutisme, elle avait inspiré avec un mouvement terrible de fraîcheur destructrice.

C’est aujourd’hui le premier jour. »

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