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• Mardi 12 janvier 2010 à 18 h 05
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Les gens biens, honnêtes, fervents patriotes et bons samaritains, puis tous ceux qui ne rassemblent aucune de ces caractéristiques car je n’ai rien contre les arabes, ont leurs habitudes bien ancrées et leur routine tracée au bâton dans la neige d’un parc immaculé. Cette routine éternelle qui vous fait vous rendre dans le même Casino tous les trois soirs pour vous acheter un paquet de chips, cette routine qui vous pousse à toujours emprunter le même chemin pour vous rendre au boulot alors que vous savez qu’il est plus long mais que vous ne croiserez personne, bref, la routine.

Cette routine, souvent, peut être mise à mal par des envies fugaces et inattendues qui vous prennent au ventre et vous poussent à désirer l’indésirable. Cette mésaventure désagréable source de conflits et de « putain de merde, comment je vais faire ».

Pour bien me faire comprendre, j’ai envie depuis quelques jours de lire Jean Genet. Non seulement parce-qu’il semblerait se distinguer dans une écriture riche et raffinée qu’il mêlerait à des récits poignants et au caractère peut-être trop réaliste. En gros, il a été censuré de nombreuses fois pour ses narrations se perdant dans le sein de l’érotisme, et ça, ça me plait. Mais comprenez que ce n’est pas la même censure que pour Les Fleurs du Mal de Baudelaire (là c’est une censure qui contribue au succès du truc), là c’est de la censure qui te fout la honte même si c’est plus censuré aujourd’hui.

J’ai toujours été attiré par l’interdit, là je l’étais par Jean Genet qui est un personnage fascinant. Pour les plus littéraires de tous, je comptais bien me procurer un exemplaire de Querelle de Brest et de Notre-Dame-des-Fleurs. Maintenant que c’est dit, passons.

Mais drame, malheur, la honte m’envahit, un libraire connait FORCEMENT ces ouvrages et ne vous regardera plus JAMAIS comme avant. N’ayant que deux librairies dans ma ville de misère, j’ai déserté celle qui, usuellement, me voit faire mes achats pour celle se situant au bout de la ville. Pourtant, curieuse chose, le malaise ne disparait pas.

De ce fait, je suis allé avec un ami dans la librairie, et une fois dedans, je lui ai dit : « Ecoute. Je te fais cadeau de deux heures d’explications de mathématiques (ndlr : Oui, je donne des cours de maths à mes amis contre une rémunération et je vous emmerde parce-que c’est pas ça qui me fait vivre, ça paye les chips que j’achète tous les trois soirs) si tu commandes les bouquins à ton nom et que tu repasses avec moi les chercher. »

Tout ça pour dire que ces moments où vous avez besoin (plus qu’envie) d’aller acheter de la crème contre les hémorroïdes (je ne parle pas de mon cas personnel, faut pas déconner) à la pharmacie, du produit anti points noirs dans votre supérette, des préservatifs dans un distributeur à quatre du matin par une nuit tempétueuse sont de ceux que l’ont souhaitent éviter. C’est pourquoi il est toujours bien d’avoir des amis ou des magasins de secours, ces fameux « magasins de la honte ».

Après ce stratagème de la honte, je vous apprendrai la semaine prochaine à demander une augmentation tout en ne séquestrant pas votre patron.

• Vendredi 08 janvier 2010 à 11 h 44
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La neige, c’est tellement beau quand on est chez soi, à tranquillement regarder les frais flocons tomber avec monotonie sur le capot de voitures sales. On écoute le silence et on sourit un peu. En virevoltant, les cristaux se posent sur le sol sans que personne n’ai encore laissé ses empreintes de pas dans le manteau immaculé de la nuit qui tombe.

Avant d'aller se coucher.

Avant d'aller se coucher.

Le matin arrivant, vous douces pupilles s’ouvrent, et là, vision apocalyptique. La neige a fondu sur la route, formant une sorte de boue épaisse qui ressemble à du Mr Freeze saveur coca délavé qu’on aurait écrasé pour en extirper le jus (arrêtez, on a tous fait ça, écraser la glace pour que ça fonde plus vite). Les marques de chaussures ont brisé la beauté d’un trottoir recouvert de poudreuse, et alors que vous contemplez les fils électriques qui font tomber la fine couche qui s’était déposée sur eux, vous songez qu’il est peut-être temps de partir.

Après la folle joie de penser sortir par ce temps merveilleux (rappelons qu’il y a 10 cm de neige par terre, que j’habite en ville et qu’il pleut des cordes), je met mon plan à exécution. Avec des chaussures en toile. Bon. Oui, certes, les chaussures en toile, c’est pas ce qu’il peut y avoir de plus JUDICIEUX.

Passant le pas de ma porte, j’entends très vite les gouttelettes (qui sont presque des crachats à ce stade là) tomber sur mon parapluie bleu et blanc. Je commence à marcher (c’est à ce moment que je me rends compte que les chaussures en toile c’était pas judicieux), j’essaie d’esquiver des flaques qui font à peu près la longueur de la rue (la neige bloque les bouches d’égout) et je me rends compte d’une vérité ontologique ; quand il y a de la neige (et de la pluie), premièrement les humains sont très « un pour un, chacun pour soi ». Si t’as une fine tranche d’allée sèche, sans rien dessus, où tu peux passer pour t’accorder un moment de répit, même si tu vois arriver une veille femme enceinte en fauteuil roulant à qui il manque une jambe et qui a un oeil de verre, tu te dira « Qu’est ce que je fais ? Je la laisse passer ? Non, je vais me coller un peu contre le mur, je pense qu’elle aura assez de place ».

Deuxièmement, dans l’éventualité où cette putain de tranche sèche nous aurait été piqué par un culturiste, on a tous l’air de gros cons. On fait des grands pas pour avoir à toucher le moins possible la dangereuse chaussée, on glisse, on se rattrape et on est fier, on est glisse, et sliiiip. Pendant ce temps, votre parapluie s’envole, vous sentez plus vos orteils qui sont sûrement déjà gelés (je vous jure que l’espace d’un moment, je me suis psychologiquement préparé à me les faire amputer), vous tentez de gérer la situation style « Ouais, mais c’était fait exprès, t’as pas vu connard ? ».

Après un quart d’heure de pérégrinations dans une ville déserte que n’habitent que le froid, la neige, la boue, la pluie et les flaques à 0°C au lieu des cinq minutes habituelles, vous arrivez devant votre point d’arrivée. Il n’y a personne, le lycée est fermé, vous faites demi tour en vous demandant où vous pourrez trouver un chirurgien compétent pour s’occuper de vos orteils.

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• Mardi 06 octobre 2009 à 12 h 07
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Et ce, surtout quand ce sont des femmes. Pour tout vous dire, je méprise les professions où le chirurgien doit mettre ses doigts dans votre bouche. Premièrement, parce-que c’est dégueulasse et que ça viole un endroit que je n’ai absolument aucune envie de partager avec un inconnu, deuxièmement parce-qu’il faut être timbré pour répondre « Etre dentiste » quand on vous a demandé quel était votre rêve d’enfance. Franchement, mais qui veut être dentiste si ce n’est un grand malade dans sa tête, atteint de psychose et de nevrose dans un même temps ?

Tout me répugne et me révulse, me donne la nausée et me fait tourner de l’oeil. Je dois dire que ça commence dès la salle d’attente. Vous ouvrez une porte de verre pour quitter la fraicheur hivernale qui, depuis quelques jours, s’est abattue sur les pavets lisses de votre tendre et douce ville, dans le seul but d’entrer dans un pièce confinée aux odeurs vomitives et dans laquelle vous ne pouvez réclamer que 12% de la place disponible. Mais évidemment, le dentiste est toujours en retard. C’est un axiome qu’il n’est pas nécessaire de démontrer. Pour passer le temps et éviter de vous emmerder copieusement durant l’heure qui suit (vous étiez en retard, et comme vous êtes ponctuel vous avez oublié votre iPhone ou votre GameBoy Color pour les plus mélancoliques), vous regardez avec une morne fixitude les murs joviaux de la pièce exigue. Vous apprenez par coeur les chants lyriques nous assennant ces merveilleux « Si tu te brosses pas les dents en inclinant ta brosse en poil de dromadaire à 2π radians (ndla: Les dentistes parlent en radians et utilisent fréquemment les cercles trigonométriques dans leurs démonstrations), ta bouche va devenir une décharge publique pleine de pu odorant et tes gencives vont se mettre à habiter une faune microscopique à faire palir le vagin de Paris Hilton ».

Le temps passe, le gamin en face de vous vient de coller une crotte de nez sous son siège. SCANDALE ! VOUS L’AVEZ VU ! Ah, c’est à vous. Charmante petite secrétaire qui vous prie de vous asseoir. « M’asseoir ? Vous êtes sûre ? Quel dommage… ».

Ne faisant ni une, ni deux, ni trois, ni quatre, ne faisant même pas cinq ou six, voici le docteur (oui, le docteur, LOL) qui vous fout un truc dans la bouche que vous vous demandez comment ça se fait que vos lèvres ne se soient pas fissurées ou que vos joues n’aient pas éclatées sous la pression. Et vlan, il met un truc en plastique (bleu, c’est beau le bleu) qui vient coincer votre langue et qui vous fait un mal de chien parce-que ça appuie sur vos gencives inférieures intérieures. De là, un long tuyau aspirant récupère votre bave (j’ai découvert que j’avais beaucoup plus de bave que l’on n’aurait pu le croire ce jour là) dans un bruit de tractopelle. Et vous avez mal, et presque vous vous noyez dans vos sécrétions, et votre langue est super sèche, et quand vous voulez l’hydrater y’a le tuyau qui se bouche et ça fait « Pshshshhchhshh », et cette connasse d’orthodontiste qui te dit « OUVRE LA BOUUUUCHE PLUS GRAND ! ». J’ai arrêté de compter le nombre de fois où j’étais sur le point de l’assassiner à partir de la trente-deuxième.

Et vous repensez à cette revue de merde posée sur la table basse de cette salle d’attente aseptisée, « Parents, que faire pour survivre à des ados dangereux », et vous comprenez que oui, un ado c’est dangereux. Vous vous demandez si ça vient des jeux vidéos, si c’est l’influence des 65% de 12-15 ans qui pratiquent couramment le cunillingus et la fellation ou si c’est le monde virtuel qui vous entoure qui vous fait cultiver de si noirs desseins.

Vous rêvez de vous emparer de cette perceuse à l’embout tournant pour crever une pupille, peut-être deux. Vous rêvez de cracher sur son crâne toute cette eau dégueulasse qu’elle a balancé avec son karcher dans votre pauvre orifice buccal qui ne s’en remettra plus. Vous rêvez, encore, oui ! Vous rêvez de foutre des claques, de casser une jambe. Vous voulez rigoler en l’imaginant mourir dans d’atroces souffrances, mais vous pouvez pas parce-que sinon vous vous étouffez et que vous vous faites engueuler « OUVRE LA BOUCHE, OUVRE LA BOUCHE SINON JE TE TRANSPERCE LE PALET AVEC MA MOISSONEUSE BATTEUSE ».

Je méprise les orthodontistes.

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• Vendredi 28 août 2009 à 19 h 56
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Ce billet a été écrit par Dimitri Ikilov, agent de la CIA et expert en communication. Actuellement, il est chômage, mais il a une bonne excuse, c’est une couverture. En laine de préférence.

Les tueurs sont parmi nous. Peut-être côtoyez-vous chaque jour un dangereux terroriste, un proxénète mal intentionné ou une grand-mère agent secret (rigolez pas, ça existe, j’en connais. Et par pure discrétion, je ne citerai pas le nom de Jeanne Moreau dans cet article). Et parfois, ces gens effrayants passent des petites annonces qui nous aident, pauvres mortels, à les démasquer.

Premier cas.

Premier cas.

Analysons la formation de cette annonce en apparence anodine, qui est précédé de ce texte rédigé avec élégance par la personne titulaire de la demande :

Je cherche actuellement un job, à temps-plein ou mi-temps, et suis disponible à tout moment. Je serais très motivé et sérieuse dans mon travail.

On ne me la fait pas à moi. Il y a des tournures linguistiques qui trompent, et je vous le dis, nous avons à faire à une illettrée (oui, c’est une fille). Si dessous, la version corrigée en rouge.

Je recherche actuellement un job travail (rémunéré de préférence, vous comprendrez que je ne puis me permettre de travailler gratuitement, même si cela me met mal à l’aise), à temps-plein ou mi-temps (Pourquoi ne met-elle pas le mot « temps » au même endroit dans ces propositions si elle n’a rien à se repprocher ? Hein ? Hein ?), et suis disponible à tout moment. Je serais très motivée et sérieuse dans mon travail.

Nous avons à faire à une imbécile. Ce qui ne fait que confirmer nos soupçons érigés dès la vue du « Formation : Sans diplôme » présent dans l’annonce ci-dessus. Poussons le vice beaucoup plus loin.

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• Mardi 28 juillet 2009 à 13 h 52
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Graphjam - Et en plus, je trouve ça drôle.

Graphjam - Et en plus, je trouve ça drôle.

Bien qu’en France, il se trouve que ce sont les Vie De Merde like qui ont beaucoup de succès – vous pouvez toujours consulter l’article d’Eric de Presse-Citron pour vous en rendre compte (oui, je linke presse-citron, et je vous emmerde un peu (la nuance étant là pour faire plaisir aux néophytes littéraires) ) – aux States c’est les Fail Blog Like qui plaisent beaucoup. Fail Blog, si vous ne connaissez pas, c’est l’ambassadeur de l’Epic Fail, le journal de l’échec, je n’en dis pas plus, vous n’avez qu’à connaître.

Inutile de vous dire que cet article se compose en grosse partie de sites anglais (vous vous en doutez), ainsi on m’apposera plus l’ignoble nom d’anglophobe sur la poitrine. C’est très mal vu aujourd’hui. Puis c’est très hype de parler anglais.

1. Graphjam

Olala, que j’aime ce site. En gros, il répertorie tout un tas de graphiques complètement délirants (ça se dit, des graphiques à chute ?) qui posent les questions que jamais vous ne vous seriez posées. Du genre Durée de vie des personnages dans un film d’horreur ou Ce que les femmes entendent et croient sur parole (en gros, ça donne ça oui). Toujours très drôle et bien trouvé.

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• Samedi 18 juillet 2009 à 0 h 54
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Le premier volume de ma recherche concernant les publicités comiques m’avaient bien amusé, certaines personnes ont également apprécié. Néanmoins, j’ai trouvé ça incomplet, et le format vidéo était « lourd » à mon sens. Du coup je remet ça avec des images qui m’ont bien fait rire.

Game Over.

Game Over.

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• Jeudi 16 juillet 2009 à 2 h 49
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Voilà, je suis de retour au bercail pour trois jours, je repars Samedi retrouver mes nouveaux amis qui font Maths Sup (oui, 1. Je me suis fait des amis 2. Ils font maths Sup 3. J’en suis fier). Pendant ce laps de temps, ça va roxxer du Babouin sur Antithese.fr. Vous savez, ça m’a manqué de vous écrire.

Pour le moment, juste une image trouvé chez Rue89 en farfouillant au fond de mon reader, il se trouve que la loi hadopi est encore perfectible. Surtout quand on parle cambriolage. Pwn3d.

Hadopi et le cambriolage.

Hadopi et le cambriolage.

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