Voilà, je suis de retour au bercail pour trois jours, je repars Samedi retrouver mes nouveaux amis qui font Maths Sup (oui, 1. Je me suis fait des amis 2. Ils font maths Sup 3. J’en suis fier). Pendant ce laps de temps, ça va roxxer du Babouin sur Antithese.fr. Vous savez, ça m’a manqué de vous écrire.
Pour le moment, juste une image trouvé chez Rue89 en farfouillant au fond de mon reader, il se trouve que la loi hadopi est encore perfectible. Surtout quand on parle cambriolage. Pwn3d.
Christine Albanel est partie à la droguerie d’en face s’acheter une corde solide, quelques couteaux à viande mais pas de cocaïne (elle en a déjà). En rentrant chez elle, elle s’empare vivement de son tabouret jaune pétant sur lequel quelques poils de chats ont été pris au piège lors de son cirage récent. Christine pleure alors. De chaudes larmes coulent le long de sa joue de psy6h0p4t3 (oui, un peu quand même), le sel qui tape ses gerçures l’irrite amèrement. Elle pose un premier talon aiguille sur le tabouret, puis le deuxième. Elle passe la tête dans la corde et en une fraction de seconde se tranche la gorge et balance le tabouret. On a toujours dit qu’elle était pas normale, mais elle vient d’inventer le double suicide.
En ce moment même, le Conseil Constitutionnel est en train d’analyser le projet de loi hadopi qui a fait fureur, et ça commence mal. La loi création et internet reçoit en pleine figure des « Internet est une composante de la liberté d’expression et de consommation », des « En droit français c’est la présomption d’innocence qui prime », des « C’est à la justice de prononcer une sanction lorsqu’il est établi qu’il y a des téléchargements illégaux », des « Le rôle de la Haute autorité (Hadopi) est d’avertir la téléchargeur qu’il a été repéré, mais pas de le sanctionner » et des Choubidouwa.
Vous l’aurez compris, c’est mal barrée, hadopi s’en prend plein la gueule, Lefebvre et Copé doivent se lamenter sur le sort et enchainer les verres de Whisky tandis que chez Brard & co. on se réjouit autour d’une bouteille de vodka
EDIT : J’ai dû partir en vitesse tout à l’heure, vous pouvez consulter le twitter de Philippe Lecoeur qui est journaliste au Monde et qui commente en direct. Tout twitter est en émoi, on attend la suite avec impatience.
Christine fait l’air de rien, mais quand on voit dans ce communiqué :
Christine Albanel tient à remercier l’ensemble des créateurs, des salariés, des entreprises et des organisations représentatives de l’audiovisuel, du cinéma, de la musique et de l’Internet, en France et dans le monde entier, du soutien qu’ils lui ont constamment manifesté dans la conduite de ce projet.
Moi je dis Epic Fail.
EDIT 2 : Ca en serait presque du Live Blogging, mais…
R.I.P. Hadopi. Même si c'était pas ma chanteuse préférée.
Alors qu’en France on s’inquiète (et qu’en Allemagne aussi), la Chine, elle, s’en va bon train et continue sa politique de développement de l’internet puisqu’elle va jusqu’à bloquer l’accès à Hotmail (ça se comprend), Flickr (hum, hum), Twitter mais aussi Bing (le dernier moteur de recherche de microsoft), Blogspot, Youtube, etc. De quoi déclencher une révolution (et même une apocalypse) au sein du pays. Ou pas, ils peuvent rien faire.
A la veille du vingtième anniversaire de la répression du mouvement estudiantin sur la place Tiananmen, la Chine vise encore l’idéal d’un net sous contrôle pour éviter des cyber-émeutes, un peu comme l’an passé à l’occasion des Jeux Olympiques de Pékin : l’interdiction est dressée depuis 5h ce matin, et la situation est toujours semblable (faut pas abuser, la situation ne changera pas avant la fin des commémorations).
Pour ceux qui l’ignorent, c’est en juin 1989 que les armées chinoises ont envoyé des chars sur la fameuse place, faisant de nombreux morts parmis les étudiants et les ouvriers. L’épisode est, suite à un brouillard épais et à une censure de tous les jours, resté dans l’ignorance de nombreux jeunes. D’où le blocage de ces sites pour éviter la mise en ligne de photos/vidéos/articles et autre.
Tout compte fait, disons-nous que le communisme, c’est quand même pire que l’UMP (mais on tend à s’en rapprocher quand même).
Ne nous méprenons pas, elle est très fâchée, la loppsi. Et c’est pas la seule, moi aussi je suis très faché. Puis de toute façon, je n’aime pas les lois qui se terminent en « i », cette lettre m’a toujours inspiré de cruelles pensées dont je ne peux décemment pas vous dévoiler la consistance sans me faire arrêter par les autorités françaises, qui incarnent bien entendu la démocratie de notre merveilleux pays. Ne remettons pas en cause les propos de Christine Albanel, le gouvernement est là pour nous protéger (je me sens en sécurité d’ailleurs, là, dessuite).
Non, loppsi, c’est vraiment le « must-have », la crème des crèmes, le derniers bijou de la ministre Alliot-Marie (chacun son tour, pas de jaloux) qui ravale hadopi au rang de détritus inoffensif. Le projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure. En gros, il va instaurer une sorte de police du net (mais pas que, là je m’axe principalement sur la face « cybercriminalité ») qui pourra :
Installer divers mouchards sur les ordinateurs et téléphones
Demander aux FAI de bloquer l’accès des sites jugés (par qui ?) pédopornographiques/pédophiles ou dangereux
Autoriser aux autorités de surveiller le poste de travail d’un individu lambda ou d’une organisation et de « capter des données informatiques à l’insu de la personne cible« . Rien que là, je frissonne
Sous contrôle d’un juge, ces mêmes autorités pourront rentrer chez vous en détruisant votre superbe baie vitrée avec une batte de base-balltoujours à votre insu pour installer ce mouchard qui ne sera, bien entendu, pas désinstallable via Poste de travail > Ajout/Suppression de programmes
Punir l’usurpation d’identité sur internet de 15.000 € d’amende et 1 an d’emprisonnement. L’identité de quoi ? De qui ? Via l’adresse IP ? Ou seulement si je me fais passer pour Nicolas Sarkozy ?
Ces quelques points présentent donc le cyber-aspect de loi (qui ne fait pas que ça). On notera avec déléctation que MAM affirme que ce genre de pratique est réservée aux pédophiles, pédopornographes, terroristes & cie. On y croit, on y croit pas, en tout cas on est tous exposé à une accusation arbitraire. Je ne suis pas (encore) expert de cette loi puisque je n’en entends parler que depuis peu, je vous laisse donc lire cet article du Monde (s’il n’est plus disponible, demandez moi, je l’ai gardé) où on en apprend plus sur l’analyse automatique des plaques d’immatriculation ou le croisement de tous les fichiers privés dans ce fameux fichier Périclès (utiliser le nom d’un personnage comme lui pour ça, c’est comme dire que Jaurès aurait voté FN) par exemple.
Cette loi inquiète bien plus que l’hadopi de part son omniprésence soudaine. Il est également difficile de se dire qu’elle est dépassée ou irréalisable, mais en attendant, je reste sous linux et on en parle plus.
« Comment ? Quoi ? Enfin, non, ce n’est pas ça mais bon. Enfin si, quand même. Hum. On me dit qu’il y a des pros-hadopi dans la salle ? Vous pouvez rester. Mais on ne m’ôtera pas de l’idée que les pros-hadopi ont eu une attitude carrément hostile à l’égard du régime démocratique ». Je sais pas si feu-Desproges aurait poussé le vice jusque là.
Aurait-il vraiment pu rire de l’Hadopi comme on rit du cancer (« Moi je n’ai pas de cancer, je n’en aurai jamais, je suis contre« ), de l’antisémitisme (« Moi même qui suis nanti, et pas seulement un antisémite« ), des femmes (« Le moment où les femmes sont le plus proche de Dieu, c’est quand elles lavent les vitres : elles montent sur un tabouret« ) et, bref, vous l’aurez compris, de tout ce qui est plus ou moins tabou dans la société ? Il y a des choses qui peuvent être tournées à la dérision, hadopi n’en fait pas partie.
Parce-que malgré des débats aussi organisés que le dernier blocus de mon lycée (y’a eu des bavures indéniables) et les envolées de Brard dont la poésie me rappelle les plus beaux vers de Victor Hugo, je ne dois pas dire que j’ai eu de quoi rire. Quelques anéfé qui sont plus à déplorer plus qu’autre chose, un Copé niveau 78 (ou un Lefebvre niveau 86, j’ai fini Pokémon version jaune étant plus jeune) et son sourire narquois mal placé, c’est le pitoyable et l’esprit de vengeance qui a vite prit le dessus dans les rangs des députés présidentiels.
On s’y attendait, la loi création et internet a été votée tout à l’heure. S’élevant dans un ciel dont l’écume noire (noir ? Après tout, noir est un nom aussi…) menaçait dangereusement le peuple Français, les artistes et tous ces pseudo-défenseurs de l’Hadopi, elle va bientôt dégueuler sa pluie d’acide sur le visage détestable de ceux qui sont pour. Voyant que la loi est inapplicable et, bien que j’eus dit le contraire précédemment, totalement humoristique dans le sens que c’est aussi menaçant que le gangster qui vous menace au pistolet à eau, peut-être le ministère fera marche arrière (ou pas) d’ici quelques mois.
Je veux pas en parler plus que ça, Numérama (ou l’assembée nationale) vous donne les chiffres que vous pouvez aller consulter librement. J’ai l’impression qu’on vient de créer un nouvelle NEP Léniniste destinée à renforcer l’économie, mais qui sera vite abandonnée à cause de son incapacité à résoudre quoi que ce soit.
J’avais prévu de vous mettre juste un phrase du style « Pouet, hadopi c’est voté, on va tous mourir », mais je ne puis résister plus longtemps à vous dire que c’est une aubaine grandiose pour les développeurs et leurs idées fantastiques. Après BtAccel ou même BitLet, qu’est-ce qui va nous arriver, comment va-t-on déjouer les sbires sanglants de l’hadopi, ceux-même qui brandissent d’un avant-bras de fer cette massue de liège achetée quelques millions d’euros ? Ne pourrons-nous donc jamais obtenir plus de tendresse de ce monde brutal qui nous oblige chaque jour à se confondre un peu plus dans la violence d’un désespoir et d’une souillure de l’âme qui nous oblige à répondre avec délice « Va chier connasse » à cette bonne sœur qui fait la quête pendant la messe ? J’ai peur.
Bref voilà, c’est tout, hadopi c’est votée, et l’épisode 24 de la saison de 5 de Dr House ne se télécharge qu’avec parcimonie.
Dieu que d’agitation ! Je n’ai pas parlé dans ma revue hebdomadaire, vous l’avez sans doute remarqué, de Jérôme Bourreau-Guggenheim, ce jeune employé de TF1, 31 ans, licencié pour des idées politiques complètement stupides et dépassées. D’ailleurs tout le monde le sait, qui a le droit de s’exprimer politiquement au sein d’un groupe, voyons, où est le bon sens ? D’ailleurs, l’article 19 de la Déclaration des Droits de l’Homme ne stipule en aucun cas :
Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.
Mais qui s’intéresse à ce fameux texte sans fondement qui n’est qu’un tissu d’anneries usé et écrit dans un style pompeux (on dirait de l’Albanel, dont chacun sait que les envolées lyriques sont aussi intéressantes que la vie du duc Mieszko Ier, fondateur de la dynastie de Piast dont la personne même a introduit le christianisme romain en Pologne).
Ne nous égarons pas, je risque de dévier et de vous raconter quelque chose que je regretterai plus tard. Donc ce gentil Jérôme, dont le nom peut induire en erreur n’est-ce pas, s’était opposé de manière « privée » à la Loi Création et Internet, plus communément appelée Hadopi. Après avoir envoyé un mail à la très aimable Françoise de Panafieu, députée UMP (et sans doute objet d’une contre-pétrie), qui a elle-même transmit le courrier au ministère de la « culture » (y’a une certaine ironie cosmique dans le terme « ministère de la culture »), Monsieur Bourreau fut convoqué expressément dans le bureau de son supérieur, Arnaud Bosom. S’en suivant après un « Vous ne pouvez pas arborer de telles opinions chez nous » et un « Au fait Martine (la pauvre n’avait rien demandé, elle se servait un café), t’as terminé Mein Kampf ? C’est bien hein ! » le renvoi de l’employé ainsi jugé de haut délit et crime contre l’Humanité toute entière.
Voici la première partie, dans laquelle j’offre un magnifique point Godwin à ceux qui en attendaient un nouveau de Madame la ministre.
Le plus drôle sans doute reste à venir. Alors que les débats sur la fameuse loi reprenaient à l’Assemblée, plus désassemblée qu’autre chose, Christine Albanel et Madame de Panafieu ont désiré s’exprimer et donner des raisons pleine de sens et de richesse intellectuelle. Il me semble.
Le vrai visage de l'Albanel.
La voix de Christine Albanel s’éleva vers les cieux comme un furoncle apparait sur l’entrejambe d’un vieux, prononçant, je cite :
« Ce que je veux dire, solennellement, c’est que je n’ai jamais demandé à personne la tête de qui que ce soit, c’est pas dans ma nature. [...] Ce sont des décisions internes à TF1″.
Suivie de près par Françoise de Panafieu her-self :
« Certains [ndlr: mails] sont très bien construits et devant les arguments donnés je l’ai transféré au ministère de la culture en suggérant, le 19 Février dernier, qu’on s’en inspire pour faire un contre argumentaire. [...] Je dois dire qu’en aucun cas le mail ne demandait la confidentialité quant à l’identité. [...] Qui n’a pas jamais utilisé la touche Forward ici, hihi ? [ndlr: les propos et onomatopées sont fidèlement retranscris]« .
Tout de même Françoise, t’es députée, zut ! Je dois dire que cette personne à la chevelure argentée et qui, j’en suis presque sûr, ne savait pas avant la reprise des débats que la touche Forward s’appelait la touche Forward (on remarquera l’effort d’un anglicisme, histoire de pas paraître complètement décalée par rapport à la situation) ne manque, pour le moins, pas de culot.
Je suis complètement choqué par une telle intervention. Premièrement, la création d’un contre-argumentaire grâce aux mails reçus. Je dois dire que la technique du « connais tes amis mais encore mieux tes ennemis » est excellemment mise en pratique ici. Puis il n’est plus prouver que les députés UMP ne sont pas capables pour trois sous d’organiser une réflexion qui dépasse les deux paragraphes. Mais bref, c’est un détail technique qui n’est que réchauffé.
Non, ce qui me marque vraiment c’est le « le mail ne demandait pas la confidentialité« . Parce-que d’autres personnes exigent inconsciemment un droit qu’ils ont par défaut, ceux qui n’en font pas l’expresse demande s’en retrouvent ôtés. Sous quel prétexte ? Je ne suis pas avocat (j’espère que Maître Eolas s’y collera), mais il me semble pourtant que la confidentialité dans une correspondance privée n’est pas comparable à un supplément de Chantilly sur vos fraises, c’est pas « au choix ». Patrick Bloche, député PS, me donne raison d’ailleurs en informant le peuple que c’est une « opinion exprimée dans une correspondance privée, cadre dans lequel il n’existe pas de délit [...]« .
Comme certains blog l’ont magistralement souligné, aux Etats-Unis un fait pareil aurait entrainé la démission du Ministre et de son cabinet, qu’importe leur culpabilité.
La réponse de TF1 ne s’est pas faite attendre puisque rendue publique dans un communiqué de presse Jeudi dernier. Le licenciement aurait pour cause des « prises de position particulièrement radicales exprimées publiquement à plusieurs reprises ». C’est pour eux une affaire interne qui n’aurait pas dûe être exposée au grand jour, histoire de mobiliser les forces en vue d’une propagande intensive.
Ce qu’il en sort :
Il n’y a aucune contre-pétrie dans le nom de Françoise de Panafieu. Dommage.
TF1 est en régression, ils ont peur de la crise et font tout pour obtenir l’appui du gouvernement.
Le gouvernement, lui, préfère se faire remarquer par des prises de positions complètement aléatoires en déblatérant un flot continu de stupidités qui a pour but d’embrigader une population non-informée.
Heureusement que les membres de l’opposition sont présents. Si vous me lisez, je vous remercie grandement d’apporter encore un peu de pudeur et de fierté à la France.
Jérôme Bourreau-Guggenheim quant à lui retrouvera sans aucun doute du travail rapidement et gagnera sûrement le procès qu’il va coller à la chaîne de télévision.
Qui a transmit le mail à une société indépendante qui n’avait rien à faire dans les débats ?
J’espère ne pas avoir été trop long, ce sujet me tenait à cœur et j’avais envie d’en parler. Bien, mal, je l’ignore, je vous laisse en juger.
Et en Bonus Track, le fabuleux destin de la musique des dents de la mer et du générique du JT de TF1.
« Peut-être pour m’asseoir sur un banc, lever la tête et entendre craquer mon cou pour regarder dans un déchirement ce ciel qui n’était plus que le substitut d’un souvenir passé. Peut-être que des milliers de notes de musiques s’envoleraient dans l’espace, faisant rire les oiseaux qui, de leur chant caressant mes épaules, répondraient en riant puis partiraient vers un arbre au loin pour se cacher dans son feuillage. Peut-être marcher dans la terre, sentir l’eau fraiche rafraichir nos pores, pouvoir sentir la force d’un vent qui nous transperce de ses mille et une lames. Pour rattraper à chaque instant les larmes du temps qui s’échappent, qui se subliment dans un éclat cristalin.
Je n’avais pas dormi. Peut-être parce-que j’avais trop chaud ou parce-que mon traversin était trop dur, peut-être à cause des litres de café ingurgités la veille, peut-être à cause des idées noires qui remuaient mon intellect. Peut-être parce-que j’avais seulement honte.
Les informations s’étaient précisées. Paris avait demandé à Londres de leur porter main-forte pour calmer la situation. Le premier ministre avait répondu que les affaires internes de notre pays ne concernaient en aucun cas le reste de l’Europe. Cela avait déclenché des tensions, le Royaume-Uni étant forcé de prendre une position sous peine d’attaques françaises sur son territoire. Ne violant pas une neutralité que lui était chère, l’île royale s’était ainsi faite agresser par des sous-marins français. La tentative fut très vite repérée, la bataille eut lieu dans le milieu aquatique. L’issue fut fatale pour la marine gouvernementale française. Et la guerre était désormais officielle.
Au XIe siècle, les Turcs interdirent l’entrée de Jérusalem aux Chrétiens. En réponse, le pape Urbain II organisa la première croisade, dans un but de reconquête. Mais pillant les villes, tuant les femmes et les enfants, les chevaliers du Pape furent très vite considérés comme des Barbares, si bien qu’ils se feront exterminer en Nicée. Seuls 3 000 des 25 000 hommes s’en sortirent et purent regagner le territoire Byzantin.
Et je ne puis m’empêcher de penser, au fil des mots et des phrases qui serpentent sur mes feuilles, à cette histoire. La France était les Barbares qui avaient pourtant comme but d’apporter de la lumière et de rectifier une injustice passée. Peut-être que les pays se plieraient dans un premier temps, mais très vite nous risquions l’extermination, tout comme les chevaliers d’Urbain II.
Plus rien ne serait jamais comme avant. Si la jeunesse dorée gagnait ce combat, l’intérêt collectif ou cette conscience primaire qualificative de notre espèce n’existeraient plus. Si les révolutionnaires l’emportaient, cela changerait-il radicalement ? Je voulais y croire, peut-être. Nous étions à la veille de quelque chose de grand. De terrible dans tous les cas.
J’avais rencontré Julie au journal. Je croisais son sourire furtif et ses centaines de boucles qui tombaient sur ses épaules. Elle avait été une des première personne à se liguer contre la loi appelée hadopi (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet), marquant l’esprit des initiés comme la première dévience grave de nos dirigeants.
Cette après-midi d’été ne laissait pas transpercer les rayons du soleil, le ciel était d’un gris artificiel. A la nuit tombée, l’Italie avait déclenchée la guerre à la jeunesse dorée. Les révolutionnaires étaient conviés à partir à Berlin et à Rome, sans doute les conservateurs s’exileront en France.
Le troisième jour marqua l’organisation complète des affrontements qui allaient désormais se livrer ici. »