• Dimanche 24 janvier 2010 à 18 h 51
Auteur :
Cyborg

Cyborg

Les enfants, notre avenir, nos têtes blondes aux yeux bleus si chers au IIIe Reich. Ils sont tellement magnifiques quand ils jouent dans le parc, quand ils font semblant de faire la guerre avec des branches mortes et des cailloux qui s’émiettent. Ils sont si beaux quand ils se lancent des boules de neige en riant alors que les nuages noirs de l’hiver s’entassent au-dessus de leur crâne.

Mais les enfants ne sont pas des gens comme nous. Je soupçonne le complot, la conspiration, l’aboutissement des recherches de la zone 52 (qui se situe approximativement entre le garage de ma voisine et chez moi, les voisins ne sont pas des gens comme nous non plus, ils sont sans aucun doute l’aboutissement des recherches de la zone 53, approximativement située… il me semble que je m’égare tiens, c’est pas normal). Je le disais donc avant d’être grossièrement interrompu par moi-même et mes tergiversions syndicales, les enfants ne sont pas des gens comme nous. Et je ne manque pas de tolérance puisque je peux écouter Damien Jean pendant au moins deux minutes sans tomber dans les pommes. C’est pour dire.

Les enfants se cachent, ils camouflent leurs noirs desseins pour mieux nous assassiner dans notre sommeil. Mais ça ne marche pas avec moi, je sais ce qu’ils essaient de faire. Je les vois, coller leurs crottes  de nez nano-technologiques — qui sont des micros  — sous nos chaises et bureaux pour mieux nous espionner, faire semblant de construire des cabanes dans les arbres avec des feuilles d’acacia et des troncs rongés par les termites qui recèlent en réalité des QG top secrets renforcés au titane. Je les ai vus, arborer leur mièvre expression faciale à la tristesse perceptible pour nous faire céder dans un moment de faiblesse, exercer leur contrôle mental sur nos esprits humains.

Les enfants sont sur le point de prendre le contrôle de notre planète pour la plonger dans l’anarchie la plus complète, dans le chaos bactériologique de ces microbes qui leur coulent de narines bouchées. Jusqu’au moment fugace qui signe le passage de l’enfance à l’adolescence — je parle de l’instant où le sujet se met à écouter Tokio Hotel, à se torcher à la bière et à découvrir les joies des pays extatiques —, jusqu’à ce moment, les enfants n’ont de cesse que de tenter de renverser le système actuel pour tous nous détruire et pour pouvoir dévaliser le magasin toysrus le plus proche de chez eux.

Avec cet écheveau de preuves que je viens de démêler, ne dîtes plus que je suis paranoïaque, car vous exagèreriez vraiment et ma névrose pourrait ressortir. Encore que. Certes avant j’étais schizophrène, mais aujourd’hui nous allons mieux.

Articles similaires :

    None Found

Catégorie : Humour  | Tags:
Vous pouvez suivre tous les commentaires de cet articles grâce aux fils RSS 2.0. Les commentaires sont ouverts.

2 Responses

  1. 1
    Valou 

    C’est l’effet grand frère ?

  2. 2
    Cécile 

    Les enfants, il faudrait les tuer à la naissance.

Laisser un commentaire