• Mardi 06 avril 2010 à 23 h 14
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Laisse-moi, crépuscule, ralentir ta venue, retenir ta descente, contenir ton étreinte. Laissez-moi, vous étoiles, poser mon regard sur vos prunelles fermées, sentir vos fraicheurs qui illuminent le soir. Laisse-moi, nuit féconde, profiter un peu plus, caresser de ma main ses audaces effrénées. Laissez-moi, douces lèvres, vous embrasser encore, vous effleurer toujours dans mes rêves nocturnes.

Matin tant douloureux d’arriver au vermeil des dédales fermés, laisse-moi respirer. Prend ton temps, laisse-moi, une seconde peut-être, juste un souffle perdu. Soleil écarlate, je t’en prie, ta lumière vient ternir mes vœux, garde pour les guerres tes chaleurs terrifiantes.

Retiens encore un peu l’obscurité terrible, laisse-moi enchainer les première lueurs, oublie l’aurore qui vient briser les parfums de nos nuits. Garde ta tête ronde contre mon palpitant, laisse ta main posée contre mon sein brulant. Oublie tout, oublie moi, oublie jusqu’à l’indécence. Ne bouge pas, ne parle plus, laisse encore la respiration cajoler mon cou nu.

Sens ma peau, mes paupières. Voyageons sur les îles, naviguons sur les flots, vite ! Dépêchons-nous de nous aimer avant que notre nuit s’effile, avant notre nuit s’effrite, avant que notre nuit s’enflamme sous le ciel brulant d’un nouveau jour.

Laisse-moi inopportun temps assassin d’un si bref baiser qui n’aura duré que le temps d’une lune, le simple temps d’un argent qui brille au firmament, au-dessus de nos voix à présent essoufflées. Oublie-moi encore, jusqu’à la prochaine fois.

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Catégorie : Ecriture
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2 Responses

  1. 1
    Simon 

    Bon je laisse un commentaire, mais c’est juste pour la paix dans le monde, hein. Sinon je ne saurai qu’ajouter après cette courageuse évocation de la journée de l’autisme :)

  2. 2
    Senseless 

    C’est beau…

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