• Vendredi 16 juillet 2010 à 17 h 27
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Actuellement, j’ai peur. La France a peur. Le frisson insidieux de la terrible angoisse calorifique qui sévit sur les plages de sable fin a désormais pris sa place dans nos coeurs meurtris par les douces larmes de nos tristesses diluviennes.

Oui, enfin, y’a juste marqué « Attention méduses ». Mais quand même. Ca m’effraie assez je dois dire. Remarquez la formulation, par ailleurs. Tout dans le sous-entendu, soutenu par un drapeau vert. Ils auraient pu marquer « Des méduses pourraient éventuellement, dans la mesure où cela nous a été rapporté récemment, accoster sur les rivages de nos plages si le temps s’y prête et si le vent le permet. Mais bon ». C’est donc dire que rien n’est sûr. C’est cool, comme ça, on angoisse comme il faut, on nage avec une acuité oculaire qui ferait plaisir à n’importe quel opticien qui s’appelerait Jean-Philippe. Mais y’en a pas (cependant, on est pas sûr).

Mais peu importe. Là, je suis sur la plage, j’en profite donc pour écrire l’article que je vous ai promis. Car j’écris sur la plage, et si ça vous dérange pas, je vais continuer.

Commençons par les divagations vibrant d’incompétence du troisième (quatrième, oui) âge et des obèses qui ne sont pas en reste. Actuellement, la plage en face de la nôtre, à environ 2 km, est polluée, donc fermée. Et paf que ça doit être les restaurants qui ont vidé un truc dans la mer, et paf que c’est les gaz issus du golfe du Mexique qui ont traversé TOUT l’Atlantique (sans s’envoler, attention, parce qu’ils sont denses) pour venir sur UNE plage de la méditerranée, et paf que pourquoi celle-là elle est fermée et pas la nôtre, et paf qu’on nous cache des choses, et paf que les pompiers sont clairement pas gentils.

Puis, évidemment, j’aurais dû commencer par ça, la météo. On a du réchauffement climatique en pagaille (« Vous vous rendez compte, y’a plus de poissons dans la mer, c’est pas normal, il fait trop chaud, 26°C l’eau c’est pas bien »), les pronostics de mistral qui va « vite refroidir l’eau et là, c’est fini Monsieur ».

Ouh, il est déjà 16h 20, ça passe tellement vite !

L’obèse. L’obèse est un spécimen fascinant. L’obèse est celui qui vient à la plage et qui te fait quand même pitié avec sa barquette de frite avec du ketchup et ses canettes de Coca avec sucres ajoutés en plus en plus parce que, parce que quand même. Limite, sa cuisse (oui, je parle de quelqu’un en particulier, je devrais la prendre en photo un jour) fait le triple des deux miennes réunies. Ca laisse rêveur.

Celui qui ne recule devant rien pour se faire bronzer. Soit se mettre en string (léopard, rhaa !), soit remonter le maillot short de telle façon que le maillot non-épilé d’un métro sexuel soit exhibé aux passants.

L’eau est chaude. T’as même pas le sujet de conversation « Alala, c’est pas facile de rentrer par une eau si froide, diante ! » pour te faire des amis. Et le « Alala, elle est chaude, c’est bien », ça n’est pas propice à la conversation.

La vieille qui te fait chier. Non seulement, elle s’étale d’une force telle qu’il semblerait qu’elle soit schyzophrène tant elle a de serviettes, mais à tendance septupolaire parce qu’elle ne peut pas qu’être deux.

Celui avec le parasol qui se rend pas compte que y’a du vent.

Le beau-gosse qui te fait complexer.

Le regard furtif qui te fait espérer.

Celui qui a le maillot trop bas et qui te montre sa raie.

Le gros con qui plonge quand tu essaies de rentrer doucement. Oui, ça c’est moi, j’avoue.

CEUX QUI ONT DES SABOTS EN PLASTIQUE. Tu sais, le truc abominable qui me fait regretter de ne jamais prendre mon sac à vomi sur la plage. Quand je serai maître du monde, je ferai incinérer tous ces trucs, et je détruirai toutes les Opels, parce que merde quoi, je supporte plus la pub Spotify.

Celui qui vient se coller à toi alors que la plage est vide.

Le minot qui court à côté de toi et qui jette du sable sur la serviette que tu viens de secouer.

Les étrangers. Il y a toute sorte d’étrangers sur la plage. Les Allemands, évidemment, évoqués dernièrement, qui sont les seuls habitants d’Europe a porter leurs chaussettes sous leurs sandales et à porter un tshirt rouge pour se baigner. Ah, on me dit que c’est la couleur de leur peau. Et pourquoi pas le slip par dessus le pantalon ? Il y a aussi les Chinois, qui sont de plus en plus nombreux, c’est mon grand-père et M6 qui le dit. Avec leur bouille d’Asiatiques qui s’émerveillent devant les beautés de la méditerranée (qui sont, pêle-mèle, les sacs plastiques, les cagettes, des couverts, etc.), pour se reposer d’un petit génocide Tibétain (qu’est-ce que je leur mets là). Les irlandais et leur accent pitoyable.

Le riche qui te raconte ses voyages, ses vacances, et comment c’est chez lui : « Oui, je dois dire que laisser ma Lamborghini dans le garage de mon chateau m’a fait de la peine, puis mon Yacht de 170 m² manque de confort ».

Les joies de la plage quoi.

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Catégorie : Humour
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3 Responses

  1. 1
    -Ize- 

    « Le gros con qui plonge quand tu essaies de rentrer doucement. Oui, ça c’est moi, j’avoue. »

    Copieur, copieur, copieur!
    Mais j’ai plus de mérite, je suis en Bretagne (haha, Brrretagne) , l’Océan (haha, l’OOOcéan) est à 18°, quand même.

  2. Les joies de la plage, en effet! Cet article m’a rappelé de « bons » souvenirs!
    Pareil, moi aussi je viens de Bretagne, et là au moins, on peut engager une conversation sur la température de l’eau!
    Eclabousser quelqu’un qu’un quand l’eau est à 26°, ça va; quand elle est à 18, c’est moins drôle tout de suite!…

  3. 3
    Araen 

    @Location de voiture (j’adore ton pseudo, je ferai comme si ton commentaire n’était pas que là dans un but publicitaire) C’est clair qu’en Bretagne, la conversation part vite.

    @-Ize- Je plonge pas dans une eau à 18°. Je prends mon temps ^^

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