J’étais en vacances. Ouais, je sais, ah ah. Même que je suis bronzé, que j’ai le dessous du pied coupé et que j’ai le nez qui pèle un peu mais pas trop quand même parce que l’été n’est pas fini. J’étais sur la plage, farniente, restant balloté par les vagues d’une mer agitée subrepticement par les souffles d’un vent d’est réchauffant.
La plage et ses méduses. D’ailleurs, les pompiers sont des incapables. Je vous le dis vite fait. Sur leur panneau où ils s’éclatent à te donner la vitesse du vent en noeuds parce qu’ils le valent bien, ils ont écrit « Attention, aujourd’hui il y a des anémones ». Les anémones, si t’as pas vu Le Monde de Némo, c’est des plantes qui collent et qui piquent des fois, et qui souvent se cachent dans les rochers. Y’en a partout, tout le temps. En exclusivité mondiale, le tableau des pompiers demain :
- Aujourd’hui, le ciel est bleu
- Aujourd’hui, y’a du sable sur la plage
- Aujourd’hui, l’eau ça mouille
- Aujourd’hui, les rochers ça fait mal aux pieds
Mais je ne voulais pas vous parler de ça. J’ai quitté mon endroit de vacances (pour partir au Festival d’Avignon demain, si y’a des gens sur place, prévenez, qu’on s’organise un bareback, heu, barbeuk) et pour cela, j’ai pris le bus.
Le bus…
Le bus. LE BUS. Pas celui de 18h 17, celui de 15h 26, arrivant à Aix à 17h 15 et repartant vers chez moi à 18h 30. Pourtant, tout avait bien commencé. Enfin, on avait bien vu que y’avait du liquide qui coulait de dessous le réservoir, que ça sentait un peu l’essence et que c’était pas forcément rassurant. On l’a dit au chauffeur qui nous a dit que c’était la clim’.
Ouais ouais. Arrivée à Aubagne une demi-heure après. On fait trois fois le tour du rond point, ne me demandez pas pourquoi, je suis personnellement encore en train de chercher, et on retourne sur le parking des bus, là où y’a que des bus. 5 minutes. 10 minutes. 20 minutes. 40 minutes. 1 heure. Fuite d’essence, ça réfléchit dur dur. Là, on se dit qu’on va aller voir le chauffeur et lui demander si on a encore une chance de chopper la correspondance à Aix. On laisse nos affaires sous les sièges, on demande, et on en profite pour prendre l’air avec les gens déjà dehors (suivis par les trois clampins qui restaient à l’intérieur).
Soudain, alors que je remarquais que les passagers assis à l’extérieur en face du bus avaient tous leurs bagages, la porte du véhicule se referme. Le bus démarre. Ne faisant ni trois moins deux, cinq moins trois, je demande à une dame où il va :
MOI : Excusez-moi, vous savez où il va le bus ?
ELLE, avec un fort accent pas français du tout même que c’était pas du français de la France : Il a eu une fuite, là il va se faire réparer.
Et c’est la chemise ouverte que t’étais en train de boutonner, les pieds dans des tongs mouillées de transpiration, que tu te mets à courir après le bus dans Aubagne, au ralenti. Imagine la scène. Alerte à Malibu, avec moi à la place de Paméla qui court après un bus. Et paf, tac, poc, touf, tu traverses la pelouse, en TONGS, TOUJOURS, poursuivis par tes acolytes absolument stupides qui sont aussi réactifs qu’un escargot cocaïnomane, et tu cries « ON A LAISSE NOS AFFAIRES DANS LE BUS (tu tombes), ON A LAISSE LES AFFAIRES ! ».
Tu récupères les affaires.
Tu repars. Tu arrives à Aix juste au moment où ton autre bus arrive. Là, tu cours en tongs, mais avec ta valise de 50 kg, soit 490 N au voisinage de la Terre, sans roulettes, pour pas le rater. Dans le bus, tu t’emmerdes quand même, y’a pas à dire. T’essaies de chanter et tu te rends compte que tu connais pas les chansons par coeur, tu fais un sudoku et tu manques de vomir. Et puis y’a cette putain de bande lumineuse qui te fait « Prochain arrêt 2″ ou « Arrêt demandé ».
2, dans le reflet du plafond, ça fait un 5.
La magie des bus quoi. La prochaine, je penserai à refaire le plein de mon hélico.
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xD
Ces autobus c’est bien simple : tous des autocars maquillés !
J’ai hurlé de rire à ce passage: « Alerte à Malibu, avec moi à la place de Paméla qui court après un bus. Et paf, tac, poc, touf, tu traverses la pelouse, en TONGS, TOUJOURS, poursuivis par tes acolytes absolument stupides qui sont aussi réactifs qu’un escargot cocaïnomane, et tu cries « ON A LAISSE NOS AFFAIRES DANS LE BUS (tu tombes), ON A LAISSE LES AFFAIRES ! ». »
Les vacances c’est bon pour ton teint (parce que ton précédent article était déjà excellent !
@Magalie Merci. Merci pour les compliments, merci pour être le 1000e commentaire du blog. Je suis ému.
@Simon Putain, j’aurais pas dit mieux
@Senseless Toujours pleine de poésie. Ma Ravan’, sors de ce corps.
@Mathieu, quand c’est drôle, y a rien a dire. A part répéter des passages, COMME certains, mais c’pas mon truc, là. Mà Ravan, ah. « Douing! »
Quel beau membre.
Excellent cet article, je me suis marré tout le long !
Bonne continuation !