(Voir premier jour, deuxième jour)
« Peut-être pour m’asseoir sur un banc, lever la tête et entendre craquer mon cou pour regarder dans un déchirement ce ciel qui n’était plus que le substitut d’un souvenir passé. Peut-être que des milliers de notes de musiques s’envoleraient dans l’espace, faisant rire les oiseaux qui, de leur chant caressant mes épaules, répondraient en riant puis partiraient vers un arbre au loin pour se cacher dans son feuillage. Peut-être marcher dans la terre, sentir l’eau fraiche rafraichir nos pores, pouvoir sentir la force d’un vent qui nous transperce de ses mille et une lames. Pour rattraper à chaque instant les larmes du temps qui s’échappent, qui se subliment dans un éclat cristalin.
Je n’avais pas dormi. Peut-être parce-que j’avais trop chaud ou parce-que mon traversin était trop dur, peut-être à cause des litres de café ingurgités la veille, peut-être à cause des idées noires qui remuaient mon intellect. Peut-être parce-que j’avais seulement honte.
Les informations s’étaient précisées. Paris avait demandé à Londres de leur porter main-forte pour calmer la situation. Le premier ministre avait répondu que les affaires internes de notre pays ne concernaient en aucun cas le reste de l’Europe. Cela avait déclenché des tensions, le Royaume-Uni étant forcé de prendre une position sous peine d’attaques françaises sur son territoire. Ne violant pas une neutralité que lui était chère, l’île royale s’était ainsi faite agresser par des sous-marins français. La tentative fut très vite repérée, la bataille eut lieu dans le milieu aquatique. L’issue fut fatale pour la marine gouvernementale française. Et la guerre était désormais officielle.
Au XIe siècle, les Turcs interdirent l’entrée de Jérusalem aux Chrétiens. En réponse, le pape Urbain II organisa la première croisade, dans un but de reconquête. Mais pillant les villes, tuant les femmes et les enfants, les chevaliers du Pape furent très vite considérés comme des Barbares, si bien qu’ils se feront exterminer en Nicée. Seuls 3 000 des 25 000 hommes s’en sortirent et purent regagner le territoire Byzantin.
Et je ne puis m’empêcher de penser, au fil des mots et des phrases qui serpentent sur mes feuilles, à cette histoire. La France était les Barbares qui avaient pourtant comme but d’apporter de la lumière et de rectifier une injustice passée. Peut-être que les pays se plieraient dans un premier temps, mais très vite nous risquions l’extermination, tout comme les chevaliers d’Urbain II.
Plus rien ne serait jamais comme avant. Si la jeunesse dorée gagnait ce combat, l’intérêt collectif ou cette conscience primaire qualificative de notre espèce n’existeraient plus. Si les révolutionnaires l’emportaient, cela changerait-il radicalement ? Je voulais y croire, peut-être. Nous étions à la veille de quelque chose de grand. De terrible dans tous les cas.
J’avais rencontré Julie au journal. Je croisais son sourire furtif et ses centaines de boucles qui tombaient sur ses épaules. Elle avait été une des première personne à se liguer contre la loi appelée hadopi (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet), marquant l’esprit des initiés comme la première dévience grave de nos dirigeants.
Cette après-midi d’été ne laissait pas transpercer les rayons du soleil, le ciel était d’un gris artificiel. A la nuit tombée, l’Italie avait déclenchée la guerre à la jeunesse dorée. Les révolutionnaires étaient conviés à partir à Berlin et à Rome, sans doute les conservateurs s’exileront en France.
Le troisième jour marqua l’organisation complète des affrontements qui allaient désormais se livrer ici. »




Ouaa
Hurgh tres classe, et enfin une fille dans l’histoire !!!
Je soigne ma fin
« à se léguer comme la loi appelée hadopi » ?
Se liguer contre, peut-être ?
@PankkypH ah, excuse moi, j’ai dormi que 5 cette nuit, du coup je me rend plus compte des lapsus (c’est pas « comme » mais « contre » en plus). Merci pour cette remarque