Elle est bien bonne celle-là quand même. En naviguant un peu parmi mes flux RSS (alors que je n’ai rien d’un communiste primaire, entendons-nous bien), je suis tombé sur une info pour le moins surprenante : Un procès a été annulé par le juge car un des jurés avait avoué à ce dernier être allé sur Internet dans le seul but de trouver des articles et autres informations sur l’affaire en cours. Et étant donné que huit autres des membres du jury avaient fait la même chose, le juge n’a pas eu d’autre choix que celui d’annuler le procès pour vice de procédure.

"La justice, c'est quand on gagne le procès." Samuel Johnson
Et le cas de cette affaire floridienne n’est bien entendu pas la première en son genre. Par exemple, Stoam Holdings, une société de construction, a fait appel à la condamnation de plus de 12 millions de dollars ($$) parce-qu’un des jurés nommé Jonhatan Powel avait posté 8 messages sur Twitter (quand on vous dit que Twitter c’est le mal ! Me suivre) dans lequel il ne se privait pas de dire tout le mal qu’il pouvait penser de l’entreprise en se proclamant favorable à l’amende de 12 millions (« Oh, et n’achetez pas Stoam. Ils sont mal partis et ils vont probablement cesser d’exister maintenant que leur portefeuille a été allégé de 12 millions de dollars »)
En ce moment, Internet fait beaucoup, mais alors beaucoup de bruit au sein de la justice. Les jurés peuvent en effet de manière très simple se connecter avec leurs téléphones portables pour rechercher les informations relatives au procès sur Wikipédia ou autre. Or, c’est le principe même de la justice : les membres du jury ne doivent qu’exclusivement se baser sur les informations recevables par le juge et ne pas prendre en compte des preuves considérées comme préjudiciables. Une tierce-personne peut très bien visualiser un lieu avec Google maps (Satellites inside) et définir la distance entre 2 points A et B ou obtenir une approximation du temps nécessaire au déplacement. De plus, ils peuvent très bien communiquer leurs opinions et les délibérations du jury avec leurs connaissances via les réseaux sociaux. « C’est vraiment impossible à contrôler » selon Douglas L. Keene, président de l’American Society of Trial Consultants (un cabinet de consultants juridiques).
Quelques rares tribunaux ont répondu en interdisant les smartphones type iPhone et autre Blackberry à l’intérieur du Palais, d’autres ont carrément « confisquer » les mobiles. Où vont continuer à nous mener Facebook et Twitter ? La suite dans le prochain épisode.
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