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• Vendredi 23 juillet 2010 à 22 h 11
Auteur : Araen

J’étais en vacances. Ouais, je sais, ah ah. Même que je suis bronzé, que j’ai le dessous du pied coupé et que j’ai le nez qui pèle un peu mais pas trop quand même parce que l’été n’est pas fini. J’étais sur la plage, farniente, restant balloté par les vagues d’une mer agitée subrepticement par les souffles d’un vent d’est réchauffant.

La plage et ses méduses. D’ailleurs, les pompiers sont des incapables. Je vous le dis vite fait. Sur leur panneau où ils s’éclatent à te donner la vitesse du vent en noeuds parce qu’ils le valent bien, ils ont écrit « Attention, aujourd’hui il y a des anémones ». Les anémones, si t’as pas vu Le Monde de Némo, c’est des plantes qui collent et qui piquent des fois, et qui souvent se cachent dans les rochers. Y’en a partout, tout le temps. En exclusivité mondiale, le tableau des pompiers demain :

  • Aujourd’hui, le ciel est bleu
  • Aujourd’hui, y’a du sable sur la plage
  • Aujourd’hui, l’eau ça mouille
  • Aujourd’hui, les rochers ça fait mal aux pieds

Mais je ne voulais pas vous parler de ça. J’ai quitté mon endroit de vacances (pour partir au Festival d’Avignon demain, si y’a des gens sur place, prévenez, qu’on s’organise un bareback, heu, barbeuk) et pour cela, j’ai pris le bus.

Le bus…

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• Vendredi 16 juillet 2010 à 10 h 55
Auteur : Araen

Le titre n’est pas une blague c’est juste que j’avais pas envie de m’emmerder à trouver un bon titre à un article qui ne parlera de rien, et aussi parce que je suis assis sur le muret du bout de ma rue, connecté en 3G, que j’ai assez mal au cul et que voilà.

Il fait chaud, ta mère est chaude. La mer, pardon. 28°C hier, soit 82.4° Farenheit et 301.15° Kelvin, ce qui n’est pas négligeable dans la mesure où on pourrait y dissoudre un arabe.

Non, je plaisante, j’ai rien contre les arabes, mais depuis que j’ai lu Camus, qu’est-ce que tu veux, j’ai des envies. Bref, je disais donc avant cet interlude hortefeu-iste qui n’a finalement rien d’hortefeu-ien, que j’avais mal au cul, mais surtout à cause du muret du bout de ma rue.

J’ai eu plein d’idées assez drôles (par rapport à d’habitude), mais je les oublie ce qui, je vous l’accorde, n’est pas forcément pratique pour la rédaction d’un article. En vrac, j’aurais pu vous parler de M. Dufour qui s’est suicidé. La question étant : avec un nom pareil, va-t-il se faire incinérer ? On pourrait aussi répondre « Sans doute une balle » à la personne qui demande (en l’occurence ma grand-mère, qui cherche toujours les oeufs qu’elle a caché pour Paques) « Mais qu’est-ce qui lui est passé par la tête ? ». Trop connu.

Hum, que c’est fin. Bon, ça m’énerve, je me souviens plus. Ah, oui, si. Je découvre des vérités sur les vieux assez étonnantes. Les vieux n’ont pas du dentifrice, mais de la crème dentaire (je te jure, t’iras voir) acheté chez Lidl. Les vieux parlent toujours de la guerre quand tu fais le difficile à table  (« Pendant la guerre, t’aurais été content d’avoir un quignon de pain dur ». Oui, bah je supporte ni le quignon, ni le pain dur, ni la guerre, alors bon). Les vieux veulent que tu prennes la douche à la plage, parce que l’eau c’est cher, quand même, tu pourrais faire des efforts !

333 mots. On y est presque. La plage. J’en ferai sans doute un article tellement y’a à dire. Sur la vieille qui emmerde tout le monde avec ces 163 serviettes étalées sur le sable et sur lesquelles le moindre grain de sable déposé provoque des torrents de mépris et de fureur octogénaire. Puis le boulet qui remonte son short pour en faire un string. L’allemand écrevisse avec les chaussettes sous les sandales. Le Chinois mignon qui s’émerveille devant la mer. Etc. Etc.

Bon, je vais prendre un bain. C’est pas tout ça mais il fait chaud.

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• Samedi 19 juin 2010 à 21 h 19
Auteur : Araen

Tout a commencé une journée ordinaire. Il faisait beau (non, c’est pas vrai, mais je vais pas commencer mon histoire en disant que d’épais nuages gris épaississaient le ciel pendant que je marchais sur un goudron à peine tiède), le soleil brillait avec force (ce n’est toujours pas vrai, mais faites un effort d’imagination) (d’autant plus que dans quelques semaines, plus personne ne sera en mesure de savoir s’il faisait beau ou non ce jour là, Barbara) (sauf si vous lisez ces parenthèses, mais après tout, personne ne lit les parenthèses) (et si vous les lisez, vous avez sérieusement un problème) et les oiseaux faisaient cuicui point. Point virgule même ; c’est là que survint le drame.

Pause. Remarquez que j’enrobe. « Pourquoi faire tenir un mensonge, avoué qui plus est, en plus de 100 mots ? » me direz-vous, et vous n’aurez pas tort. Pour la simple et bonne raison que je ne suis pas drôle, et qu’on fait ce qu’on peut pour avoir l’air conséquent en énonçant un minimum de choses dans un maximum de mots. Unpause.

Je me baladais ainsi, sous ce véritable soleil radieux, le coeur léger mais le dos lourd sous le poids accablant de mes pêchés interdits. C’est là que survint le drame. Ce drame dont tout le monde entend parler depuis ce matin, avec la Une de l’Equipe qui, sans aucun doute inspiré par Appolinaire, Rimbaud ou, c’est plus probable, Jean Genet, titrait « Va te faire enculer, sale fils de pute ». Donc je parcours mon marché, car j’habite la Provence con et que les cigales commencent à sortir dans cette bonne odeur de farigoule putaing, et là j’aperçois un poissonnier qui feuillette le magazine.

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• Vendredi 30 avril 2010 à 12 h 49
Auteur : Araen

J’aurais pu intituler ce billet « Loi de l’emmerdement maximum » ou « La loi des séries et moi sont sur un bateau, je tombe à l’eau, combien de temps avant de me noyer ? » mais j’ai préféré faire une allusion à Marguerite Duras, parce-qu’elle a un prénom de fleur.

Mes lecteurs sont sadiques (tout au moins autant que moi, sinon ils ne seraient pas mes lecteurs), j’ai donc décidé de leur donner en pâture ma vie totalement médiocre, et plus précisément la journée la plus catastrophique de mon existence. Pour un peu que vous me pensiez égocentrique, voilà vos impressions confirmées.

Tout à commencé hier, à 8h, un jeudi ordinaire qui ressemblait à tous les autres jeudis. Un jeudi qui arborait dans son ciel un soleil écarlate et un firmament si bleuté qui fit pâlir la mer. Tout était bien, tout était beau. C’est là que Murphy entre en jeu. La loi de Murphy est compréhensible par un exemple, si vous ne la connaissez pas encore :

Si une tartine de confiture tombe, elle tombera toujours du côté de la confiture

Cette vérité marche bien sûr pour le choix de la caisse au supermarché, la probabilité de marcher dans une merde de chihuaha et avec tout un tas d’exemples que je ne vais pas évoquer ici. De cette loi de l’emmerdement maximum (c’est le nom officiel) en découle la loi des séries. La loi des séries, c’est le fait que si quelque chose se passe mal dans votre journée, il y a toutes les chances pour que le reste soit tout aussi pourri.

Maintenant que nous avons posé le contexte, revenons à ce fameux jeudi. J’avais contrôle de physique (ouais, j’ai encore des contrôles, pas la peine de rire) sur tout un tas de trucs que je maitrisais sur le bout des doigts du genre titrages directs, représentation de Lewis ou topologique, lois de Newton, travail d’une force, etc. Je finis ce contrôle avec l’image du 20 qui flotte dans ma tête, tout fier, quand soudain ce doute étrange m’envahit : Pour calculer le travail d’une force, on exprime la distance du trajet en mètres ou en kilomètres ?

L’unité, c’est le doute des scientifiques. Surtout quand on a des valeurs qui se calculent en N.s-2.m-2 ou du genre. Et là, c’est le drame.

Mais le drame absolu. Le drame qui te donne envie de partir à la pharmacie, d’acheter trois boites de somnifères et de les avaler tout d’un coup. Je vous laisse deviner ? Non ? Bon. J’ai calculé toutes mes valeurs avec des kilomètres au lieu des mètres, c’est à dire deux exercices sur 8.5 points qui sautent. Autant vous dire que mes murs ont failli être imprégnés de ma cervelle quand j’ai compris.

Mais ceci n’est pas fini, l’emmerdement maximum était de la partie. Contrôle d’allemand deux heures plus tard (ouais, je fais allemand, c’est pas la peine non plus de se moquer, j’ai assez de mal comme ça à l’assumer dans ma vie de tous les jours donc ça suffit). Je fais mon truc, prof qui ramasse ma feuille et qui, 5 minutes plus tard, vient me voir en me disant « Mais, tu l’as compris le texte ?« .

Fail donc. Tout aurait pu s’arranger avec le contrôle de maths. Contrôle de maths qui a été réussi, ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai l’habitude de plutôt bien gérer en maths. Surtout que y’avait un exo bonus que j’ai eu le temps de faire, pas la peine de vous dire que j’aurai frôlé le 20. J’étais sûr de moi, avec délectation je me réjouissais de cette future note.

Ce matin, j’ai découvert le contrôle dans mon sac. J’ai oublié de le rendre. Je vais m’acheter une corde.

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• Vendredi 12 mars 2010 à 9 h 05
Auteur : Araen

Abusé quand même. Pour ceux qui me suivent depuis le début, je sais que vous êtes extrêmement nombreux puisqu’on est au moins (j’espère) de quoi se faire une belote, le nom de domaine et l’hébergement de ce site ont été acheté et mis en ligne le 7 Mars.

Ca fait donc un an que je sévis sur la toile comme auteur, chose que je n’avais fait que peu étant plus jeune. Je vais pas répéter ce que tout le monde dit, non seulement parce-que tout le monde le dit, ensuite parce que j’ai pas envie, et que vous allez quand même pas me gonfler de bon matin, je suis malade.  Mais force est de constater que l’activité du blogging (hormis l’aspect chronophage de la chose) est un moteur de découvertes.

J’ai découvert Twitter, j’ai découvert les arcanes obscurs du web, j’ai appris à écrire pour un public, aussi petit soit-il (mais vous êtes quand même les meilleurs), à concentrer ma pensée, à aiguiser mon humour, bref, mon blog fut un peu mon brouillon. Mon blog restera toujours mon brouillon. Et si un jour je deviens célèbre (qui sait, peut-être que je serai… heu… oublions), vous pourrez dire « Ah, je le lisais quand il était encore tout jeune ! ».

Voilà. Mon blog, c’est ma communauté, bien que que Facebook (peut-être pas que Twitter quand même, je pense que y’a plus de gens qui lisent ma timeline), c’est moi tout entier. D’ailleurs, c’est vachement impudique comme truc, un blog.

Et pour ceux qui attendent avec impatience mes statistiques de cette première année, allez vous pendre, je vous les filerai pas ! Et pour ceux qui attendent les cadeaux, vous en aurez pas non plus, mais filez chez GeekAndCo, peut-être que la chance vous sourira. Bande de rapaces. Let’s go, c’est reparti pour un an !

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• Jeudi 11 mars 2010 à 18 h 45
Auteur : Araen

Contrairement au film La Rafle, que j’ai bien aimé même si bon, ceci n’est pas une autobiographie réelle. Mais faisons comme si. Après tout, Amélie Nothomb se gène-t-elle ? Non.

Je dois dire que j’en ai marre des ces sandwiches fait maison, ceux qui ont le bord dénué de toute garniture parce que justement, c’est le bord. Ce bord qu’on met de côté car il est franchement dégueulasse de manger du pain normal quand on a de la charcuterie à côté.

De ce fait, je me suis dit que j’allais me faire un MacDo. Le truc gras par excellence, le machin qui est censé vous dégouter de toute forme de sandwich quand on vous explique comment c’est fait, la chose qui excite vos papilles et titille vos narines. Mais comme je suis un gros chieur, ou du moins je peux être une véritable enflure, je n’allais pas y aller comme ça.

La scène prend place au MacDo du coin. Peu importe le lieu précis en France, on en a strictement rien à battre, ça n’a absolument pas d’importance. Du moment que y’a le parc — si on peut appeler ça un parc, mais cessons de faire des procès à tout va à tout ce qui ne va pas dans ce bas monde — c’est l’essentiel. Les personnages se situent à l’intérieur du restaurant (LOL), une queue innommable enfile les allées étroites bordées par des sièges. Les serveurs sont débordés par des commandes qu’ils ont un peu de mal à contenter.

MOI : Bonjour. Je voudrais trois Menu Maxi Best Of Big Mac, deux Royal Bacon, un deluxe, un Sundae, mettez moi aussi des potatoes, de l’Orangina. Ah non, pardon, du Fanta, vous faites pas l’Orangina (connasse).

ELLE (c’était une femme, encore plus drôle) : Pour vous tout seul ?

MOI : Non, j’ai mon ami Casper à côté de moi. Et comme je suis schizophrène…

ELLE : Ce sera tout ?

MOI : Non, je voudrais faire un tennis avec vous aussi.

La foule commence à s’impatienter.

ELLE : Ca fera 45.20 €.

MOI : C’est cher, je vous le prend à 40 €.

ELLE : 45.20 € s’il vous plait.

MOI : Bon, 42 €, c’est mon dernier mot.

ELLE : Monsieur, je vous en prie…

MOI : Appelez-moi donc Mathieu, nous nous connaissons un peu maintenant. Sourire.

ELLE : Les gens attendent. 45.20 €.

MOI : Ah ! Vous êtes coriace vous !

Le MOI sort de ses poches des tas de pièces rouges qui sortent en cascade et les appose sur le comptoir.

MOI : Prenez ce dont vous avez besoin, j’attendrai que vous me rendiez la monnaie.

Hue générale dans le public, très déçu par cette prestation. Les injures volent, les enfants boudent, les chiens se mettent à pisser partout. Ceci est essentiel au bon déroulement de la scène.

ELLE : Vous déconnez j’espère ?

MOI : Pas le moins du monde. Allez-y, comptez, j’ai faim moi.

ELLE : 1, 3, 8, 13, 15, ..

MOI : 54, 78, 91, 12, 5, 1 325. J’espère que ça ne vous dérange pas trop ?

Regard de foudre qui transperce cet odieux personnage.

ELLE : Putain, j’ai perdu le compte.

MOI : Vous allez parler mieux oui ?! Vous allez pas bien ? Allez-y, reprenez.

La (pauvre) serveuse reprend le compte et arrive à 15.22 € après quelques minutes. Le MOI a quand même réussi à préserver sa vie jusque là.

MOI : Bon, vous êtes vraiment trop lente. Enlevez donc les Potatoes et le Sundae.

ELLE : Vous êtes un gros connard. 15.22, 15.27, 15.32, …

MOI : 78.84, 17.21, 12.36, 15.78…

ELLEcriant presque : 16.02, 16.05, 16.10…

MOI : 45.65, 79.23, 54.12. Ah, non, je me trompe. 54.13, 16.22…

ELLEencore plus fort : 16.54 !

MOI : Pourquoi criez-vous ? Quelque chose ne va pas ? Pauvre de moi, vous êtes vraiment incompétente ma parole. Vous êtes très fesses à claques, je suis désolé de vous le dire mais… NE VOUS ARRÊTEZ PAS DE COMPTER. Vous voyez pas que les gens attendent ? Et puis pourquoi m’avez vous mis tout ça ? Vous voyez pas que je suis seul ?

En effet, la plupart des personnes présentes s’étaient rabattues sur les autres guichets, les protestations devenaient des manifestations et des pancartes étaient affichées, accompagnées de gens qui scandaient des slogans ravageurs.

ELLE : Bon, Monsieur…

MOI : Rendez-moi mes pièces. Lui tendant un billet de 20€. Rendez-moi la monnaie, je veux juste un Big Mac et un Coca. Chez Quick, c’est mieux.

ELLErageant : Pédéraste.

MOI : Ah, enfin, merci bien ! A demain !

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• Mardi 09 mars 2010 à 20 h 08
Auteur : Araen

Tout le monde connait Martin Luther King, l’homme qui a inventé les rêves. L’homme qui fait que maintenant, si tu dis que t’as fait un rêve, on te rétorque que t’as rien inventé. Mais Luther à terre (elle était petite, j’ai un peu honte) n’a rien fait de vraiment passionnant. Egalité, tout ça, bof quoi. Et je ne suis pas raciste, comme je l’ai déjà dit, on m’a dit qu’il existait des arabes très biens. D’ailleurs, aujourd’hui, un d’eux m’a filé un euro (tandis qu’une vieille dame s’est mise à courir quand je lui ai dis « Madame ? ». Du moment, avant qu’elle tombe, les pieds embourbés dans son cabas aux roues franchement mal accrochées).

Le rêve de la nuit dernière se situe dans ma tête, quelque part entre mon double et mon triple, autant dire que ce fut joyeux. J’étais dehors, le soleil faisait un bisou à la lune car ils s’étaient réconciliés après des siècles de persécution, le ciel était le Jacuzzi de Dieu qui prenait un bain en se frottant le dos avec une étoile de mer. Autant dire que les nuages était la mousse bien placée.

Au sol, qui était en réalité un xylophone géant qui faisait des sons à chaque pas, en fonction de l’inclinaison du pied et de la matière des semelles, les pavés s’éclairaient de temps à autre pour pallier au manque de lumière. Sachez que dans mes rêves, il peut faire beau et faire nuit en même temps.

Je participais au championnat du monde de poésie en SMS. Les participants étaient là, je dois dire que je ne me suis pas trop attardé sur eux après avoir salué Buzz L’Eclair que je n’avais pas vu depuis longtemps. Nous étions tous là, la sueur aux doigts, la langue qui nous grattaient les cheveux et les chaussures sur les oreilles pour ne pas être dérangés par le bruit. Le regard rivé sur nos téléphones (je partais avec un handicap, un vieux motorola au clavier physique avec aucun accès au web, ça ne peut pas rivaliser avec les technopilotiphones écran plasmaoïde à dérivation interstellaire,  avec rasoir intégré), nous réfléchissions à la poésie que nous écrivions.

Après une mûre réflexion sur « T9 or not T9 ? I don’t know, va voir ailleurs », j’ai pris un truc qui écrivait directement ce que je pensais. Ça n’avait pas de nom, mais un fil était branché dans ma narine. Je me suis lancé, effréné, épuisé, la tentacule entre les jambes, j’écrivais : « Lol ! Excité d’1 désire curieu, cet nui je lé vu arivé en c lieu xptdr ! De son imaj en v1 g voulu me distrair pouet LOL ». J’avais toutes mes chances.

C’est à ce moment là que la rivière a débordé, engloutissant tous les participants dans un tsunami géant sur lequel j’ai fait du surf. Inutile de dire que ce rêve fut totalement stupide, puisque, comme chacun le sait, je ne sais absolument pas surfer. Vraiment, n’importe quoi.

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