
Des toiles d'araignée renforcées avec de l'acier.
On a tous déjà été surpris par la beauté et l’incroyable complexité d’une toile d’araignée baignée par la rosée. L’enchevêtrement de fils dans un enchainement mathématique plus ou moins complexe ne peut que nous rappeler la grandeur d’une nature encore trop souvent bafouée (qu’est-ce que je raconte ?).
La toile d’araignée est, naturellement, plus légère et solide que l’acier. Aujourd’hui, les chercheurs ont réussi à la rendre jusqu’à trois fois plus résistante en ajoutant de petites quantités de métal. On pourrait alors se demander l’intérêt d’une technique de ce type, mais il apparait clairement quand on entrevoit le domaine médical (os et tendons artificiels) ou encore l’équipement militaire (gilet pare-balles, …).
Seung-Mo Lee et son équipe, qui ont publié leurs recherches dans la revue Science (ce n’est pas la première fois que j’en parle), affirment que l’ajout de zinc, de titanium et d’aliminium par une technique que l’on appelle Atomic Layer Deposition (ALD), ou Dépôt de Couches Atomiques en français, renforce considérablement les toiles arachnéennes.
L’ALD pour les incultes (j’en faisais parti) est donc un dépôt successif de différentes matières sur une surface, laquelle sera à la fin parfaitement homogène en apparence. Dans le cas de la toile d’araignée, le métal va pénétrer à l’intérieur de la fibre et réagir avec certaines protéines.
On avait déjà remarqué que certains insectes montraient des traces de métal dans leur organisme, la machoire de la sauterelle étant fortement concentré en zinc par exemple, et c’est ce fait qui a inspiré les chercheurs concernés dans leurs découvertes intéressantes. Reste encore à trouver un moyen de créer synthétiquement ce type de toiles, le secret des araignées est encore hors de portée (on s’en approche quand même).
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