Archives pour la catégorie ◊ Humour ◊

• Jeudi 01 septembre 2011 à 17 h 24
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Vous allez rire, mais ceci n’est encore pas un article. Traitez-moi de lâche, de coward, flagellez-moi avec des spaghettis trop cuites, faites-moi passer sous des roues de feu. M’en fous, j’ai juste besoin d’un peu d’amou-ou-ouUuuur ♬ ♬ ♩ Comme l’oiseau a besoin de ses ailes pour voler, j’ai… Hum. Pardon. C’est France Gall.

Donc, si je vous ai conviés ici, présentement, c’est pour vous introduire, au sens anglo-saxon du terme (ne nous laissons pas entraîner dans des entractes graveleux), une vidéo dans laquelle s’unissent conjointement à la fois Hugh Laurie, plus connu pour son rôle dans la génialissime babylonesque (ceci est mon mot, ©) série House, et Rowan Atkinson, que l’on a pu apercevoir dans la série des Mr Bean et dans les films du même nom. Tout ça pour parler de Shakespeare et d’Hamlet dans un sketch hilarant. Afin de ne pas vous en dévoiler plus, je vous laisse contempler ce bijou dont tous ont toujours rêvé.

« And why not : to be or not to be ? But it’s SHORT William, IT’S SHORT ! »

[Fr Sub] Rowan Atkinson & Hugh Laurie – Shakespeare and Hamlet (1989)

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• Dimanche 12 septembre 2010 à 18 h 00
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Il y a une mouche.

Dans ma maison.

Là, elle virevolte avec plaisir et sadisme au-dessus de mon bureau.

Puis elle s’en va, magnifique, dans son manteau de fourrure excrémentaire, plus loin de moi et dans le bourdonnement incessant de ces beaux jours qui s’en vont et qui, inexorablement, finiront aussi froid que le cerveau endurci d’Eve Angeli dont les neurones atteignent sans peine le stade hypothétique de l’immobilité absolue du 0° Kelvin.

La mouche est fourbe. Il existe des animaux aussi fourbes que la mouche, comme l’enfant en bas âge ou Christian Vanneste. Mais aucun capable de rivaliser avec les délices suprêmes d’ingéniosité dont peut faire preuve une mouche marquant comme étant sien le territoire de votre évolution sociale. C’est à dire votre chambre. La mouche est machiavélique. De ces yeux qu’elle pourlèche, suivi d’un rictus terrible, elle vous observe dans sa niaiserie qui n’est que feinte, attendant une faiblesse de votre part, attendant un geste de trop qui abaissera votre garde et vous rendra soudain plus vulnérable aux attaques de la drosophile qui n’a aujourd’hui plus n’a rien à faire ailleurs que sous un microscope.

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• Mardi 31 août 2010 à 14 h 10
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Il me suffisait d’apposer mes doigts sur cette fine ouverture pour libérer de son enveloppe le doux objet de mon désir actuel. Assis par terre, les genoux à même le sol, tout prêt de la table basse, de mon pouce et mon index pincés entre eux j’ouvris cette cave de l’envie. C’était aussi ça, mes petits plaisirs en solitaires, qui prenaient place entre les deux aiguilles de mon salon qui pointaient vers minuit.

Majestueux, il s’offrit soudain moi, large et duveteux. Après quelques mordillements délicats s’écoulèrent de sa robe, en mouvements successifs et agités, ses épaisses sécrétions blanches et moites qui emplissent les papilles et le palais tels de la crème chantilly ou la soie des nuages de nos cieux. Les bulles auraient pu se former aux commissures de mes lèvres, mais sentir ce liquide à la texture onctueuse et à la dureté affirmée couler au travers de ma gorge, effleurer les dédales de ma trachée comme le ferait une mousse au chocolat, ne me laissèrent finalement pas cette occasion sublime.

Sublime en effet était cette occasion. Alors que ce morceau perdait de sa consistance, je redonnais un coup de dents. Un frisson me parcourut, les poings serrés à m’en faire surtout blanchir les jointures, un mèche de cheveux moite délicatement posée sur mon front alors humide. Je me moquais bien des champignons et autres moisissures qui avaient pu le coloniser, ces mycoses divines, ils ne faisaient que rajouter à sa saveur plus de piquant.

Sous les délices de mes joues se dessinait les miasmes de ce lait entrant en moi jusqu’à n’y plus laisser de place pour moi-même. Crème sucrée ou amère gourmandise, qu’en savais-je donc à présent ? Je ne savais pas, je ne pensais plus, plus rien, juste lui, moi, et quelques soupirs de volupté dans l’éternel silence de nos amours interdits.

Quand j’eus fini de tout avaler, je le renfermai dans sa boite, et le remis au frigo.

Ça faisait tellement longtemps que je n’avais plus mangé de camembert.

[La même chose avec une chaussure. C'est presque aussi bien]

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• Vendredi 16 juillet 2010 à 17 h 27
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Actuellement, j’ai peur. La France a peur. Le frisson insidieux de la terrible angoisse calorifique qui sévit sur les plages de sable fin a désormais pris sa place dans nos coeurs meurtris par les douces larmes de nos tristesses diluviennes.

Oui, enfin, y’a juste marqué « Attention méduses ». Mais quand même. Ca m’effraie assez je dois dire. Remarquez la formulation, par ailleurs. Tout dans le sous-entendu, soutenu par un drapeau vert. Ils auraient pu marquer « Des méduses pourraient éventuellement, dans la mesure où cela nous a été rapporté récemment, accoster sur les rivages de nos plages si le temps s’y prête et si le vent le permet. Mais bon ». C’est donc dire que rien n’est sûr. C’est cool, comme ça, on angoisse comme il faut, on nage avec une acuité oculaire qui ferait plaisir à n’importe quel opticien qui s’appelerait Jean-Philippe. Mais y’en a pas (cependant, on est pas sûr).

Mais peu importe. Là, je suis sur la plage, j’en profite donc pour écrire l’article que je vous ai promis. Car j’écris sur la plage, et si ça vous dérange pas, je vais continuer.

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• Dimanche 04 juillet 2010 à 23 h 12
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J’aurais également pu intituler cet article « Pourquoi quand tu bois tu finis toujours par chanter du Goldman en karaoké », mais ça faisait long et je me suis rendu compte que A devait être le seul à finir comme ça.

A sera le personnage principal de cet article. Pourquoi A ? Parce-que j’avais pas envie de l’appeler B et que j’allais quand même pas dire qu’il s’agissait de moi (parce-qu’il ne s’agit pas de moi). Et parce-que c’est plus court à taper que « Jean Sarkozy ». Et que j’ai encore la tête qui tourne un peu et que je vois à peine ce que j’écris. Mais il ne s’agit pas de moi.

La soirée commença dans une ambiance festive sous les trois étoiles d’un ciel à peine obscurci par le voile de la nuit qui le recouvre. La soirée commença vraiment quand le ciel mit sa burqa et que l’horaire avançait. La soirée débuta ainsi quand le premier verre de whisky fut descendu. Après ce premier verre, néanmoins, l’inquiétude est inexistante il faut dire, ce n’est que l’amorce d’une descente qui s’avèrera finalement interminable et qui nous emportera très vite dans des confins de désespoir où la joie n’est plus que l’adage des plus chanceux.

Nous noterons cette inquiétude « 1″ sur une échelle de 1 à 13.7. A 1, donc, A chante, mais juste parce-que c’est marrant, les détours psychologiques dus à une quelconque ingestion d’éthanol n’y sont pour rien. A chante quoi ? Alors, A tente de chanter (nuance importante) des chansons qui sont de toute façon toujours trop aiguë pour lui (prenons un exemple concret, comme si ça vous intéressait : Eve lève-tooooooooooooi et danse avec la viIiIIIIiIIIIIIIIEEEEHIHIHIHI).

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• Mardi 29 juin 2010 à 18 h 39
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Il me semblait alors en être arrivé au point de non-retour. Elle se dressait devant moi, belle, fière de ses courbes annihilant jusqu’aux confins de ma mémoire d’anachorète, prude de sa beauté transpirant comme les gouttes de lumière glissaient sur l’esquisse frissonnante de mon échine. Je bandais mes muscles sous ma peau suintante, elle contractait les filaments criards qui lui tenaient lieu de corps, enfonçant dans le sol ses pieds et dans les murs anguleux les angélismes de ses ongles. Les fleurs de son dos tendu éclataient en laissant des corolles et leur pollen s’envoler dans le ciel.

Cette chaise ne me laissera plus jamais goûter l’onctueuse chaleur du soleil qui se lève.

A peu près douze minutes et quatorze, quinze, seize, dix-sept, dix-huit, … secondes plus tôt.

Selon les dogmes acquis, une journée ordinaire commence par les gazouillis incessants des oiseaux matinaux, le froissement impertinent des ailes des cigales et les effluves de thym qui flottent sous les plafonds enveloppés d’une faible nuée de poussière éclairée par les rais d’un soleil qui renait chaque jour de ses cendres. Cela, bien sûr, si vous habitez en Provence. Si vous habitez en Bretagne, la journée commence par le bruissement de la pluie sur les carreaux des fenêtres de la cuisine, comme si les colombes de la paix avaient la diarrhée. Ou si Eric Woerth faisait un discours en postillonnant. Mais je n’ai rien contre Eric Woerth, je suis sûr qu’il dit la vérité.

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• Samedi 26 juin 2010 à 14 h 09
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J’étais hier en sueur, nageant dans des draps confus ne sachant plus trouver leur place dans un lit douloureusement brûlant, quand m’est apparu aussi clair qu’un magma secondaire au niveau d’une dorsale océanique en activité le paradoxe que nous appellerons  »de la passion estivale ».

Été, outre le participe passé du verbe être, est largement synonyme de passion(s) éphémère(s) consumée(s) (nous mettons des s car nous sommes optimistes. Oui, bah… on fait ce qu’on peut) sous les éclairs de la nuit enveloppée par les douces lumières de la lune glissant sur l’huile d’une mer qui offre ses zéphyrs à nos peaux en sueur.

Mais je m’écarte. Surtout intellectuellement. D’ailleurs, l’amour sur la plage, je suis désolé, mais c’est pas forcément cool. Pourquoi ? (Ceci est un interlude qui ne concerne pas vraiment l’article. Mais bon. Je fais ce que je veux.) D’une part, parce-que l’été à la plage ça veut surtout dire coups de soleil sur les cuisses, les mollets, le dos et la poitrine. Et le nez, le nez n’échappe jamais aux coups de soleil.  Bref, autant dire que les embrassades poignantes se retrouvent compromises. Pis, en plus des coups de soleil se dessine l’énigmatique problème du sable qui se retrouve toujours dans les endroits qu’il ne faut pas. Alors bon, des allers-retours qui râpent, bof, puis les coups de genoux dans la nuit, les surprises des touristes qui marchent paresseusement sur la promenade et l’affreuse déception de ne pas avoir eu d’orgasme (si vous êtes une femme, un homme se débrouille toujours pour avoir un orgasme. Oui, nous sommes égoïstes, chacun sa merde) sont autant de facteurs qui participent plus ou moins à l’échec d’une relation.

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