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• Dimanche 02 mai 2010 à 20 h 35
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Avant toute chose, je dois juste vous dire que je ne suis pas parti neutre dans ma tête quant à mon avis sur le deuxième opus d’Iron Man. Il y a des films comme ça qui nous font bonne impression dès que la sortie est annoncée, ou au contraire qui ont une réputation d’étron dans notre coeur sans qu’on sache vraiment pourquoi (Transformers 2, 2012, etc.). Donc Iron Man 2 avait complètement le monopole du coeur en ce moment là, notamment avec un casting présentant Robert Downey Jr., Scarlett Johansson ou encore Mickey Rourke dans le rôle du méchant.

La fin du premier volet des aventures de Tony Stark, le génie scientifique milliardaire — alias Iron Man —, prenait fin avec l’aveu officiel de son identité secrète et de son rôle de super héros. Après ce premier film qui avait fait l’unanimité, il n’était peut-être pas évident pour le réalisateur, Jon Favrau, de réitérer l’exploit scénaristique et esthétique d’Iron Man 1.

Iron Man 2

Affiche d'Iron Man 2

L’action du film se situe donc à peu près 6 mois après la fin du premier volume, en Russie, où le fils d’un des collaborateurs d’Howard Stark (le père de Tony) est en train de mettre au point un réacteur similaire, mais plus puissant, à celui qui alimente le coeur du milliardaire interprété par Robert Downey Jr. Bien évidemment, tout cela pour créer sa propre armure et mettre à genoux Stark fils dans un but de vengeance. Sans compter l’aide de Justin Hammer, PDG d’Hammer Industries, principal concurrent de Stark Industries qui va tout faire pour devenir le maître du monde.

Les nouveaux personnages introduits sont plutôt sympathiques, c’est simplement dommage que la nouvelle assistante de Stark, Natasha (Scarlett Johansson en rousse), n’ait pas forcément son lot de scènes importantes et qu’elle imite seulement Trinity de Matrix dans un des moments absolument pas clé du film. D’un autre côté, Sam Rockwell — que j’avais pu découvrir et apprécier dans Moon, sorti en 2009 — dans le rôle du médiocre Justin Hammer, qui tente tant bien que mal (plus mal que bien) d’imiter Stark dans ses innovations et son comportement, est plutôt convaincant, de même qu’un Samuel L. Jackson borgne interprétant le grand sauveur technologique de Stark, Nick Fury.

Ce film tient pour moi tous les paris qu’il avait pu poser. L’humour y est plus présent que dans le premier, avec des répliques franchement hilarantes, des scènes cultes et un jeu d’acteur totalement mythique. On revient plus profondément sur les origines et sur la vie de Tony Stark, notamment à travers son père, et on approfondit la psychologie des personnages qu’on avait légèrement laissé de côté précédemment pour s’axer uniquement sur l’histoire, qui était quand même la création de l’armure.

Les effets spéciaux ne sont pas extraordinaires, certes, les voitures qui se font couper en deux par les fouets lasers d’Ivan (le grand méchant Russe qui rêve de vengeance vis-à-vis de la famille Stark) ne sont pas totalement crédibles, les combats entre les armures sont un peu mollassonnes et les bruitages sont carrément exagérés, mais sérieusement, Robert Downey Jr. rattrape tout. Depuis que j’ai vu Sherlock Holmes (j’ai vu Iron Man 1 plus tard), je nourris une véritable passion pour cet acteur qui est véritablement extraordinaire. Et je dose mes mots à la pro-pipette. Ses expressions sont incroyables et le rôle du mégalomane totalement narcissique et séducteur invétéré Tony Stark lui va comme un gant.

Pour le troisième volet, je pense cependant qu’un peu plus d’action et une intrigue qui tournerait plus autour du personnage principal que d’un personnage annexe qui veut affaiblir Stark gagneraient au change. 8.5/10.

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• Mardi 08 décembre 2009 à 21 h 08
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Sans conteste le film à succès de l’année, Paranormal Activity peut se vanter d’avoir une réussite comparable à celui de 2012, le blockbuster aux 200 millions de dollars d’effets spéciaux.

En reprenant le concept de la caméra amateur, Oren Peli récupère les ingrédients qui avaient largement participé à l’ascension fulgurante de Cloverfield – la fameuse fin du monde de New-York, pour être original – ou le plus récent film d’horreur « REC » aux senteurs de Resident Evil. Paranormal Activity ne fait pas exception à la règle et entre dans les films les plus rentables de l’histoire du cinéma avec un budget de 15.000$ pour un gain de plus de 107 millions de dollars à peine deux mois après sa sortie.

Un film inégal au succès incompréhensible

Les critiques ont semblé encenser l’histoire de ce couple, hanté par un esprit, qui décide d’acheter une caméra et de filmer les quelques craquements et autres souffles nocturnes qui pourrissent définitivement leur paisible existence de banlieusards. Ce scénario extraordinairement original qui ne rappelle pas du tout l’ensemble des clichés cauchemardesques qui ponctuaient aléatoirement les histoires de feux de camp. Abracadabrantesque. Définitivement.

La majorité du temps passé devant l’écran est ainsi ponctuée de bâillements intempestifs et de ronflements mièvres. Les scènes quotidiennes ne sont pas intéressantes, la vie de notre couple n’est absolument pas passionnante, et les seuls enregistrements de la chambre hantée pouvant vous donner une dose d’adrénaline sont mal exploités. La quarante-huitième minute signe ainsi le début d’une pointe d’intérêt qui ne durera guère qu’un instant.

Un film d’horreur ? Ah bon.

Le suspens est inexistant, l’intrigue n’accroche pas et les longueurs s’éternisent. « - Mimi, j’ai oublié de faire les courses. – Mince, qu’allons nous manger ce soir ? – Je sais pas, c’est la faute au fantôme qui me hante depuis que j’ai huit ans, viens me faire un câlin et montre moi tes pieds ». Il y a en tout et pour tout 12 minutes et 45 secondes (j’ai compté) de prises de vues dans la chambre, ce qui est un comble puisque c’est quand même le clou du spectacle et le moment où on devrait se demander pourquoi on a fermé les rideaux et éteint la lumière. Mais non, à part la fin qui vous fait peut-être vous tenir la tête dans les mains – parce qu’à l’époque vous ne saviez pas bien si c’était une vraie histoire ou pas, mais maintenant que vous le savez, ça vous touche nettement moins – absolument rien dans ce film n’a de quoi effrayer le commun des mortels appartenant à ce monde.

Bilan

Ce film a joué sur le même plan que le Projet Blair Witch qui avait été le succès de son époque. Le teasing fut affolent, le bouche à oreilles spectaculaire et, de ce fait, le résultat mirobolant puisque « Paranormal Activity » est en passe aujourd’hui de devenir le film le plus rentable de toute l’histoire du cinéma. Pourtant, il dresse un portrait déjà vu d’un fantôme qui hante une maison sans apporter d’éléments nouveaux à la croyance populaire. De plus, la piètre tentative de nous faire croire à une réalité avec les remerciements à la police pour avoir fourni les enregistrements et le « Dedicated to Micah and  Katie» de la fin, faut pas déconner non plus. Si vous voulez voir de la vraie horreur qui fait sursauter, regardez « Le Cercle », « REC », « Amityville » (le remake est géant) ou « L’exorciste ». Mais ce n’est pas Paranormal Activity qui vous empêchera de dormir.

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• Mercredi 26 août 2009 à 19 h 00
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Quelques fois, et bien que les cas se présentant à nous, misérables spectateurs, ne sont pas extraordinairement nombreux, il arrive qu’un coup de matraque bien placé derrière la nuque devienne l’objet de nos désirs les plus pervers, alors que nos yeux sont encore posés sur l’écran du cinéma. Il est de ces films mauvais qui vous laissent dans la bouche un arrière-goût d’amertume et de misanthropie nouvelle. Il vous apparait soudain que jamais plus vous n’aimerez quiconque, que la fraternité humaine n’est qu’une pâle illusion. Il est de ces films dont on se demande le but de leur existence.

Push - Le Film

Push - Le Film

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• Mardi 30 juin 2009 à 18 h 00
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La semaine dernière, par un chaud soir d’été comme on les aime (vous savez, ceux qui font sortir les ventilateurs), je me suis rendu au cinéma. Sept euros la place et trois euros les pop-corn. Dîtes-vous que j’ai pris la plus petite portion, juste celle qui tient pendant les bandes annonces.

Bon, donc voilà, je suis allé Transformers 2. J’avais plutôt bien aimé le premier, puis « Transformers 2″ était dans les trending topics de Twitter. Il n’en fallut pas plus pour me convaincre. Je m’installe donc dans une salle presque vide, je commence à manger mes pop-corn. Le film commence directement sur une scène d’action ou une unité secrète, la NEST, essaye de détruire un robot à l’aide d’autres robots.

Transformers 2 : Revenge Of The Fallen

Transformers 2 : Revenge Of The Fallen

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• Lundi 18 mai 2009 à 8 h 17
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Je tombe dans l’inoriginalité. Et qui plus est, je suis allé voir Anges & Démons au cinéma (c’était hier soir, on était cinq dans la salle, c’était vachement bien).

Sorti le 13 Mai dernier avec Tom Hanks et Erwan McGregor (entre autre), l’action du film (adaption du livre de Dan Brown du même nom) se situe après le Da Vinci Code, bien que le livre soit sorti avant.

Le résumé :

Robert Langdon, éminent spécialiste des symboles et des religions, se retrouve entrainé dans une traque à l’intérieur de Rome après qu’un message fut adressé au Vatican, menaçant de faire exploser une bombe après avoir tué les quatre cardinaux préférés à la succession du Pape qui vient de mourir. Les Illuminati, antique société secrète qui a jurée de se venger de la tyrannie passée de l’église catholique, semblent déterminés à tout faire pour mettre leur plan à exécution.

Je parlais précédemment du Da Vinci Code, et c’est pas anodin. En effet, j’ai retrouvé le même déroulement dans Anges & Démons que dans ce dernier. Une succession des heures à l’Américaine (18 h 58, 20 h 58, 21 h 58, 22 h 58 et 23 h 51), une fin foireuse à la Da Vinci Code (mais qui est très bien, de toute façon, les fins c’est toujours foireux) et une intrigue enrobée de données scientifiques et pointues qui permettent au spectateur de vraiment « croire » tout ce qui se passe.

Anges & Démons

Anges & Démons

Enfin, je suis content, les prises de vue sont grandioses (ça passe à travers les murs, ça survole Rome, ça secoue dans tous les sens), c’est vraiment réveillant et c’est à voir au cinéma. Un bon film qui fait passer le temps si on a pas envie de se prendre la tête avec un film compliqué. Bilan : 8/10

Et en bonus, parce-que je vous aime bien, la bande-annonce :

• Jeudi 14 mai 2009 à 18 h 26
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Ah ! Alors que tout le monde se répand en critiques (bonnes ou mauvaises) sur Wolverine et autre Star Trek, je quitte ce monde de brute et je m’envole vers La journée de la jupe.

Alors que le nom a de quoi faire sourire, dressant sur des visages un soupir d’inquiétude et un brin d’endormissement, je vous avoue que j’étais pas vraiment emballé par cette sortie cinéma. Déjà parce-que dans un cinéma, y’a des gens (je suis d’une logique implacable, vous ne m’aurez pas comme ça), et ensuite parce-que Adjani, ça peut faire retro, etc.

La journée de la jupe

La journée de la jupe

Le résumé :

Un jour comme les autres, alors qu’une prof de français essaie tant bien que mal de faire un cours sur Molière dans un collège difficile, un revolver tombe du sac d’un élève. Après s’en être emparé, Sonia, au bord de la dépression suite au départ de son mari et à ses conditions de travail épouvantables, se retrouve entrainée dans une prise d’otages dont elle est l’instigatrice.

Mais très vite, la situation évolue, c’est indéniable. J’ai, pour ma part, beaucoup apprécié ce contraste tragique/dramatique dont les élèves sont les parfaits représentants. C’est une remise en question de l’enseignement, et une leçon de vie que nous offre ce film.

Le jeu de ces jeunes m’a vraiment scotché qui plus est. Maintenant que j’y repense, on s’y croit vraiment, la vulgarité est là, la gestuelle est là, ils tiennent tous un rôle qui n’était pas évident à jouer.

La journée de la jupe – Bande Annonce

Un film absolument génial que je conseille à tout le monde, 9/10.

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• Jeudi 23 avril 2009 à 19 h 16
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Je suis de retour pour « Le film de la semaine« . Vacances obligent, j’ai regardé un peu ma vidéothèque et j’ai sorti un des films que je n’avais pas encore vu : Unborn. Le titre en anglais, ça fait bien, puis je savais que c’était un film d’horreur. J’ai donc fermé mes volets et je me suis installé dans mon canapé.

Le résumé d’Allociné (il est très difficile d’écrire un résumé sur un film d’horreur, je suis d’ailleurs même pas sûr qu’il y ait un résumé à faire) :

Casey Bell n’a jamais pardonné à sa mère de l’avoir abandonnée enfant. Mais quand des événements inexplicables commencent à se produire autours d’elle, elle comprend petit à petit la raison de cet abandon. Hantée par des cauchemars incessants, et traquée par un fantôme sans merci quand elle ne dort pas, son salut viendra de Sendak, un spécialiste du surnaturel, seul apte à mettre fin à son calvaire.

La Bande-annonce :

Ce que j’en pense. J’ai sursauté une fois (ou deux), mais alors bêtement, j’étais pas préparé (vous savez, le gamin zombie dans l’armoire à pharmacie, c’est surprenant). Comme je le disais plus haut, j’ai peut-être un certain apriori sur les films de ce genre, mais j’ai par exemple bien aimé « Le Cercle », donc c’est pas une raison. On passe le temps, on comprend pas vraiment ce qui se passe, mais c’est marrant. Et bien sûr, la fin foireuse à laquelle on ne s’attendait pas du tout.

Bilan : 6/10.