Archive pour ◊ juillet, 2011 ◊

• Jeudi 28 juillet 2011 à 22 h 34
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Le paintball.

Tu connais ? Bien sûr que tu connais, tous tes potes en parlent. Tout le temps. De là à dire qu’ils n’ont que ça comme conversation, ce serait tout de même injuste. Ils parlent aussi du airsoft. Et, ne lésinons pas ces dames, de vagins. Voilà, je crois qu’on a fait le tour de la conversation de vos potes.

Bien sûrs, les miens sont fantastiques, ils parlent de tout. Mais là n’est pas le sujet. Donc un de vos mes amis m’a ramené très gentiment au paintball aujourd’hui. Je n’avais bien entendu aucune appréhension, car je suis une personne fabuleuse qui n’a même pas peur des araignées dans la bouche même si on en mange en moyenne 8 dans sa vie. Et tout ça sans même devenir spider-man, qu’on m’explique un peu l’intérêt. J’ai donc pris mon vélo pour parcourir les 48 km (au moins, sinon plus !) qui me séparaient du champ de jeu. J’ai évidemment failli décéder, car même si je suis formidable il y a des limites à ma condition physique. Winston Churchill disait qu’il devait sa longévité au fait de ne pas faire de sport. Je le crois (tu penses bien, un homme pareil, que je le crois !). Alors que je n’aurais qu’à traîner sur le site ado-musculation.com. Si vous voulez vous muscler histoire de répondre à la frêle dynamique de votre corps de paille et que vous avez entre 14 et 22 ans, n’hésitez d’ailleurs pas à y jeter un oeil. Au sens figuré, car même musclé, avec un oeil en moins la vie doit être beaucoup moins belle.

Heureusement, nous étions deux avec nos vélos. J’étais le seul à souffrir, avec deux m car on souffre plusieurs fois, mais quand même. Donc, 48 km et une demi-heure plus tard, nous sommes arrivés. Pour ceux qui n’ont pas d’amis qui jouent au paintball, recasons le sport dans son contexte. C’est-à-dire à la maternelle normalement pour bien imaginer les enjeux.

Donc, nous sommes à la maternelle. Souvenez-vous quand vous faisiez la guerre avec vos petits camarades : « Pan, t’es mort ! » « Ah oui, mercredi ! ». L’innocence enfantine du langage poétique. Le paintball, c’est exactement la même chose. E-x-a-c-t-e-m-e-n-t. Sauf qu’on est plus vieux, donc les bâtons sont remplacés par des pistolets, les « Ah oui, mercredi » par « OUT ON TIRE PLUS ÇA NIQUE VOS TRUCS ! » et qu’il y a un peu plus de stratégie, même si on est pas tous corses et qu’on s’appelle pas forcément Napoléon. On possède donc de gros pistolets dans lesquels on met des billes de peinture et avec lesquels on doit tirer sur les gens pour leur peindre la gueule.

Les équipes — comme à la guerre, y’a plusieurs équipes (il me semble, même si j’ai jamais vraiment compris le principe de la guerre) — s’affrontent dans plusieurs jeux, dont celui où il faut s’emparer d’un drapeau. Donc défenseurs et attaquants. Comme dans les jeux vidéos, mais sans jauge de vie, sans super pouvoirs, sans arc, grappin, flèche ensorcelée et autre inventaire magique. Vous imaginez bien qu’on a pas l’espace, contrairement au Link de Zelda qui a un sac incroyable de chez Vuiton sans doute. Ca donne quelque chose comme ça :

Vivre d'amour et d'eau fraiche

Vivre d'amour et d'eau fraîche

En vrai, c’est beaucoup plus grave pire. Mais consolons-nous. Putain, j’en ai PARTOUT. Tout ça pour quoi ? POUR UN DRAPEAU, OUI. Comme à la guerre on vous dit. Ça n’a pas vraiment d’intérêt à proprement parler (les plus belles choses ne sont-elles pas inutiles ? Le seul intérêt pratique d’ »Une saison en enfer », ça reste quand même le calage de table), mais c’est jouissif et drôlement rigolo. On se shoote fort dans la gueule, « Ah ah, je t’ai enfin eu trou du cul (un peu de vulgarité n’enlève rien à la possibilité de faire des rimes. N’est-il pas ?) ». Bref. Qu’est-ce que je voulais vous dire déjà ?

Ah, c’est tout. Le paintball, c’est quand même sportif, faut crapahuter un peu partout pour prendre l’ennemi en traître (comme à la guerre) et tous les exterminer (comme pendant la seconde guerre mondiale). Mais franchement, on s’amuse bien.

• Mardi 26 juillet 2011 à 20 h 50
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J’ai pommé ma carte d’identité.

Je sais, ça ne vous surprend pas, moi non plus, il faut savoir que ça reste entre elle et moi une grande histoire amour, telle une partie de cache-cache par intermittence dont on ne connait ni le début ni la fin. C’est toujours la surprise, quand va-t-elle disparaître, quand vais-je la retrouver, la retrouverai-je un jour ? Est-ce là, maintenant, la fois où plus jamais je ne la retrouverai ?

Ca a débuté comme ça. La veille du bac, il y a quelques semaines, je me dis « Tiens ! Voilà du boudin Si je retrouvais ma carte d’identité pour demain, ça serait pratique ! ».

Je l’ai bien entendue démontée. Elle était partie derrière un renfoncement du mur, au fond, là où, bon, elle n’avait rien à faire. Et ce n’était pas la première fois. Comme le souligne le message ci-dessus, je l’ai explosée puisque je l’ai retrouvée.

Evidemment, la semaine qui suit était importante, c’était celle du bac, il ne fallait donc plus trop trop jouer à cache-cache parce qu’il faut avouer que ç’aurait possiblement été une faute de goût impardonnable pour mon futur. Là où elle a été très forte, c’est après l’épreuve d’anglais. C’est à dire que nous discutions paisiblement, avec quelques amis, de la possible attirance pédophile du Father Flood pour la soeur de Mme Rose, le sujet dans une main et la carte, vous l’aurez deviné, dans l’autre. Souvenez-vous (ou imaginez pour les plus jeunes), vous sortez d’une épreuve, vous n’avez qu’une idée en tête « EST-CE QUE TU AS MIS LA MÊME CHOSE QUE MOI LA ? NON ?! C’EST TOI QU’A FAUX DE TOUTE FACON ! ».

Que de joie. Mais il faut rentrer chez soi, parce qu’il le faut, à un moment donné. Je m’installe, je fais ce qu’un jeune homme de mon âge fait, c’est-à-dire que je polis mon koala et que, si mes souvenirs de ce soir-là sont bons, je donne un récital de piano devant 500.000 personnes, dont la Reine d’Angleterre à moins que ce ne fut une momie avec des bijoux je ne sais plus. Mais qui seulement peut maintenant faire la différence, je vous le demande. C’est donc en plein récital, pile au moment où je jouais la 5e symphonie de Beethoven tout seul, qu’on sonne à ma porte.

Un flic. Avec ma carte d’identité.

La cochonne. Elle a été très très forte. Mais on ne me la fait pas.

Et donc nous voici, maintenant, dans un cas de figure similaire. J’avais prévu de partir en Europe, demain, mais ma carte en a décidé autrement. Elle a dû mal prendre que je la mène en bateau sur Facebook, elle a donc décidé de se venger en disparaissant soudainement. Et alors, je crois que cette fois, c’est la bonne. Soulignons par ailleurs que quand on perd un objet de ce genre-ci, petit et facilement dissimulable, tous les recoins présentent une possibilité de refuge à la dissidente.

Pourquoi ne serait-elle pas dans ce tiroir que je n’ai pas ouvert depuis au moins 1999 ? La tâche s’en retrouve ainsi considérablement alourdie par les attendrissements successifs au-dessus des souvenirs d’une époque révolue (Oh, ma vieille GameBoy, tu penses qu’elle marche encore si je change les piles ? Oh, mon ancienne carte de cantine ! Je peux pas l’utiliser comme carte d’identité, y’a ma photo dessus ? Oh, un lacet, si je me pendais avec ?). Les tiroirs, les cartons, sous le tapis, derrière les meubles, à l’intérieur des bouquins, dans les papiers, et surtout, surtout, tout ça une cinquantaine de fois.

- Tu viens juste de regarder si elle était pas là-dessous.

- Elle est fourbe. Elle peut très bien changer de place. JE LE SAIS !

- Mais…

- Ca suffit ! Soulève ta chaussure pour voir ?

Paranoïa. Paquets de mouchoirs, trousses, nintendo DS, on ouvre tout en espérant retrouver le bout de bidule truquifié. Sous la lampe, sous le bol, sous la bouteille d’eau, sous la calculatrice, avec la carte bleue ? Elle est où d’ailleurs, la carte bleue ? Carte bleue ?

Avec ma carte bleue, c’est une grande histoire d’amour.

• Jeudi 21 juillet 2011 à 19 h 01
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Cette terrible question soulignant l’étrange folie de mon esprit malsain est venue dans ma tête, là, maintenant.

Pourtant, je n’ai pas de formol.

Et encore moins de chat, peut-être est-il nécessaire du coup de le souligner.

Et finalement, je ne sais absolument pas ce que je vais vous raconter dans cet article. Ou alors, je vais m’acheter un chat. Enfin, non, c’est complètement con. Je vais pas aller m’acheter un chat alors que des centaines de milliers de chats errants traînent dans la rue, sans famille, sans foyer, seuls et apatrides, un peu comme une norvégienne qui voudrait se présenter à la présidence française.

Procurons-nous donc un chat qui traîne dans la rue. Mais ne le tuons pas immédiatement. Et d’ailleurs, comment tuer un chat ?

Voilà, j’ai ma problématique. « Comment tuer un chat ?« . Ouf. J’ai bien cru que j’allais devoir faire de longues phrases qui ne racontent rien du tout pour cacher désespérément le vide intersidéral de mon imagination actuelle afin que vous, braves lecteurs estoniens et tchécoslovaques qui me lisez par millions de milliards à travers toute la planète et dans vos immenses diasporas respectives (s’il est bien une diaspora célèbre, c’est la diaspora estonienne, où alors je n’ai pas eu 18 en histoire au bac) puissiez vous dire que non, vous ne perdez pas votre temps à lire des inepties creuses et sans but n’existant que pour flatter l’ego sur-dimensionné (disons-ce qui est, cessons de nous voilez la face si vous le voulez bien un instant, arrêtons ces diatribes de mauvaises foi qui ne mènent nul part sinon à la décadence littéraire du monde occidental), l’ego sur-dimensionné, disais-je donc, de l’auteur qui couche sur son papier numérique la douce non-existence de son talent absent.

Je pense avoir tué la moitié des chats qui me lisent à l’instant. Une bonne chose de faite. Sinon, pour tuer un chat, le moyen le plus efficace reste de prendre une pelle et de lui éclater sur la gueule. Toutefois, les esthètes qui sont encore entrain de me lire se diront que la beauté du chat risque d’en être un peu affectée. Mais, bougres que vous êtes, peut-on considérer qu’un chat est beau au sens propre du terme ? Non, bien sûr que non.

Ou alors, il faut prendre un bébé chat. Les bébés chats sont toujours mignons. Donc prenons un mignon bébé chat et mettons lui un coup de pelle sur la gueule.

Ah, ça ne va pas. En effet, si on s’emmerde à trouver un mignon bébé chat pour le défigurer, ça n’a plus aucun sens. Autant prendre un chat moche. Donc noyons le chat afin d’éviter toute séquelle physique. Certes, son pelage risque de perdre considérablement de sa superbe, car un pelage mouillé, C’EST MOCHE COMME LA VULVE DE GENEVIEVE DE FONTENAY. Mais ça n’a pas de rapport. Le pelage de Fontenay n’a plus mouillé depuis longtemps à mon avis.

Pour ne prendre aucun risque, prenons un mignon bébé chat chauve. Un persan.

Mais les persans sont moches, et il me semble que même bébés, ils ne sont pas très beaux. Donc : rasons un chat normal avant de le noyer. A moins que le pelage ne contribue à la beauté du chat et que, de fait, un chat rasé beau par défaut ne devienne moche une fois tondu ? Dans ce cas, trouvons un chat dont le poil ne se fasse pas aplatir par un quelconque liquide. Cela n’existe pas. Flûte.

Alors : dépeçons un chat en prenant bien soin de n’abîmer ni la peau, ni le poil. Noyons maintenant le chat.

Zut. Si je dépèce un chat, n’y a-t-il pas de fortes chances qu’il meure dans la bataille ? Alors gazons un chat ou empoisonnons-le. Puis dépeçons-le et noyons-le, en remarquant que ceci n’a plus aucun intérêt puisque ce dernier sera déjà mort. Puis recousons sa robe précédemment arrachée avec délicatesse. Non, ça ne va pas. Qui me dit que le gaz ne fera pas exploser le chat, détériorant à la fois le chat et ma cuisine dont je viens de refaire le papier peint ? Qui me dit que le poison ne le fera pas fondre, créant de la soupe de chat ?

Ainsi, prenons le bébé chat mignon et poilu que l’on a trouvé dans la rue.

S’il est dans la rue. Il ne sera sans doute pas très beau du coup. Alors prenons deux chats dans la rue, et faisons-les faire des bébés chats mignons et poilus, une belle portée, comme ça on pourra faire plusieurs tentatives. Prenons garde à ce qu’ils soient de sexes différents.

A moins qu’on ne fasse un bébé chat éprouvette et, dans ce cas, on n’aurait alors pas besoin de prendre de chats chez soi, évitant alors l’achat (ah ah, l’aCHAT) d’une litière et du patté qui fait que mon chat peut faire de superbes cascades à la fois sur les toits de la ville et sur mon canapé ? Cela me semble être une idée fort judicieuse.

Achetons donc une éprouvette, un microscope et du matériel adéquat. Récupérons un ovule et un spermatozoïde de chat dans la rue, et fabriquons dans l’éprouvette sus-citée un bébé chat.

Mais ne serait-il pas plus simple d’avoir recours à une mère porteuse ? Certes, on aurait une chatte à la maison, mais n’est-il pas agréable d’avoir une chatte à portée de main ? Donc ayons recours à une mère porteuse, ce qui est beaucoup plus pratique, vous en conviendrez aussi bien que moi. Après tout, on aura qu’à s’en débarrasser une fois né le cobaye de notre expérience. Par contre, il faudra penser à effectuer une transgenèse sur l’embryon afin de le rendre plus résistant aux assauts du monde extérieur et ainsi le rendre apte à survivre à un dépeçage. Eh oui, sinon, ça ne servirait plus à rien de le noyer, ne soyez pas absurdes !

Une fois né notre mignon bébé chat poilu et mutant, dépeçons-le et mettons au frais. Ensuite, noyons-le dans une bassine posée sur une serpillière afin de ne pas mouiller le parterre s’il se débat. Une fois votre besogne terminée, il faudra recoudre le pelage précédemment mis au frais.

Voilà, vous pouvez désormais conserver votre chat malheureusement décédé — quelle tristesse — dans du formol ! Quel bonheur, n’est-il pas ?

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• Mercredi 20 juillet 2011 à 15 h 33
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Tradition multiséculaire que je me targue d’honorer depuis maintenant deux ans, le festival d’Avignon est ce rassemblement théâtral qui réunit tour à tour de véritables spectacles (comme La Vie de Galilée cette année, selon la pièce de Bertolt Brecht) et de vraies bouses que vous ne voulez vraiment pas voir (Ego Quantum, si tu me lis, c’est pour toi !).

Le festival d’Avignon. Ce festival était un peu particulier puisque depuis On ne demande qu’à en rire, il existe des stars qui n’en sont pas vraiment et qui sont donc au Off. C’est ainsi qu’au détour d’un rue on a pu croiser tour à tour Jérémy Ferrari qui a taxé une cigarette à Babass, Arnaud Tsamère en survet’ et Florent Peyre auquel on a demandé s’il connaissait deux ouvrages de Victor Hugo (on a eu Ruy Blas et les Orientales) et quel était le dernier bouquin qu’il avait lu (Les Justes de Camus).

Car Avignon entre le 8 et le 31 Juillet, c’est l’occasion de tous les excès et de toutes les tentatives. De ce fait, après avoir laissé tomber l’organisation d’un micro-spectacle dans la rue, on s’est dit que faire des microtrottoirs, ça pouvait être rigolo. D’abord sur la littérature avec « Savez-vous qui était George Sand ? » ou encore « BONUS : Que fête-on le 14 Juillet ?« , on est ensuite passé aux Jeunesses du Front National.

Ca commençait donc pas :

NOUS : Savez-vous qui était George Sand ?

FILLE 1: Un écrivain, non ?

FILLE 2 : C’était pas une femme ?

FILLE 1 : N’importe quoi, il s’appelle George !

FILLE 2 : Ah ouais, c’est con.

Pour arriver à ce dialogue un peu surréaliste :

NOUS : Bonjour Madame, vous avez cinq minutes pour un sondage des Jeunesses du Front National ?

DAME : Ah non, pas vous, vous êtes si jeunes ! Nous sommes tous pareils, moi-même je suis étrangère, et il faut un peu de tolérance. Tous les gens sont pareils, il faut vivre !

MOI : Mais Madame, c’est l’invasion, il faut quand même faire quelque chose !

DAME : Il s’est passé la même chose aux Etats-Unis avec les Européens, et ça a très bien fonctionné.

MOI : Mais c’était des Européens, c’est quand même différent. Ils sont mieux, les Européens.

DAME : Puis vous trouvez normal que l’on pille les ressources en Afrique, que l’on empêche ces gens-là de sortir de leur misère ?

ACOLYTE : Enfin, il sont pas très évolués, les Africains…

MOI : Puis il faut qu’on les civilise !

DAME : Mais non ! Moi je viens de Nice…

MOI : Ah, vous êtes pas étrangère de très loin donc.

DAME : … de Nice, et j’ai travaillé avec des gens d’origines diverses, et ils sont très bien !

Bref. C’était génial. Le mieux je pense, c’est de pouvoir demander aux gens « En quoi les gens issus de l’immigration sont-ils différents de nous ?« , et de même pas se faire engueuler. Fa-bu-leux. Et encore, on est pas allé au bout du truc parce qu’on a pas eu le temps et parce que c’est hyper éprouvant de faire ce genre de choses, mais on avait prévu plein de questions du genre « Etes-vous pour où contre la peine de mort ? », « Doit-on isoler les gens qui ont le sida ? », « L’homosexualité est-elle une maladie qui doit être soignée ? », « Auschwitz, détail dans l’histoire de la 2nde guerre mondiale ? ».

Dit comme ça, on pourrait croire que c’est drôle d’aller à Avignon. Mais en fait pas tellement. Déjà, parce que c’est hyper cher (pratiquement 100€ en trois jours et encore en étant pas très moral), ensuite parce que mon acolyte que j’appellerai désormais « La Féministe Masquée » a perdu son porte-monnaie dans le bus. Autant dire que la vie n’avait pas forcément décidé de nous sourire (et alors, quand elle s’est mise à dire qu’un pays ne devait plus avoir d’armée car l’armée, c’est le mal et qu’on en a pas besoin, imagine ma gueule).

Enfin, on s’est débrouillé, bohémiens et le baume au coeur sous le soleil flagellant de la Cité des Papes, épousés au firmament par les clochers trouant ces quelques nuages épars. On a même engueulé les gens, c’était jouissif (quand tu es en colère, y’a qu’à Avignon que tu peux engueuler les gens en ayant une raison) :

- Bonjour, venez-voir « Faites l’amour avec un belge » !

- Je vous remercie, mais on va voir de vrais spectacles.

ET PAF ! Dans ta gueule la grosse ! Sinon, je suis sûr que j’ai perdu des kilos. Une pèche par jour pendant trois jour et un steak frite le dernier soir, c’est radical avec les bourrelets.

Enfin, j’ai vu Arnaud Tsamère et Jérémy Ferrari en spectacle <3

Categorie : Avignon  | 6 Commentaires
• Mardi 05 juillet 2011 à 21 h 01
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« Oh putain, encore un« . Oui, eh bien HEIN, je fais ce que je veux. Vous savez combien je paye mon hébergement et mon nom de domaine à la con, « antithese.fr« , alors que je suis j’étais en S (et que maintenant je suis en MPSI au lycée du Parc à Lyon) ? En plus pour un hébergeur complètement stupide ? Beaucoup trop à mon avis. Donc si j’ai envie de parler du bac (et j’ai dans mes brouillons un article qui s’appelle « Passons le bac », mais que du coup là c’est trop tard pour le publier, parce que ça parlait des sujets qui sont tombés et de mon courage innommable d’avoir pris l’étude documentaire en histoire, chose que tous les profs d’histoire de la planète qualifient de suicide estudiantin).

Donc là, nous sommes le 5 juillet, j’ai passé mon bac il y a deux semaines à peu près, et je l’ai eu. Déjà, je suis dans une académie de merde. C’est-à-dire :

  • Sur le net : pendant que toutes les académies de France avaient leurs résultats de publiés aux alentours de 10h dans la matinée, ma fabuleuse académie aix-marseille, aix-marseille, aix-marseille, ne les a publiés qu’à 18h 30. On croit rêver (l’efficacité du sud, ou un jury qui boit son pastis, se raconte des blagues de cul et discute allégrément de la prochaine partie de pétanque qu’il disputera. Je lui proposerai bien d’aller se faire foutre, mais ça le détendrait, le con).
  • L’affichage : Alors que tous les centres d’affichage de France affichent les résultats aux alentours de 10h dans la matinée, le mien ne s’est targué de le faire que vers 15h 30.

Je vous laisse imaginer la boule de stress. Une fois le résultat connu, j’ai eu l’impression de perdre une bonne vingtaine de kilos en trop. Mesdames, si vous vous sentez grosse (ce qui est fort possible vu vos cuisses), passez le bac. Mais bon…

J’AI MON BAC TRALALALALALAIRE !

En soi, rien d’extraordinaire donc. Non, l’exploit pour le bac, c’est de ne pas l’avoir (big kiss aux immenses bouseux de ma classe qui le rateront même au rattrapage, je vous fais pipi sur la tête !). Non seulement je l’ai eu, mais…

AVEC MENTION TRES BIEN

ET 17.52 DE MOYENNE !

Ah ah, ça en bouche un coin (métaphoriquement, s’il vous plait) ! Tout ça pour dire que :

  1. Je fais désormais argument d’autorité. Dans les soirées, vous pouvez maintenant dire « Oui mais le blogueur d’antithese.fr, avec son hébergeur de merde, l’a dit, donc tu te tais. En plus, il a eu 17.52 au bac ! »
  2. Je songe à organiser une déification de ma propre personne dans les jours qui viennent, parce que j’ai eu 18 en histoire (ce qui est un beau suicide, disons ce qui est) et 17 en philosophie alors que ma troisième partie est un sac de connaissances scientifiques abstraites du principe d’incertitude dans la physique quantique à la dualité onde/particule de la lumière en passant par i² = -1. Vous êtes bien sûr tous invités, apportez avec vous des cierges (que nous brûleront, BIEN ENTENDU) et piquez des hosties dans la sacristie de votre église
  3. Je l’ai déjà dit, mais je peux faire pipi sur la tête de tous les gens qui n’ont pas cessé de m’emmerder \o/ !

Je crois que le troisième point est le plus important de tous. Parce que le bac, en somme, qu’est-ce qu’on s’en branle (voilà, on y arrive, ne soyez pas impatient comme ça, bougres) ! Non, l’essentiel c’est de pouvoir être heureux quand les autres ne le sont pas.

PS : En total de points, ça me fait 666. Plus tard, vous pourrez dire que vous lisiez les conneries du diable.