Tout a commencé avec cet article, publié sur Rue89 et intitulé « Dix ans après, Catherine Millet vous reparle de sexe (et d’amour)« . Dans cet article qui va sans doute faire beaucoup de bruit même si pour le moment c’est tout relatif (il me semble), la brave Catherine s’exprime en ces mots :
Je risque de choquer, mais je ne comprends pas les femmes qui se disent traumatisées, sévèrement traumatisées par un viol.
OH MON DIEU ! Good lord ! Ouïs-je bien, mes sens ne seraient-ils pas entrain de tromper ma pauvre conscience ? Une femme, qui dit qu’en fait le viol, c’est pas non plus si grave que ça en a l’air ? Je me meurs, sur place, transpercé par le couteau de cette affirmation inhumaine. Mais avant tout, demandons-nous qui est Catherine Millet.

Catherine, tout d’abord, est une femme. Elle a publié en 2001 un ouvrage que je n’ai absolument pas lu et que je ne lirai sans doute jamais, à caractère autobiographique et sobrement intitulé « La vie sexuelle de Catherine M.« , dans lequel elle raconte ses expériences sexuelles débridées, le caractère vraiment dérisoire du sexe, en tentant finalement de montrer (il me semble) que tout ceci est amusant, et qu’il faut bien consumer une vie qui se trouve être unique. Bon. Bien. A la limite, on s’en fout. Elle est également critique d’art, apparemment érudite, et elle a dit que le viol, c’était pas traumatisant.
Je crois que je vais encore faire un article pas très drôle, mais on va quand même essayer malgré la gravité du sujet. De toute façon, combien d’entre vous me liront jusqu’au bout, je vous le demande.
Gravité qui en vérité, vous allez très vite le comprendre, n’en est pas vraiment une. En sortant un propos pareil de son contexte, on le prend, brut, comme une phrase à elle seule et évidemment on s’offusque devant une sentence si peu enrobée et si peu politiquement correcte. Je vous incite donc à lire l’article complet qui est d’ailleurs très intéressant. Mais peu importe, essayons de dépasser tout ça, comme il faut également ne pas tomber dans l’absurde en disant que seuls les violeurs et les pédophiles sont contre le rétablissement de la peine de mort pour ces derniers.
Relisons cette phrase.
Je risque de choquer, mais je ne comprends pas les femmes qui se disent traumatisées, sévèrement traumatisées par un viol.






