Archive pour ◊ octobre, 2010 ◊

• Lundi 25 octobre 2010 à 20 h 51
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Il y a des dimanches pluvieux comme ça où il faut se rendre d’un point A à un point B, sans que personne ne puisse vous y amener. Et évidemment, pour les besoins de l’article, vous n’avez pas de permis/de voiture/d’esclave sexuel prêt à vous conduire.

En outre, vous vivez dans une cuvette géographique où zinzinulaient à l’apogée du printemps quelques mésanges au ramage vivifiant. Certes, cela est joli, mais ça emmerde quand on veut vivre et se déplacer. Les mots métros, tramways ou taxis n’existent pas, le mot bus est à totalement éviter parce que bordel. Et les chances de se faire violer sont quasi nulles, autant dire qu’on a peu de passe-temps. Mais ceci fera l’objet d’un débat prochain si je daigne un jour terminer les brouillons qui encombrent ma base de données, que je paye quand même 20€ par an (à peu près).

Donc, reprenons le cours de notre histoire avant que nos fantasmes de viols n’aient pris le dessus de façon totalement inopinée, malmenant ainsi l’irrigation sanguine de mon cerveau au profit d’une autre partie de mon organisme. Vous devez vous rendre d’un point A à un point B, que j’appellerai plus tard « Céreste » car je n’ai aucune imagination, il pleuviote, nous sommes un dimanche, 11h 15. Autant dire que le trafic est aussi peu dense que l’épidémie de morpions du vagin de mère Thérésa.

Cependant, après quelques minutes de marche et une fois le courage de tendre le bras en levant le pouce trouvé (car figure-toi, quand t’es provincial, faire du stop c’est pas ce qu’il y a de plus naturel, et tu te sens con bien comme il faut), tu te prends les premiers vents.

Tu peux avoir confiance en toi, être Steve Jobs même, tu te prendras toujours des vents quand tu fais du stop. Et les profils sont variés. Des fois, un vieux te regarde et accélère en rigolant, d’autres fois, un couple ne te prête même pas attention. Mais l’Humanité a ça de bien que les gros connards possédant un multi-space mais trop fiers pour daigner ramasser un vagabond au manteau de cashmere ne sont pas seuls sur la planète. De ce fait sont venues les premières voitures qui se sont arrêtées.

Quelle joie ! Quelle euphorie de voir les voyants arrières du véhicule s’allumer alors que ce dernier ralentit et se rabat sur le côté ! Orgasmique même ! Et là, tu cours, tu repenses à la fois tu as couru derrière le bus qui a failli te voler tes affaires (cf. le billet cité previously) et, une fois de plus, tu te sens comme Pamela Anderson, le silicone en moins.

Pendant 5 minutes, j’ai cru que ça n’arrivait que dans les films.

ELLE : « Vous allez où ? »

MOI : « Céreste. Et vous ? »

ELLE : « Je m’arrête au Fangas ».

MOI : « C’est sur la route de Céreste ? »

J’ai une connaissance très limitée de la géographie de mes environs.

ELLE : « Oui ».

Approximativement 50 mètres plus loin, je me retrouve à nouveau sur le bitume humide. Donc c’était bien sur la route. Certes.

Fait notable : les voitures qui s’arrêtent le plus loin de toi sont celles qui ne te prendront pas. Cf. la deuxième voiture à s’être arrêtée. Mais elle était mignonne, elle m’a souhaité du courage.

Puis survint la troisième voiture, la bonne, celle qui vous emmène à destination. Celle qui a le chauffage intégré, le GPS qui parle et qui t’engueule presque pour que tu fasses gaffes aux virages, les fauteuils de cuir. Le luxe.

Eh bien figurez-vous que 15 km de stop, c’est un véritable challenge dans la tenue d’une conversation…

• Samedi 16 octobre 2010 à 17 h 16
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Veuillez excuser cette interruption momentanée d’humour.

Le problème devrait être fixé bientôt, sous réserve que je retrouve quelque chose qui me fasse rire.

Merci pour votre compréhension.

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