Archive pour ◊ septembre, 2010 ◊

• Mardi 28 septembre 2010 à 18 h 49
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J’oserai, peut-être un jour. Je prendrai mes mains trop souvent apposées sur les parquets de l’angoisse, pour m’envoler sous les voluptés nuageuses de l’audace. J’oserai, peut-être un jour.

Peut-être un jour, demain sans doute, j’oserai récupérer les mèches de rêves tombées de mon cuir chevelu, je les récupérerai et les accrocherai dans les épines de tes cheveux. Et mes rêves deviendront les tiens, et enfin ils t’appartiendront. Et aussi sûrement qu’il flotteront sous ton encolure équine, ils glisseront sur la douceur de ta peau tandis que mes ongles, peut-être un jour, effleureront les veines de ton cou.

Un jour j’oserai te dire que j’ai seulement envie de souiller la blancheur de mes dents avec les rougeurs de ta gorge, que je voudrais tirer jusqu’à moi ce qui fait que tu es toi, jusqu’à ne plus laisser de place pour être moi-même. Je m’oublierai, j’oserai te le dire de mes quelques mots bafoués, je te le confesserai, la paume devant les lèvres pour retenir la douce lumière qui, comme des perles azurées, s’échappe en une vibration et éclaire les ténèbres que j’aurais voulu garder un peu plus longtemps.

J’oserai retenir au matin les langueurs de la nuit pour ne plus jamais échapper à la beauté des traits qui peuplent souvent les sentiers de ma rêverie. J’oserai soudain arrêter de pleuvoir, et j’accrocherai à ta peau l’ancre de mon regard, l’encre de mes mots et les maux, ceux de t’avoir trop souvent pensé, oseront rester muets aux ouvroirs de nos délicatesses qui sauront s’emmêler.

J’oserai ne plus jamais dessiner le galbe de tes hanches pour ne plus jamais ternir de mes traits la courbe de ton corps. Je cesserai de m’allonger dans la boue et dans le sang sec, j’arrêterai soudain de me sentir aplati sous la rigidité de la terre. Et nous parlerons, sans marcher, sans même partir loin de ce qui nous a vu naître. J’oserai rester là, assis, rapprocher de ton genou la courbure de mon index, peut-être t’effleurer. Et j’oserai pencher mon corps, je lui dirai « Marche ! », sans même qu’il ne fut debout, et il marchera sans que le sol ne se mette à trembler. Et mon bras se déplacera un peu, il descendra sur ta joue ou sur ton mollet, sans que tu ne réagisses, sur les délices du lobe de tes oreilles, et la protubérance de ma pomme viendra se poser, galante, effarouchée, sur les raideurs de ton deltoïde.

Et un jour, j’oserai arracher à la commissure de tes lèvres le coquelicot de ta bouche, et tu te laisseras souiller, ivre, comme le serait ma voile battante aux zéphyrs.

Et un jour, demain peut-être, tu oseras te laisser faire.

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• Dimanche 26 septembre 2010 à 17 h 48
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Gilderoy Lockhart n’a qu’à bien se tenir. Par ailleurs, je suis le seul à être choqué de connaitre un gars qui s’appelle « Gilderoy » ? Gilderoy. Répète le plein de fois. Gilderoy Gilderoy Gilderoy Gilderoy. C’est tout de même con !

Mais je ne suis pas ici présent pour vous parler d’Harry Potter, mais d’une sorcellerie beaucoup plus mystique et encore aujourd’hui incomprise par les masses populacières : il s’agit de la kinésithérapie. Mettons-nous donc en situation concrète. Je suis pianiste, depuis quelques années maintenant et même que je joue du Chopin et que je suis bien dans ma tête, mais quand je travaille ces morceaux, assis sur une chaise à moitié en lambeaux dont les bouts de bois sortent si tant est que je me penche un peu trop fort, j’ai mal au dos. Pas grand chose, juste une petite douleur musculaire dans le côté gauche, juste en dessous de l’omoplate et à côté de la colonne vertébrale.

Je dis un peu naïvement « une petite douleur », mais en vérité, ça me lancine et ça m’empêche de continuer de rester assis. Mais on s’en fout, c’est juste le MacGuffin ça. C’était juste pour vous confesser que finalement, j’avais mal à un point dans mon dos, pas ailleurs.

Comme j’ai une mère formidable, je lui ai demandé si elle pouvait interroger son kiné quant à une posture plus adéquate pour jouer de mon instrument, qui est un vrai instrument, pas comme les clarinettes. C’est ainsi que je me suis retrouvé avec un rendez-vous. Oui, un rendez-vous, et vous savez que j’adore les rendez-vous. D’ailleurs, le 2 Novembre, à 10h, j’ai rendu-vous. A 10h ? Ou à 10h 30 ? Merde, je me souviens plus. Je savais que j’aurais dû garder la carte, quel con.

Bon, on y est pas encore. Je vais faire comme si j’y avais pas pensé. Si j’y ai pas pensé, le problème n’existe pas.

J’avais donc rendez-vous. J’y vais donc, joyeux, chantant et dansant dans les rues peuplées de gentils bonhommes, puis on a fait une super chorégraphie sur une chanson hyper rapide qui collait vachement bien à la situation, et c’était beau, un peu comme dans Glee et le mystère de leurs répétitions improvisées qui claquent à chaque fois.

Bref, ce rendez-vous de merde. Comme tous les rendez-vous, il y a une salle d’attente, avec des magazines « Moto choses » ou « Archéologie d’sa mère », pour apprendre le nom des Dieux égyptiens. Anubis, dieu à tête de chacal, saint patron des embaumeurs, dieu des morts, il assiste Osiris aux tribunal des morts.

Puis on rentre. On te déshabille. « Plus bas le pantalon. Un peu plus. Un peu plus. Un peu plus. Encore un peu, fais pas ton rigide ! ». On t’installe sur la table, et là, on te retourne, on te prend dans des mains rugueuses, tu pars dans tous les sens, tu cries, tu hurles, « OH MON DIEU », « Je sens une corde là » « AH OUAIS, TU SENS VRAIMENT UNE CORDE CONNARD ? », puis on te fout de la pommade froide. Déjà, tu as bien mal un peu partout, puisque ce gros con appuie pile là où ça fait mal. Pas un millimètre à côté, hein. Pile là.

Puis on m’a mis un truc dans les oreilles qui envoie un courant électrique pour me guérir. Je sais pas pourquoi, je suis resté assez dubitatif. Mais maintenant au moins, je sens plus la douleur de départ, puisque j’ai mal partout.

• Dimanche 12 septembre 2010 à 18 h 00
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Il y a une mouche.

Dans ma maison.

Là, elle virevolte avec plaisir et sadisme au-dessus de mon bureau.

Puis elle s’en va, magnifique, dans son manteau de fourrure excrémentaire, plus loin de moi et dans le bourdonnement incessant de ces beaux jours qui s’en vont et qui, inexorablement, finiront aussi froid que le cerveau endurci d’Eve Angeli dont les neurones atteignent sans peine le stade hypothétique de l’immobilité absolue du 0° Kelvin.

La mouche est fourbe. Il existe des animaux aussi fourbes que la mouche, comme l’enfant en bas âge ou Christian Vanneste. Mais aucun capable de rivaliser avec les délices suprêmes d’ingéniosité dont peut faire preuve une mouche marquant comme étant sien le territoire de votre évolution sociale. C’est à dire votre chambre. La mouche est machiavélique. De ces yeux qu’elle pourlèche, suivi d’un rictus terrible, elle vous observe dans sa niaiserie qui n’est que feinte, attendant une faiblesse de votre part, attendant un geste de trop qui abaissera votre garde et vous rendra soudain plus vulnérable aux attaques de la drosophile qui n’a aujourd’hui plus n’a rien à faire ailleurs que sous un microscope.

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• Mardi 07 septembre 2010 à 18 h 31
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Aujourd’hui c’était ma rentrée. Mais c’est pas important, on s’en tamponne le bulbe avec un navet. Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est que Septembre marque aussi le début de nos séries tant attendues pendant cet interminable été aux plages de rêves et aux couchers de soleil rosés sur l’horizon brumeuse. Moi-même qui regarde les séries en « direct » des Etats-Unis (on va dire que j’attends les sous-titres), la sortie US m’intéresse beaucoup plus que les diffusions françaises. Voici un récapitulatif sublime trouvé chez Subfactory.fr :

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• Mercredi 01 septembre 2010 à 23 h 39
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Moins connu en France qu’aux Etats-Unis, Nathaniel Brechtmann semble être un de ceux sur lesquels il va falloir compter dans le futur.  Son histoire appartient aux contes qui laissent rêveur et qui vous donnent l’impression d’être dans un espace onirique.

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Brechtmann International Corporation

Pourquoi parle-je alors d’un milliardaire ici ? Pour la simple et bonne raison que Nathaniel Brechtmann, qui excelle dans les domaines que j’affectionne particulièrement (soit les sciences, la réussite et les villas au bord des plages paradisiaques des Bahamas) est né en 1992, soit un an avant moi, et qu’il est, selon les journaux intéressés par la question, à la tête d’un empire de 14 milliards de dollars et propriétaire d’une des sociétés en passe de devenir leader sur le domaine des matériaux nano-technologiques.

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