Archive pour ◊ août, 2010 ◊

• Mardi 31 août 2010 à 14 h 10
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Il me suffisait d’apposer mes doigts sur cette fine ouverture pour libérer de son enveloppe le doux objet de mon désir actuel. Assis par terre, les genoux à même le sol, tout prêt de la table basse, de mon pouce et mon index pincés entre eux j’ouvris cette cave de l’envie. C’était aussi ça, mes petits plaisirs en solitaires, qui prenaient place entre les deux aiguilles de mon salon qui pointaient vers minuit.

Majestueux, il s’offrit soudain moi, large et duveteux. Après quelques mordillements délicats s’écoulèrent de sa robe, en mouvements successifs et agités, ses épaisses sécrétions blanches et moites qui emplissent les papilles et le palais tels de la crème chantilly ou la soie des nuages de nos cieux. Les bulles auraient pu se former aux commissures de mes lèvres, mais sentir ce liquide à la texture onctueuse et à la dureté affirmée couler au travers de ma gorge, effleurer les dédales de ma trachée comme le ferait une mousse au chocolat, ne me laissèrent finalement pas cette occasion sublime.

Sublime en effet était cette occasion. Alors que ce morceau perdait de sa consistance, je redonnais un coup de dents. Un frisson me parcourut, les poings serrés à m’en faire surtout blanchir les jointures, un mèche de cheveux moite délicatement posée sur mon front alors humide. Je me moquais bien des champignons et autres moisissures qui avaient pu le coloniser, ces mycoses divines, ils ne faisaient que rajouter à sa saveur plus de piquant.

Sous les délices de mes joues se dessinait les miasmes de ce lait entrant en moi jusqu’à n’y plus laisser de place pour moi-même. Crème sucrée ou amère gourmandise, qu’en savais-je donc à présent ? Je ne savais pas, je ne pensais plus, plus rien, juste lui, moi, et quelques soupirs de volupté dans l’éternel silence de nos amours interdits.

Quand j’eus fini de tout avaler, je le renfermai dans sa boite, et le remis au frigo.

Ça faisait tellement longtemps que je n’avais plus mangé de camembert.

[La même chose avec une chaussure. C'est presque aussi bien]

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• Dimanche 29 août 2010 à 12 h 52
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C’est bel et bien le drame incommensurable de ces derniers jours. Ce drame, absolument terrible, à faire frémir jusqu’aux plus durs d’entre vous, à faire pleurer les glandes lacrymales endolories d’Arnold Schwarzenegger, ne nous laisse ainsi pas de glace. Je ne parle d’une vulgaire défenestration de bébé de 15 jours par sa mère, non, je vous parle de quelque chose de plus grave. Je vous parle de cette anglaise, Mary Bale, qui a mis un chat dans une poubelle.

L’affaire a passionné l’Angleterre qui, en ces périodes de creux estivales, n’a plus aucun passe-temps, a le regard aussi vide que les plus beaux mammifères bovins durant la défécation. Evidemment, l’affaire a déchainé les tabloïds qui ont tout fait pour retrouver cette personne considérée comme extrêmement dangereuse.

Ce chat, qui s’appelle Lola, était la propriété de Darryl Mann. Après les quelques caresses gracieusement acceptée par la chatte, Mary Bale jette un coup d’oeil sur le côté et, voyant que finalement personne n’aurait pu apercevoir le geste qui s’ensuivrait, elle attrapa le félin par le cou, ouvrit d’une main potelée la poubelle qui jouxtait sa personne et lâcha Lola à l’intérieur avant de s’enfuir comme si de rien n’était, avec sans aucun doute un rictus sur sa bouche de sociopathe.

Darryl Mann, 26 ans, propriétaire inquiet, a confié à toute l’Angleterre :  »On la cherchait partout dans le jardin et on a fini par la trouver dans la poubelle. On a jeté un coup d’œil sur les images de la caméra de surveillance … et on a vu sur la vidéo ce qui s’était passé« . Ces paroles riches de sens ne font qu’apporter plus douleur à ce fait-divers qui nous touche tous.

Mary Bale a agit sans compter sur la ruse de Mann. En effet, ces derniers placèrent alors la vidéo de leur caméra de surveillance sur le net avec une idée bien précise en tête : retrouver l’auteure de cette abomination animalière qui ne peut être passée plus longtemps sous silence. C’est alors qu’en quelques heures, sous l’euphorie vibrante de la webosphère, la vidéo fait le tour de la planète.

Devant la gravité de la situation, la société royale de protection des animaux, qui ne s’est toujours pas occupée de faire piquer Christian Vanneste, a porté plainte contre la femme qui a été retrouvé par le magazine « The Sun« .

Habitant Coventry, en Angleterre, Mary Bale, 45 ans, se justifie tant bien que mal devant le tolet général qui s’abat sur elle : « Je ne vois vraiment pas pourquoi tout le monde est si excité pour ça. C’est juste un chat. Je rentrais chez moi après le travail quand j’ai vu ce chat, juste en face de moi« .

« Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’ai soudainement pensé que cela pourrait être drôle de le mettre dans la poubelle qui était juste à côté de moi. Les chats sont de bons grimpeurs, je pensais qu’il s’en sortirait tout seul« .

Mary Bale, qui a donc fait quelque chose d’extrêmement grave en laissant Lola enfermée 15 heures dans une poubelle, va sans aucun doute perdre son travail à la Royal Bank of Scotland, sans doute pour éviter qu’en rentrant, un soir, elle fasse la même chose avec un chien ou pire, un furet.

Sur Facebook, c’est l’indignation totale. « Mort pour Mary Bale » avec des « On devrait l’assassiner ! ». La police, quant à elle, demande aux gens de laisser les autorités gérer l’affaire, mais affirme que Bale n’a pas été arrêtée car elle n’avait commis aucun crime aux yeux de la loi.

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• Vendredi 27 août 2010 à 11 h 46
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Laissez-moi être mégalomane avec mon titre. Après tout, je paye mon hébergement et mon nom de domaine, et j’ai le droit de me consoler comme je veux pour ne pas avoir oxymore.fr. Ouais, parce que oxymore.fr, ç’aurait été plus classe.

Je disais donc que j’ai eu une idée de génie, et que c’était finalement pas si surprenant que ça (qu’est-ce que je vous met là, PAF). Alors en quoi cela consiste-t-il, vous dites-vous, et vous n’aurez pas tort. Laissez-moi être clair : on va créer une société secrète.

Je dis « on », mais c’est pour que mes lecteurs ne se sentent pas trop rejetés. Néanmoins, vous savez que je vous aime. Maintenant, vous pensez que c’est complètement con de créer une société secrète et de le crier sur tous les toits. Pourtant, réfléchissez-y. Je ne créerai pas ce truc sous le nom de « Mathieu Guglielmino« , mais sous celui de « Ténébrus« . Ou « Casimir ». J’ai toujours rêvé de diriger une société secrète en me faisant appeler Casimir.

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• Jeudi 26 août 2010 à 16 h 06
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Le 24 Aout, à 11h et quelques, j’avais rendez-vous. Quelque part, ce n’est pas important, mais mes hémorroïdes vous passent le bonjour.

Evidemment, je plaisante. Il faudrait que j’arrête de faire des blagues sur moi, mais le manque d’inspiration vous fait faire des choses stupides. C’était le rendez-vous de ma grand-mère, pour ses hémorroïdes. Maintenant, je vais donc parler de ma grand-mère. D’ailleurs, ma grand-mère est allé voir Salt hier soir. Elle s’est demandée où était Pepper, mais ce n’est pas le sujet.

24 Aout, rendez-vous. Mettons-nous en situation. Il est tard, sans doute plus d’une heure du matin, il faut chaud, et comme ma grand-mère est une warrior, elle regarde How I Met Your Mother et admire le Stinson et son Lorenzo von Matterhorn. Et soudain, elle a une illumination.

Oh, mais le 24 Aout, j’ai un rendez-vous pour mes hémorroïdes ! Quelle chance que j’y pense maintenant alors que je n’y ai pas pensé de tout l’été. Regardons la date pour savoir quand il faut il y aller.

L’ordinateur parle : 24 Aout 2010, 1h du matin. Evidemment, ma grand-mère, en être embrumé et vaseux de l’heure fatale où l’esprit n’est plus à l’apogée de ses facultés cognitives et intellectuelles, se dit :

Saperlipopette ! (des enfants me lisent, vous permettez) Cela veut donc dire que mon rendez-vous était ce matin ! Diantre, suis-je ingénue ! (des enfants me lisent toujours, je peux pas me permettre d’être dans un Tarentino ou un Kubrick)

Là, vous riez hein, bande d’ingrats qui avez bien compris que ma pauvre grand-mère n’avait rien à voir dans cette affaire qui n’implique par ailleurs aucune maltraitance d’hémorroïdes mais un traitement pour… mon cancer du sein. Oui, c’est parfaitement possible.

J’ai donc un cancer du sein. Bon. Et j’avais rendez-vous le 24 Aout, à 11h. Et l’ordinateur me dit que nous sommes le 24 Aout, 1h du matin. Tu piges ? Est-ce que tu piges ? Sans doute, y’a que moi pour pas piger qu’à minuit, l’ordinateur passe à la date du lendemain. Quelle pute cette ordinateur de merde.

Oh pardon, des enfants me lisent. Bouchez-vous les oreilles.

Du coup, je suis parti me coucher. Sans mettre mon réveil, puisque j’avais pas de rendez-vous. Finalement, j’ai raté deux fois le même rendez-vous.

Je suis trop un warrior.

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• Mardi 17 août 2010 à 18 h 57
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Ceci est sans aucun doute le dernier des articles « spécial vacances et donc absolument stupide et inutile » de ce blog. Et pour faire les choses bien, je vous parlerai du magazine people qui s’appelle Closer, pour être plus proche des stars qui se font payer 15 millions de dollars pour passer 15 jours sur un yacht en méditerranée avec un milliardaire asiatique.

Laurence Pieau, tu es méprisable (c’est la directrice de la rédaction, vous pouvez la contacter à laurence@closermag.fr). Et ce, dès son édito qui virevolte entre le pamphlet drolatique et une rare virtuosité intellectuelle :

« Travailler à (moi, je travaille « chez », mais bon) Closer présente quelques avantages… Surtout l’été ! Pourquoi l’été (et vas-y que je te prends pour un con, comme si tu savais pas pourquoi, bouseuse que tu es (car oui, Closer est un magazine féminin, j’y reviendrai) ) ? [...] Des Jude Law à moitié nus [...], des Zac Efron (elle n’a pas de goût), [...] des Ashley Cole abandonnés dans une piscine avec un regard qui semble dire « viens me chercher ! (et me la mettre ou que je pense) » ».

Bref, sur ma plage, car j’ai acheté ce magazine 1.50 € pour ne pas m’emmerder sur la plage (qui est donc la mienne, puisque j’ai dit « ma plage », et que j’ai pas envie de modifier), et j’ai appris des trucs mais alors que bon dieu de bon dieu si je l’avais pas su je serais passé à côté de quelque chose dans ma misérable vie qui n’est pas agrémentée par les frasques éternelles de nos stars milliardaires.

Par exemple, je n’aurai pas su que depuis l’émission, Philippe de L’Amour est dans le pré se fait appeler Rocco Siffredi. Attends, tu rigoles, mais c’est essentiel pour moi. D’autant plus que j’ai jamais regardé L’Amour est dans le pré. En outre, je n’aurai pas eu cette photo de cet enflure de Camille Lacourt qui me complexe depuis. Mais le grand scoop, c’est quand même que…

… CELINE DION : SA GROSSESSE EST UN ENFER !

Elle est anxieuse pour ses bébés (tu m’étonnes, y’a un moment où on ne peut plus sauver, sans risque, les espèces paléolithiques, représentées par René), se fait attaquer par ses voisins parce qu’elle fait construire un parc aquatique à son fils. NON MAIS HO ! Puis c’est écrit « Sa propriété de Jupiter Island devait être un havre de paix. Elle se révèle être une prison dorée dans laquelle Céline tourne en rond…« , dont les points de suspension sonnent comme une mise à mort inéluctable.

Ca parle de Loana. On s’accroche, la dixième sera la bonne. PS : si vous voulez y participer, elle est à St Trop.

Johnny vend sa maison 26 millions d’euros parce qu’il en a marre de la France, ce vilain pays qui refusent les ROMs, sans comprendre qu’on ne parlait pas de ses CDs (elle est bonne, je la marque).

Closer, au top de l’information qui est actuelle : la Hongroise de 18 ans qui met sa virginité aux enchères. C’est ça qui est bien, parce que ça date pas de l’année dernière.

Bref, je lisais donc Closer, plongé dans l’univers fabuleux de la Jet Set américaine et française, au milieu du plus beau bling bling de la planète, croisant les noms de personnes que je ne connaissais mais alors même pas en rêve (Kate Beckinsale et Len Wiseman, tu les connais toi ?), tombant sur trois pubs « Corine de FARME, le meilleur de la nature pour votre visage » en me disant que je devrais essayer les produits pour la peau ou même m’épiler les jambes avant de penser que ça faisait mal et que bon, j’aurais l’air con en sortant de mon petit Casino avec ma cire à épiler Veet, puis là je vais mettre un point sans quoi vous ne comprendrez plus. Je tournais les pages, encore, puis encore, puis encore parce que quand même, « Kaoutar, 30 ans, a été élue ambassadrice de la marque VENUS » je m’en tamponne la prostate avec un stimulateur électrique, et soudain, c’est le drame :

« En cinq ans, la soirée Closer est devenue l’un des grands rendez-vous de l’été à St-Tropez. Le 8 août, people et lecteurs ont célébré comme il se doit le premier des féminins people« .

Voilà. Ceci explique cela. Maintenant, je comprends pourquoi la nana du bureau de tabac m’a regardé bizarrement, de même que les estivants qui marchaient en face de moi sur les bords des plages, le magazine à la main. Soudain, j’ai compris pourquoi il y avait des pubs étranges que pour Vania Intima, des voyances personnalisées par SMS typiquement féminines « Combien de bébés allez-vous avoir ? », « Votre EX va-t-il revenir ? », etc. PARCE-QUE CLOSER, C’EST UN MAGAZINE FÉMININ !

Qui l’eut cru ?

J’ai donc lu Closer. Je me sens souillé, et maintenant que je sais que c’est un magazine féminin, je me sens imbécile, et seul. La prochaine fois, j’achèterai GQ. Ou du Sudoku.

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• Jeudi 05 août 2010 à 19 h 24
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Bonjour !

Quoi ? Je n’ai plus le droit de dire « Bonjour ! » à mes lecteurs dans un article qui s’intitule de manière on ne peut plus judicieuse « Bonjour ! » ? Eh bien je m’insurge. PARFAITEMENT ! Je m’insurge contre cette dictature du lectorat qui veut que, chaque jour un peu plus que le précédemment, le niveau s’élève et que ma plume se déverse dans des champs de lyrisme que ne pourront plus oublier vos douces papilles ennivrées par tant de talent.

Bah si je veux dire prout, je dis prout. Et je peux même le mettre en gras et en majuscule : PROUT. C’est un prout gras en somme.

Vous vous demanderez sans doute ce que vient faire ici cette intervention qui arrive comme une diarhée en plein milieu d’un repas de famille (je suis très scatologique en ce moment, ne m’en veuillez, c’est la présence de la petite enfance qui me fait des effets tout drôles. Je vais bientôt parler en areuh, mais pourquoi pas) ? Vous avez raison, sans tout à fait avoir tort.

A vrai dire, je suis toujours sur mon muret, connecté vaillamment, défiant vents et tempêtes et n’ayant même pas un correcteur orthographique sur cet imbécile de Firefox. Car oui, sur cet ordinateur, j’ai Firefox, et pas Chrome. Chrome, si tu me lis, big kisses, tu me manques.

Donc j’essaie de faire passer le temps plus vite. Je suis en train de télécharger un épisode de Pretty Little Liars (parce que regarder tout le temps les mêmes séries, soit How I Met Your Mother et Gossip Girl, ça me donne un sentiment d’oisiveté fou) et c’est assez long. Du coup, pour patienter durant les HO PUTAIN ENCORE 18 MINUTES MAIS JE MEURS, dix-huit minutes donc, je viens de voir ça, j’écris ici. Je pensais que je me rendrais pas compte que j’ai mal au dos mais si en fait.

Hier, je suis allé à un concert de Jazz. Oui, c’est pas intéressant. D’autant plus qu’à vingt mètres, y’avait l’Axe Boat à côté. Punaise, ma vie c’est vraiment de la merde en fait, merci de me le rappeler. Vraiment, vous êtes…. sympa.

En plus, il ne me reste que 30 Mo de libres, je sais pas comment je vais faire quand il va me dire « Plus d’espace disque disponible ». Oui, mon ordinateur est une belle bouse, et j’ai pas pensé à prendre mon disque dur externe pour me rendre au bout de ma rue.

Voilà, y’a plus de place. Y’a trop de gens qui ont des Ray-Ban, c’est désespérant. D’autant plus que mon… colis très spécial que je ne peux pas décrire ici mais qui n’est pas un sex-toy (ou alors, c’est vraiment pas fait pour. Ne me donnez pas des idées pareilles, cochonnes) est arrivé chez moi et que je peux pas en profiter. Dis ccomme ça, on dirait que je parle d’un sex-toy, mais ce n’est pas le cas.

Je crois que je vais aller me noyer, y’a plus rien à faire.

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