Archive pour ◊ juillet, 2010 ◊

• Jeudi 29 juillet 2010 à 13 h 43
Auteur :

Cher potentiel futur employeur,

Je me présente. Mathieu Guglielmino, pas tout à fait quatre lustres, quelques compétences rédactionnelles dans à peu près n’importe quel domaine (mais avec une dominance dans le secteur des nouvelles technologies, du web et surtout des réseaux sociaux), puis un peu d’humour. De temps à autres, cela peut m’arriver. Regarde : qu’est-ce qui est noir et qui a huit bras ? Aucune idée, mais ça doit drôlement bien ramasser le coton.

Ah. Que c’est fin.

Je suis brun, mais si vous êtes aryen, je peux sans problème me faire une coloration des cheveux. La prostitution ne me dérange pas, il faut savoir ce que l’on veut dans la vie. Soit on se donne les moyens de s’acheter un Macbook, soit on ne se les donne pas.

Cher potentiel futur employeur, tu as toutes les bonnes raisons de m’embaucher. J’ai l’expérience de l’écriture sur le net via plusieurs plateformes auxquelles j’ai contribué, j’ai 715 followers (y’a mieux, certes, mais y’a pire) sur Twitter, je suis un peu le Apollon de la webosphère, j’ai des contacts et si tu veux je peux te donner un chewing-gum à la chlorophylle.

Monsieur, Madame, Mademoiselle et autres hermaphrodites que j’aime beaucoup, car j’aime tout le monde même les gens du voyages et les nègres, vous avez besoin de moi. Derrière la hargne féroce de mon humour excentrique se cache la colère d’une révolte éclose de mon coeur pâli par les attaques du temps et les larmes des vents aux odeurs de zéphyrs.

Je peux m’adapter, je suis perfectionniste, j’ai une âme de chef de projet (mais je peux être un subalterne sans problème. A la limite, si vous voulez même m’appeler Roger, c’est comme vous voulez, vraiment) et on peut me sous exploiter facilement puisque je suis en position de faiblesse financière. L’avantage étant que quand je serai maître du monde, je ne vous ferai pas exécuter, contrairement à ceux qui auront refusé de m’embaucher et qui m’auront viré sans même me prévenir. Je vais au fond des choses, je suis curieux, je suis un scientifique littéraire et j’apprends vite.

En plus, aujourd’hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais plus. J’ai reçu un télégramme de l’asile.

Maintenant que j’ai capté votre attention (laissez-moi au moins y croire), je dois vous dire que je ne peux pas écrire sur l’actualité de la moto, de la voiture, de la cuisine, de la mode, de la photo, de la BD, de la musique, mais que je peux sans problème disserter sur le cinéma, sur la littérature, sur les sciences en général, sur les séries (ça, je maîtrise plutôt pas mal), sur des applications iPhone et sur ce que je vous ai dit précédemment.

Cher potentiel futur employeur, je t’en prie, répond à mon cri déchirant qui vient du fond de mon âme.

PS : Je maîtrise le HTML/CSS, PHP/SQL, Python, je fais un poil de javascript et je sais un minimum me servir de Photoshop. Voilà, car c’est ça qui est important.

Categorie : Non classé  | 9 Commentaires
• Mercredi 28 juillet 2010 à 18 h 23
Auteur :

Je suis reparti en vacances après être rentré récemment (mais pas pour longtemps), et j’ai repris le bus. Pour Avignon, avec une amie à lunettes grasses honteusement marchandée à un noir, heu, non, Africain de souche à fort taux de mélanine concentrée à 98% nettoie sol et WC disponible dans vos supermarchés aux rayons ultraviolets. Donc, pour les plus incultes d’entre vous qui n’auraient jamais lu et apprécié Ionesco, j’étais au festival d’Avignon réputé dans le monde de toute la planète pour les pièces de théâtres proposées pendant un mois.

Oui, bah tiens. On s’en souviendra de ce festival et des quelques trucs qui en ressortent. Premièrement, très important, à chaque fois que je vais dans la cité des Papes, il y a du vent. Dans la mesure où nous dormions dans un camping (et que nous crions dans nos tentes qu’on aurait bien aimé se faire violer en chantant du Brel, les voisins ont dû halluciner. La proposition n’a d’ailleurs, malheureusement, pas été satisfaite), ce fût fun. Tu sens la toile qui te fouette la tête, le vent qui s’insinue dans ton cou.

Tu sors les bras du sac de couchage parce que tu as chaud. Tu remets en place le jean qui te sert d’oreiller parce que t’as oublié d’en prendre un. Tu rentres les bras dans le sac de couchage parce que tu as froid. Et tu essaies de mettre le réveil. Or, parlons des portables que nous avions à disposition. Un des deux, pas le mien, avait un problème de batterie. J’entends pas là que le téléphone n’avait plus de capot, que la batterie ne cessait de tomber partout et de se faire écraser par des bus (mais ne vous inquiétez pas, elle marche encore) et que du coup, l’heure n’est jamais bonne. Le mien a un problème de batterie. J’entends par là qu’il aurait fallu que je le branche et que y’avait pas de prises.

Un réveil sans heure, c’est pas évident, et ça déclenche des trucs assez bizarres.

NOUS : Oui, allô, c’est moi.

LUI : Putain, mais t’as vu l’heure ? (en effet, il était tard dans la nuit)

NOUS : Non. Mais ça me dérangerait pas que tu m’informes de ton aimable savoir horloger.

LUI : Tuuuuuuuuuut.

Du coup, on part à la recherche de l’heure dans le camping, en croisant des gens maquillés un peu partout (pas moi, moi je reste dans la tente pendant que la femme ramène l’heure).

Lire la suite…

Categorie : Non classé  | Tags: , ,  | 2 Commentaires
• Vendredi 23 juillet 2010 à 22 h 11
Auteur :

J’étais en vacances. Ouais, je sais, ah ah. Même que je suis bronzé, que j’ai le dessous du pied coupé et que j’ai le nez qui pèle un peu mais pas trop quand même parce que l’été n’est pas fini. J’étais sur la plage, farniente, restant balloté par les vagues d’une mer agitée subrepticement par les souffles d’un vent d’est réchauffant.

La plage et ses méduses. D’ailleurs, les pompiers sont des incapables. Je vous le dis vite fait. Sur leur panneau où ils s’éclatent à te donner la vitesse du vent en noeuds parce qu’ils le valent bien, ils ont écrit « Attention, aujourd’hui il y a des anémones ». Les anémones, si t’as pas vu Le Monde de Némo, c’est des plantes qui collent et qui piquent des fois, et qui souvent se cachent dans les rochers. Y’en a partout, tout le temps. En exclusivité mondiale, le tableau des pompiers demain :

  • Aujourd’hui, le ciel est bleu
  • Aujourd’hui, y’a du sable sur la plage
  • Aujourd’hui, l’eau ça mouille
  • Aujourd’hui, les rochers ça fait mal aux pieds

Mais je ne voulais pas vous parler de ça. J’ai quitté mon endroit de vacances (pour partir au Festival d’Avignon demain, si y’a des gens sur place, prévenez, qu’on s’organise un bareback, heu, barbeuk) et pour cela, j’ai pris le bus.

Le bus…

Lire la suite…

• Vendredi 16 juillet 2010 à 17 h 27
Auteur :

Actuellement, j’ai peur. La France a peur. Le frisson insidieux de la terrible angoisse calorifique qui sévit sur les plages de sable fin a désormais pris sa place dans nos coeurs meurtris par les douces larmes de nos tristesses diluviennes.

Oui, enfin, y’a juste marqué « Attention méduses ». Mais quand même. Ca m’effraie assez je dois dire. Remarquez la formulation, par ailleurs. Tout dans le sous-entendu, soutenu par un drapeau vert. Ils auraient pu marquer « Des méduses pourraient éventuellement, dans la mesure où cela nous a été rapporté récemment, accoster sur les rivages de nos plages si le temps s’y prête et si le vent le permet. Mais bon ». C’est donc dire que rien n’est sûr. C’est cool, comme ça, on angoisse comme il faut, on nage avec une acuité oculaire qui ferait plaisir à n’importe quel opticien qui s’appelerait Jean-Philippe. Mais y’en a pas (cependant, on est pas sûr).

Mais peu importe. Là, je suis sur la plage, j’en profite donc pour écrire l’article que je vous ai promis. Car j’écris sur la plage, et si ça vous dérange pas, je vais continuer.

Lire la suite…

Categorie : Humour  | 3 Commentaires
• Vendredi 16 juillet 2010 à 10 h 55
Auteur :

Le titre n’est pas une blague c’est juste que j’avais pas envie de m’emmerder à trouver un bon titre à un article qui ne parlera de rien, et aussi parce que je suis assis sur le muret du bout de ma rue, connecté en 3G, que j’ai assez mal au cul et que voilà.

Il fait chaud, ta mère est chaude. La mer, pardon. 28°C hier, soit 82.4° Farenheit et 301.15° Kelvin, ce qui n’est pas négligeable dans la mesure où on pourrait y dissoudre un arabe.

Non, je plaisante, j’ai rien contre les arabes, mais depuis que j’ai lu Camus, qu’est-ce que tu veux, j’ai des envies. Bref, je disais donc avant cet interlude hortefeu-iste qui n’a finalement rien d’hortefeu-ien, que j’avais mal au cul, mais surtout à cause du muret du bout de ma rue.

J’ai eu plein d’idées assez drôles (par rapport à d’habitude), mais je les oublie ce qui, je vous l’accorde, n’est pas forcément pratique pour la rédaction d’un article. En vrac, j’aurais pu vous parler de M. Dufour qui s’est suicidé. La question étant : avec un nom pareil, va-t-il se faire incinérer ? On pourrait aussi répondre « Sans doute une balle » à la personne qui demande (en l’occurence ma grand-mère, qui cherche toujours les oeufs qu’elle a caché pour Paques) « Mais qu’est-ce qui lui est passé par la tête ? ». Trop connu.

Hum, que c’est fin. Bon, ça m’énerve, je me souviens plus. Ah, oui, si. Je découvre des vérités sur les vieux assez étonnantes. Les vieux n’ont pas du dentifrice, mais de la crème dentaire (je te jure, t’iras voir) acheté chez Lidl. Les vieux parlent toujours de la guerre quand tu fais le difficile à table  (« Pendant la guerre, t’aurais été content d’avoir un quignon de pain dur ». Oui, bah je supporte ni le quignon, ni le pain dur, ni la guerre, alors bon). Les vieux veulent que tu prennes la douche à la plage, parce que l’eau c’est cher, quand même, tu pourrais faire des efforts !

333 mots. On y est presque. La plage. J’en ferai sans doute un article tellement y’a à dire. Sur la vieille qui emmerde tout le monde avec ces 163 serviettes étalées sur le sable et sur lesquelles le moindre grain de sable déposé provoque des torrents de mépris et de fureur octogénaire. Puis le boulet qui remonte son short pour en faire un string. L’allemand écrevisse avec les chaussettes sous les sandales. Le Chinois mignon qui s’émerveille devant la mer. Etc. Etc.

Bon, je vais prendre un bain. C’est pas tout ça mais il fait chaud.

Categorie : Web  | 3 Commentaires
• Dimanche 04 juillet 2010 à 23 h 12
Auteur :

J’aurais également pu intituler cet article « Pourquoi quand tu bois tu finis toujours par chanter du Goldman en karaoké », mais ça faisait long et je me suis rendu compte que A devait être le seul à finir comme ça.

A sera le personnage principal de cet article. Pourquoi A ? Parce-que j’avais pas envie de l’appeler B et que j’allais quand même pas dire qu’il s’agissait de moi (parce-qu’il ne s’agit pas de moi). Et parce-que c’est plus court à taper que « Jean Sarkozy ». Et que j’ai encore la tête qui tourne un peu et que je vois à peine ce que j’écris. Mais il ne s’agit pas de moi.

La soirée commença dans une ambiance festive sous les trois étoiles d’un ciel à peine obscurci par le voile de la nuit qui le recouvre. La soirée commença vraiment quand le ciel mit sa burqa et que l’horaire avançait. La soirée débuta ainsi quand le premier verre de whisky fut descendu. Après ce premier verre, néanmoins, l’inquiétude est inexistante il faut dire, ce n’est que l’amorce d’une descente qui s’avèrera finalement interminable et qui nous emportera très vite dans des confins de désespoir où la joie n’est plus que l’adage des plus chanceux.

Nous noterons cette inquiétude « 1″ sur une échelle de 1 à 13.7. A 1, donc, A chante, mais juste parce-que c’est marrant, les détours psychologiques dus à une quelconque ingestion d’éthanol n’y sont pour rien. A chante quoi ? Alors, A tente de chanter (nuance importante) des chansons qui sont de toute façon toujours trop aiguë pour lui (prenons un exemple concret, comme si ça vous intéressait : Eve lève-tooooooooooooi et danse avec la viIiIIIIiIIIIIIIIEEEEHIHIHIHI).

Lire la suite…