Archive pour ◊ juin, 2010 ◊

• Mardi 29 juin 2010 à 18 h 39
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Il me semblait alors en être arrivé au point de non-retour. Elle se dressait devant moi, belle, fière de ses courbes annihilant jusqu’aux confins de ma mémoire d’anachorète, prude de sa beauté transpirant comme les gouttes de lumière glissaient sur l’esquisse frissonnante de mon échine. Je bandais mes muscles sous ma peau suintante, elle contractait les filaments criards qui lui tenaient lieu de corps, enfonçant dans le sol ses pieds et dans les murs anguleux les angélismes de ses ongles. Les fleurs de son dos tendu éclataient en laissant des corolles et leur pollen s’envoler dans le ciel.

Cette chaise ne me laissera plus jamais goûter l’onctueuse chaleur du soleil qui se lève.

A peu près douze minutes et quatorze, quinze, seize, dix-sept, dix-huit, … secondes plus tôt.

Selon les dogmes acquis, une journée ordinaire commence par les gazouillis incessants des oiseaux matinaux, le froissement impertinent des ailes des cigales et les effluves de thym qui flottent sous les plafonds enveloppés d’une faible nuée de poussière éclairée par les rais d’un soleil qui renait chaque jour de ses cendres. Cela, bien sûr, si vous habitez en Provence. Si vous habitez en Bretagne, la journée commence par le bruissement de la pluie sur les carreaux des fenêtres de la cuisine, comme si les colombes de la paix avaient la diarrhée. Ou si Eric Woerth faisait un discours en postillonnant. Mais je n’ai rien contre Eric Woerth, je suis sûr qu’il dit la vérité.

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• Dimanche 27 juin 2010 à 15 h 40
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Il y a de cela quelques jours, dans le cadre d’un partenariat avec TopAchat, j’ai reçu une souris sans fil, la Air Mouse Elite, de Gyration. Il m’a donc été confié la rédaction d’un article pour vous présenter le produit.

Si vous possédez un ordinateur (pour un peu qu’il soit moderne) et un clavier, il vous faut évidemment une souris qui se respecte et qui vous permette d’être un minimum efficace ; c’est à dire évitons aujourd’hui les souris à boule qui s’encrassent sur des tapis usés et qui rajoutent un fil pendouillant derrière votre bureau. Ainsi, vous pouvez acquérir une souris quelconque dont la qualité se rapprocherait plutôt d’un mulot (ou d’un rat mort) (vous ne me tiendrez pas rigueur de cette blague), mais il me semblerait plus judicieux de vous fier à un avis de référence. Le mien donc.

Air Mouse Elite

Air Mouse Elite

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• Samedi 26 juin 2010 à 14 h 09
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J’étais hier en sueur, nageant dans des draps confus ne sachant plus trouver leur place dans un lit douloureusement brûlant, quand m’est apparu aussi clair qu’un magma secondaire au niveau d’une dorsale océanique en activité le paradoxe que nous appellerons  »de la passion estivale ».

Été, outre le participe passé du verbe être, est largement synonyme de passion(s) éphémère(s) consumée(s) (nous mettons des s car nous sommes optimistes. Oui, bah… on fait ce qu’on peut) sous les éclairs de la nuit enveloppée par les douces lumières de la lune glissant sur l’huile d’une mer qui offre ses zéphyrs à nos peaux en sueur.

Mais je m’écarte. Surtout intellectuellement. D’ailleurs, l’amour sur la plage, je suis désolé, mais c’est pas forcément cool. Pourquoi ? (Ceci est un interlude qui ne concerne pas vraiment l’article. Mais bon. Je fais ce que je veux.) D’une part, parce-que l’été à la plage ça veut surtout dire coups de soleil sur les cuisses, les mollets, le dos et la poitrine. Et le nez, le nez n’échappe jamais aux coups de soleil.  Bref, autant dire que les embrassades poignantes se retrouvent compromises. Pis, en plus des coups de soleil se dessine l’énigmatique problème du sable qui se retrouve toujours dans les endroits qu’il ne faut pas. Alors bon, des allers-retours qui râpent, bof, puis les coups de genoux dans la nuit, les surprises des touristes qui marchent paresseusement sur la promenade et l’affreuse déception de ne pas avoir eu d’orgasme (si vous êtes une femme, un homme se débrouille toujours pour avoir un orgasme. Oui, nous sommes égoïstes, chacun sa merde) sont autant de facteurs qui participent plus ou moins à l’échec d’une relation.

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• Samedi 19 juin 2010 à 21 h 19
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Tout a commencé une journée ordinaire. Il faisait beau (non, c’est pas vrai, mais je vais pas commencer mon histoire en disant que d’épais nuages gris épaississaient le ciel pendant que je marchais sur un goudron à peine tiède), le soleil brillait avec force (ce n’est toujours pas vrai, mais faites un effort d’imagination) (d’autant plus que dans quelques semaines, plus personne ne sera en mesure de savoir s’il faisait beau ou non ce jour là, Barbara) (sauf si vous lisez ces parenthèses, mais après tout, personne ne lit les parenthèses) (et si vous les lisez, vous avez sérieusement un problème) et les oiseaux faisaient cuicui point. Point virgule même ; c’est là que survint le drame.

Pause. Remarquez que j’enrobe. « Pourquoi faire tenir un mensonge, avoué qui plus est, en plus de 100 mots ? » me direz-vous, et vous n’aurez pas tort. Pour la simple et bonne raison que je ne suis pas drôle, et qu’on fait ce qu’on peut pour avoir l’air conséquent en énonçant un minimum de choses dans un maximum de mots. Unpause.

Je me baladais ainsi, sous ce véritable soleil radieux, le coeur léger mais le dos lourd sous le poids accablant de mes pêchés interdits. C’est là que survint le drame. Ce drame dont tout le monde entend parler depuis ce matin, avec la Une de l’Equipe qui, sans aucun doute inspirée par Appolinaire, Rimbaud ou, c’est plus probable, Jean Genet, titrait « Va te faire enculer, sale fils de pute ». Donc je parcours mon marché, car j’habite la Provence con et que les cigales commencent à sortir dans cette bonne odeur de farigoule putaing, et là j’aperçois un poissonnier qui feuillette le magazine.

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• Vendredi 18 juin 2010 à 20 h 30
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Oui, je sais, j’ai été absent. Je suis heureux que vous me le fassiez remarquer, j’avais pas forcément fait gaffe. Mais j’ai plusieurs excuses, que j’évoquerai brièvement parce-que sérieusement, voilà. Tout d’abord, les employés d’Orange sont de vraies poires, voire des bleus (cette blague est super fine, je la note). Donc pas Internet pendant quelques temps. Ensuite, je suis un raté mais complet. Je suis actuellement incapable de pondre un truc drôle de plus de 20 mots et qui soit réfléchi. Mon humour se limite à la ponctualité, c’est exaspérant.

Peu importe, tout ça pour vous dire que le bac se rapproche (mais que je m’en fous, je veux dire, c’est pas comme si j’allais échouer), que je vous pondrai un test matériel sur une souris (la Air mouse Elite de Gyration) dans quelques jours et que là, dessuite, je vous file une vidéo plutôt sympathique d’Amy Watson qui joue du Kazoo avec son vagin.

How Women Play The Kazoo

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