J’aurais pu intituler ce billet « Loi de l’emmerdement maximum » ou « La loi des séries et moi sont sur un bateau, je tombe à l’eau, combien de temps avant de me noyer ? » mais j’ai préféré faire une allusion à Marguerite Duras, parce-qu’elle a un prénom de fleur.
Mes lecteurs sont sadiques (tout au moins autant que moi, sinon ils ne seraient pas mes lecteurs), j’ai donc décidé de leur donner en pâture ma vie totalement médiocre, et plus précisément la journée la plus catastrophique de mon existence. Pour un peu que vous me pensiez égocentrique, voilà vos impressions confirmées.
Tout à commencé hier, à 8h, un jeudi ordinaire qui ressemblait à tous les autres jeudis. Un jeudi qui arborait dans son ciel un soleil écarlate et un firmament si bleuté qui fit pâlir la mer. Tout était bien, tout était beau. C’est là que Murphy entre en jeu. La loi de Murphy est compréhensible par un exemple, si vous ne la connaissez pas encore :
Si une tartine de confiture tombe, elle tombera toujours du côté de la confiture
Cette vérité marche bien sûr pour le choix de la caisse au supermarché, la probabilité de marcher dans une merde de chihuaha et avec tout un tas d’exemples que je ne vais pas évoquer ici. De cette loi de l’emmerdement maximum (c’est le nom officiel) en découle la loi des séries. La loi des séries, c’est le fait que si quelque chose se passe mal dans votre journée, il y a toutes les chances pour que le reste soit tout aussi pourri.
Maintenant que nous avons posé le contexte, revenons à ce fameux jeudi. J’avais contrôle de physique (ouais, j’ai encore des contrôles, pas la peine de rire) sur tout un tas de trucs que je maitrisais sur le bout des doigts du genre titrages directs, représentation de Lewis ou topologique, lois de Newton, travail d’une force, etc. Je finis ce contrôle avec l’image du 20 qui flotte dans ma tête, tout fier, quand soudain ce doute étrange m’envahit : Pour calculer le travail d’une force, on exprime la distance du trajet en mètres ou en kilomètres ?
L’unité, c’est le doute des scientifiques. Surtout quand on a des valeurs qui se calculent en N.s-2.m-2 ou du genre. Et là, c’est le drame.
Mais le drame absolu. Le drame qui te donne envie de partir à la pharmacie, d’acheter trois boites de somnifères et de les avaler tout d’un coup. Je vous laisse deviner ? Non ? Bon. J’ai calculé toutes mes valeurs avec des kilomètres au lieu des mètres, c’est à dire deux exercices sur 8.5 points qui sautent. Autant vous dire que mes murs ont failli être imprégnés de ma cervelle quand j’ai compris.
Mais ceci n’est pas fini, l’emmerdement maximum était de la partie. Contrôle d’allemand deux heures plus tard (ouais, je fais allemand, c’est pas la peine non plus de se moquer, j’ai assez de mal comme ça à l’assumer dans ma vie de tous les jours donc ça suffit). Je fais mon truc, prof qui ramasse ma feuille et qui, 5 minutes plus tard, vient me voir en me disant « Mais, tu l’as compris le texte ?« .
Fail donc. Tout aurait pu s’arranger avec le contrôle de maths. Contrôle de maths qui a été réussi, ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai l’habitude de plutôt bien gérer en maths. Surtout que y’avait un exo bonus que j’ai eu le temps de faire, pas la peine de vous dire que j’aurai frôlé le 20. J’étais sûr de moi, avec délectation je me réjouissais de cette future note.
Ce matin, j’ai découvert le contrôle dans mon sac. J’ai oublié de le rendre. Je vais m’acheter une corde.









