Archive pour ◊ avril, 2010 ◊

• Vendredi 30 avril 2010 à 12 h 49
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J’aurais pu intituler ce billet « Loi de l’emmerdement maximum » ou « La loi des séries et moi sont sur un bateau, je tombe à l’eau, combien de temps avant de me noyer ? » mais j’ai préféré faire une allusion à Marguerite Duras, parce-qu’elle a un prénom de fleur.

Mes lecteurs sont sadiques (tout au moins autant que moi, sinon ils ne seraient pas mes lecteurs), j’ai donc décidé de leur donner en pâture ma vie totalement médiocre, et plus précisément la journée la plus catastrophique de mon existence. Pour un peu que vous me pensiez égocentrique, voilà vos impressions confirmées.

Tout à commencé hier, à 8h, un jeudi ordinaire qui ressemblait à tous les autres jeudis. Un jeudi qui arborait dans son ciel un soleil écarlate et un firmament si bleuté qui fit pâlir la mer. Tout était bien, tout était beau. C’est là que Murphy entre en jeu. La loi de Murphy est compréhensible par un exemple, si vous ne la connaissez pas encore :

Si une tartine de confiture tombe, elle tombera toujours du côté de la confiture

Cette vérité marche bien sûr pour le choix de la caisse au supermarché, la probabilité de marcher dans une merde de chihuaha et avec tout un tas d’exemples que je ne vais pas évoquer ici. De cette loi de l’emmerdement maximum (c’est le nom officiel) en découle la loi des séries. La loi des séries, c’est le fait que si quelque chose se passe mal dans votre journée, il y a toutes les chances pour que le reste soit tout aussi pourri.

Maintenant que nous avons posé le contexte, revenons à ce fameux jeudi. J’avais contrôle de physique (ouais, j’ai encore des contrôles, pas la peine de rire) sur tout un tas de trucs que je maitrisais sur le bout des doigts du genre titrages directs, représentation de Lewis ou topologique, lois de Newton, travail d’une force, etc. Je finis ce contrôle avec l’image du 20 qui flotte dans ma tête, tout fier, quand soudain ce doute étrange m’envahit : Pour calculer le travail d’une force, on exprime la distance du trajet en mètres ou en kilomètres ?

L’unité, c’est le doute des scientifiques. Surtout quand on a des valeurs qui se calculent en N.s-2.m-2 ou du genre. Et là, c’est le drame.

Mais le drame absolu. Le drame qui te donne envie de partir à la pharmacie, d’acheter trois boites de somnifères et de les avaler tout d’un coup. Je vous laisse deviner ? Non ? Bon. J’ai calculé toutes mes valeurs avec des kilomètres au lieu des mètres, c’est à dire deux exercices sur 8.5 points qui sautent. Autant vous dire que mes murs ont failli être imprégnés de ma cervelle quand j’ai compris.

Mais ceci n’est pas fini, l’emmerdement maximum était de la partie. Contrôle d’allemand deux heures plus tard (ouais, je fais allemand, c’est pas la peine non plus de se moquer, j’ai assez de mal comme ça à l’assumer dans ma vie de tous les jours donc ça suffit). Je fais mon truc, prof qui ramasse ma feuille et qui, 5 minutes plus tard, vient me voir en me disant « Mais, tu l’as compris le texte ?« .

Fail donc. Tout aurait pu s’arranger avec le contrôle de maths. Contrôle de maths qui a été réussi, ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai l’habitude de plutôt bien gérer en maths. Surtout que y’avait un exo bonus que j’ai eu le temps de faire, pas la peine de vous dire que j’aurai frôlé le 20. J’étais sûr de moi, avec délectation je me réjouissais de cette future note.

Ce matin, j’ai découvert le contrôle dans mon sac. J’ai oublié de le rendre. Je vais m’acheter une corde.

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• Dimanche 25 avril 2010 à 19 h 21
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C'est là qu'on se demande lequel des deux a le plus de raisons pour tromper l'autre

C’est bien entendu la polémique de la semaine à laquelle personne n’a pu échapper, l’histoire mettant en scène les footballeurs professionnels Ribéry, Benzema et Govou autour d’une prostituée nommée simplement Zahia Dehar. Après le président Kaczynski et le volcan Eyjafjallajökull, c’est le nom impossible à retenir de la semaine.

Lors de son utilisation par Benzema (courant 2008) et Ribery (printemps 2009), Zahia (je l’appelle par son prénom, je suis également très proche d’elle) était alors mineure, déclenchant alors les foudres de la justice. Le journal Le Monde indique que la jeune femme se faisait à l’époque 20.000 € par mois, à raison de 2000€ la passe. Tu m’étonnes que l’équipe de France marque pas beaucoup à ce prix là.

Loana sur le tournage de son prochaine film pornogr... clip, pardon.

Cette semaine, Loana, la rescapée suicidaire pour le plus grand bonheur de nos oreilles, fait son retour sur la scène avec un clip réadapté de « La Madrague », chanson déjà pas fameuse à l’époque. Une vraie voix qui chante, un véritable timbre qui fait vibrer des reins, un charisme et une vraie personnalité. D’ailleurs, suite à la diffusion de ce clip que Gilbert Montagné a visuellement beaucoup apprécié, deux jeunes femmes, respectivement de 91 et 97 ans, se sont battues à mort dans une maison de retraite. La rumeur dit que l’une était pour Loana, l’autre était contre.

Les témoins affirment une très grande violence dans les faits. Des coups de déambulateurs, des lancés de dentiers, des décrochages de jambes artificielles, bref, la panoplie maître kung-fu du troisième âge. Evidemment, celle qui était contre Loana (97 ans) est morte d’une crise cardiaque : son adversaire lui aurait fait écouter la chanson en boucle.

De même, cette sombre affaire de coquillages et crustacés n’en fini plus de provoquer des dégâts importants au sein des masses. Ce matin, c’est avec regret que s’est éteint l’ancien nazi Paul Schaefer suite à des complications cardiaques. Il était accusé d’abus sexuels sur une vingtaine de mineurs de la « Société d’éducation et de bienfaisance Dignidad » et fut condamné à 20 ans de prison en 2006. Le Pape Pie XII ne s’est pas encore exprimé sur le sujet.

Je l’ai cité précédemment, mais le volcan Islandais (je vais me faire chier à tout réécrire non plus, ça va hein) n’a pas fini de bloquer des Français à l’étranger. A l’heure actuelle, c’est 10.000 habitants du sol français qui seraient encore bloqués dans des contrées septentrionales. Néanmoins, relativisons, Eric Besson a affirmé que « 4.9 millions d’étrangers étaient bloqués en France, donc faut pas déconner ».

On connait la Suisse, pays merveilleux des banques extraordinaires. Pays d’origine de Johnny Hallyday ! La Suisse, ces limbes incroyables où des gardiens de prison regardent en rigolant s’asphyxier des détenus ! C’est l’histoire d’un homme de trente ans, incarcérés depuis 10 ans dans une prison Suisse. Un soir, il met donc le feu à son matelas, sans que les gardiens n’interviennent alors qu’ils étaient au courant de ce qui se passait. Pis, ça les fait rire. La preuve en conversation téléphonique. Ceci était un message de la gauche pour résoudre la surpopulation dans les prisons.

En parlant de gauche, Martine Aubry rivalise d’ingéniosité dans sa direction du Parti Socialiste puisqu’elle a annoncé qu’elle avait la solution aux problèmes des retraites, autre problème de société actuellement important. Oui, elle a les solutions, et elle peut les dire. Elle peut les dire, n’est-elle pas phénoménale ? Mais, tiens, ça me rappelle quelque chose… (5 min 05 sec)


Pierre Dac – Le Fakir Rabindranath Duval

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• Samedi 24 avril 2010 à 16 h 17
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Tous les jours, sans exception (si ce n’est peut-être Samedi dernier, je jouais avec les papillons dans des prairies verdoyante, parmi les amandiers fleurissants aux fragrances délicatement veloutés et les nuages crémeux s’épanouissant au firmament miroitant) je me pose des questions sur ma santé mentale. Avant de rentrer dans les détails, commençons par le commencement, qui commence là où tout a débuté, c’est à dire au début de mon histoire.

Il faisait nuit, les étoiles brillaient si ça se trouve, étions-nous en hiver ou en été ? Aucune espèce d’importance, il faisait nuit et c’était donc le moment de se coucher après une dure journée de labeur passée à réfléchir sur la meilleure façon de s’habiller à la plage (maillot slip, boxer collant, short, combinaison, je ne sais pas, je ne sais plus, si vous avez des suggestions). D’un pas fatigué croulant sous le poids de courbatures virulentes dues — donc — à cette journée éprouvante, je me rends dans ma chambre. Et c’est là que soudain…

Soudain…

Soudain…

Soudain (c’est con comme mot, « soudain » en fait. Il fait parti de ces mots qui, quand on les répète beaucoup de fois d’affilées, nous font douter de la compétence des Immortels) je m’aperçois de la présence oppressante d’un insecte. Dans mon lit. Posé sur le drap, nonchalant, entre la couette retroussée et le traversin tortueux. Ce genre d’insecte bizarre qui ne porte pas de nom, d’une longueur d’environ 4 cm et qui semble se terminer par une sorte de dard mais pas vraiment un dard. De son regard il semblait me dévisager. Je pensais au Grégor de La Métamorphose, je me disais que je ne pourrais jamais être ami avec ce genre de bestiole, que je pouvais m’occuper sans problème des insectes énormes, mais qu’il fallait que quelqu’un s’occupe des plus petits.

Alors bien sûr, avec la délicatesse qui me caractérise, j’ai évidemment pris mon marteau piqueur, mon chalumeau, j’ai enfilé ma combinaison anti-nucléaire et j’ai mis le feu à mon lit. C’est quand j’ai ouvert mon livre (De l’inconvénient d’être né de Cioran, pour ceux qui ça intéresse) que j’ai constaté l’ampleur du drame : le même insecte se trouvait entre la couverture et la première page.

Depuis, tous les soirs, avant d’aller me coucher, je secoue ma couette, mon duvet, mon drap, je retourne la taie de mon oreiller, je vérifie ma bibliothèque et j’inspecte le dessous de mon lit. Et tous les soirs je retrouvais ce même putain d’insecte (que je n’avais pas tué, vous vous en doutez quoi, merde, ça tâche ce genre de trucs), jusqu’au jour où je l’ai jeté par ma fenêtre.

Depuis, quand je m’endors, j’ai peur que des araignées rentrent dans mes narines, que je n’arrive pas à lui boucher l’accès, que je sois obligé d’écraser le côté de mon nez pour faire exploser l’insecte inopportun ou pis, qu’il arrive à rejoindre mon bulbe olfactif. Et si je le fais éclater dans ma narine, comment vais-je nettoyer les restes ? Vous êtes vous déjà posé la question au moins ? Même chose avec les oreilles, en pire. Si ça rentre, c’est mort. Je crains pour mon liquide céphalo-rachidien, j’ai peur. Si Gicquel était pas mort, il le dirait une fois de plus : La France a peur. Tous les soirs, je sens des pattes qui me montent dessus, je sens des crocs qui tirent sur mes poils, je sens des baves et des fils, des larves et des oeufs.

Je sombre dans la folie. Les insectes sont en train de nous envahir. Nous n’avons aucune chance.

• Lundi 19 avril 2010 à 20 h 31
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Qu’est-ce que je pouvais m’emmerder. C’est fou ce que les enterrements sont chiants, celui là encore plus que les autres. Debout, plantés comme de sombres piquets dans l’herbe fraiche et mouillée du cimetière. Les parapluies s’étaient ouverts et on aurait pu dire avec délicatesse qu’ils avaient éclos, un peu comme les jonquilles s’ouvrent quand le printemps arrive. Mais les parapluies ne sont pas intéressants, ils sont juste là, et ils sont rarement jaunes. Je n’en avais pas pris, bien que j’en eu deux chez moi ; l’un était gris, l’autre était noir. Et ceux que j’apercevais par delà mon chapeau étaient tous aussi sombres. Sauf un. Une femme avait un parapluie blanc, mais le manche était noir.

Il pleuvait des cordes depuis que nous étions là, les gouttes venaient frapper ces mêmes parapluies dans un bruit de froissement incessant. Il faisait froid. Si seulement j’avais pu m’éclipser pendant l’inopportun rugissement du tonnerre. Cela n’aurait pas été correct. Je dirais même que c’eut-ce été discourtois.

Mais les enterrements me déplaisaient, j’ignore pourquoi, je ne le sais pas, je ne le saurais jamais et pour dire vrai, sans enluminures aucune, je m’en fous. Je n’ai jamais versé de larmes pour un proche disparu. Le jour où ma mère est décédée, j’avais seize ans. Seize ans et douze jours exactement. Je m’en souviens, parce-que c’est le jour où ma mère est morte. C’est ce jour là que je l’ai trouvée allongée au sol, la tête écrasée contre la moquette du salon, un flacon de somnifères vide encore serré dans sa main. Elle avait les paupières fermées, la bouche légèrement entrouverte. Dans son inéluctable chute, elle avait malencontreusement emporté avec elle un vase en porcelaine de Chine posé depuis des lustres sur le buffet de bois massif. Les dizaines de morceaux éparpillés autour de la pièce réfléchissaient les rayons lumineux sur des murs crépis, dehors les oiseaux chantaient encore. J’ai entrouvert la fenêtre pour profiter de ce temps radieux, puis j’ai nettoyé la pièce avec un balai et une pelle en fer. Ensuite, j’ai appelé les ambulances en disant « Bonjour », « S’il vous plait » et « Merci » avec la politesse d’un homme de ma condition.

Aujourd’hui, je ne rajustais pas mes lunettes sur le haut de mon nez pour mieux contempler un désespoir de circonstance qui touchait pourtant si peu de ceux qui étaient là, je me souviens les avoir laissées dans mon appartement. Elles gisaient sans aucun doute dans leur étui duveteux, sur ma table de chevet. Il n’y avait pas de Bible sur ma table de chevet, j’ai cessé de croire en Dieu le jour où j’ai commencé à croire à l’amour. Il avait un prénom de soie, à la douceur exquise, à la tendre musique. J’avais perdu ma route sur les flots de ses yeux sombres, noirs comme un lac. Quand j’ouvrais les yeux et que je regardais par-dessus l’horizon le coucher du soleil, les couleurs étaient vives, si vives, les sons étaient clairs, et si claires étaient les saveurs. Les sens aux aguets, j’écrivais à la beauté des vers insensés, je couchais de ma plume ses formes aux muscles saillants et aux lèvres si chaudes. Et sous des artifices de poète raté, me voilà enjambant sans état d’âme les dépouilles encore chaudes des lieux communs qui font mon écriture.

A quelques mètres de moi, un homme d’une cinquantaine d’années, la calvitie prononcée et le manteau usé, avait le regard dans le vague et la canne posée sur son bras replié. Si je tournais légèrement la tête, je pouvais entrevoir un adolescent à l’allure florissante et à l’âge magnifique rajuster ses épais cheveux noirs. Sa cravate partait se morfondre à l’intérieur de son gilet, il serrait contre lui une jeune fille effondrée. Ensemble, ils s’abritaient sous le même parapluie gris.

Nous devions être une vingtaine de privilégiés, moi plus que les autres, placés ici sous le tonnerre et les éclairs, essorés par la danse entrainée d’une pluie torrentielle. Je baillais presque – mais là morale chrétienne m’interdisais de m’avachir dans ce genre de comportements – et commençais à être un peu engourdi. C’est bientôt fini ? Non ? En même temps, je dois vous le confesser, mais ce n’est pas comme si j’avais autre chose à faire. Aujourd’hui, rien de plus important que cet enterrement aurait pu avoir lieu. Il fallait bien que j’y assiste. Et pourtant, que de pleurs chatoyants, de complaintes déchirantes ! Je fustige ceux qui m’ont forcé à venir ici, ignorant ma mauvaise foi. Les rares fois où je me suis rendu à des évènements de ce type, c’était pour profiter du buffet posthume. Oui, j’aime beaucoup qualifier ces buffets de posthumes, cela me plait. Et bien figurez-vous qu’aujourd’hui, comble de misère sadique, je ne pourrai y assister à cause d’un léger empêchement inopiné qui, d’ailleurs, ne devrait plus tarder.

Et le vent sifflait bruyamment parmi les arbres aux branches mortifères. Les roses n’étaient pas belles, les oiseaux vieillis de l’hiver avaient leurs pattes en l’air. Et la pluie cognait et frappait, elle crachait de longs et épais glaviots sur les façades mornes de la cathédrale émergeante au loin. Et le tonnerre fouettait, les éclairs martelaient, tout autour de moi faisait plus de fracas que les cœurs réunis de deux amants trop longtemps séparés (c’est beau).

J’ai toujours beaucoup ri de ce rite qu’est l’enterrement. On est tous là, à chaque fois, pour pleurer quelqu’un qui ne soucie absolument plus de vous puisque qu’il est mort. Mort, ma foi, cela se comprend non ? Pensez bien que d’ici quelques semaines, le visage du mort tombera en lambeaux de peau putride qui iront bien vite réjouir les asticots. Buffet posthume. Tout le monde y a droit, ne cédons pas aux facilités de la ségrégation à tout va. Son corps boursouflé et recouvert de pustules odorantes moisira dans la terre, son costume trois pièces sera déchiqueté tandis que son cercueil tentera de résister aux supplices du temps qui passe. Sans succès probablement.

Moi, je voulais me faire incinérer. On aurait jeté mes cendres dans la mer, tandis que le soleil heurterait de ses tendres lèvres écarlates l’horizon lisse et opaque d’un océan tumultueux. Un peu comme dans les films. Et j’aurais couru sur la houle, caressant par l’esprit les embruns écumeux jetant sur les falaises des gouttelettes glacées. Mais non, ils avaient décidé de m’enterrer.

Je n’entendis même plus le souffle de Dieu qui faisait tanguer les voiles quand ils fermèrent mon cercueil en bois d’ébène.

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• Dimanche 18 avril 2010 à 14 h 15
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C’est l’information explosive de la semaine : le volcan Eyjafjöll — situé sous le fameux glacier Eyjafjallajökul, qui est le sixième du pays et d’une superficie de 78 km² environ — est entré en éruption Jeudi dernier, bloquant ainsi une grande partie du trafic aérien Européen. Ce volcan que nous appelons désormais dans les médias « Le Volcan Islandais » (faute de la bonne prononciation) s’est réveillé pour la dernière fois en 1821, période durant laquelle il a craché de la lave et des cendres pendant plus d’un an.

Les aéroports des Pays-Bas, de Belgique, du Danemark, de la Finlande, de République-Tchèque et de Pologne ont été fermé à cause du nuage de cendres risquant d’arrêter les moteurs des avions. A cette annonce, il nous est difficile de ne pas avoir une pensée émue pour Lech Kaczynski qui serait toujours en vie s’il avait retardé son voyage de quelques jours. Ce pauvre Lech — que j’appelle par son prénom, nous sommes très proches, la mort a tendance à rapprocher les gens et à les déifier, même si Kaczynski était un gros con — qui n’aura, d’ailleurs, personne à son enterrement puisque le fameux black-out aérien nous empêche de nous déplacer.

Déficit en CO2 avec l'éruption du volcan et l'arrêt du trafic

En France, le nuage est arrivé Jeudi. Dommage que l’on est pas été en 1986, ç’aurait toujours été ça d’évité. La perturbation des voies de l’air alliée aux grèves prolongées de la SNCF inquiètent Eric Besson qui ne sait plus comment renvoyer les immigrés dans leur pays. Avantage sur la grève prolongée étant que l’on pourra faire de belles cartes postales. Roselyne Bachelot, ministre de la santé, a demandé aux Français de « ne pas s’inquiéter et d’aller se faire vacciner contre le virus H1N1 parce-que c’était la seule solution« .

Dans tous les cas, ne prenez pas l’avion en ce moment, vous risqueriez d’attraper un cancer du poumon.

Exclu : Le journal « Le Monde » fait de l’humour !

On va peut-être éviter

Info people de la semaine : Elizabeth Taylor, l’actrice célèbre de « La chatte sur un toit brûlant » ou de « Cléopâtre« , serait sur le point de se marier pour la neuvième fois avec son agent et manager, qui ne sont qu’une seule et même personne. Pourtant, Dieu sait qu’elle va beaucoup moins bien marcher, maintenant. Historique : elle se marie en 1950 pour neuf mois, en 1952 pour 5 ans, en 1957 pour 1 an, en 1959 pour 5 ans, en 1964 et en 1975 avec Richard Burton (deux fois le même, quand on aime, on ne compte pas), en 1976 pour 6 ans et en 1991 pour 5 ans — qui semble définitivement être une bonne durée.

On a donc eu 14 ans de célibat marital depuis son dernier mariage. Le médecin de Michael Jackson, qui était un proche ami de la star, a déclaré qu’en raison d’importants problèmes de santé le roi de la Pop ne pourra pas assister au mariage.

Sans transition aucune, revenons à ces sombres affaires de pédophilie qui n’en finissent plus d’ébranler l’Église, entre autre. Dernier coup bas en date : le n°2 du Vatican, le bras droit du Pape (libre à vous ensuite d’imaginer ce que le Pape peut faire avec son bras droit), le cardinal Bertone (à droite ci-dessus) a déclaré : « De nombreux psychiatres et psychologues ont démontré qu’il n’existe pas de relation entre le célibat et la pédophilie, mais beaucoup d’autres – et on me l’a dit récemment – ont démontré qu’il existait un lien entre l’homosexualité et la pédophilie. La vérité est celle-ci et le problème, c’est cela ». Bim, dans tes dents. Et en exclusivité mondiale, les prochaines déclarations de Bertone :

  • Les Allemands sont tous des nazis, de nombreux psychiatres l’ont confirmé.
  • J’ai eu au téléphone, pas plus tard qu’hier, un psychiatre renommé qui m’a bien dit que tous les noirs et les arabes étaient des délinquants
  • Tous les pédophiles sont des homosexuels, les internautes sont tous des pédophiles, donc les internautes sont tous des pédés.
  • En Irak, il n’y a que des terroristes, enfin, c’est prouvé !

Le garçon de huit ans qui terrorisait Chatroulette a été retrouvé en Pennsylvanie. En effet, un écolier a, au sein même de son école, distribué des doses d’héroïne (le chiffre de 60 sachets est avancé) à ses petits camarades. La thèse avancée par moi-même est que les jeunes de sa classe aient dit « Aux héros je préfère les héroïnes » mais que ce dernier ait mal compris. Dans les poubelles de l’établissement ont donc été retrouvés les fameux sachets avec l’inscription « Fais-moi confiance » posée dessus. Le dealer d’Alice aux Pays des Merveilles est soupçonné de complicité.

Aux grands maux les grands moyens, l’école a bien évidemment contacté la famille par voie postale.

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• Dimanche 11 avril 2010 à 16 h 46
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La blague du nombre de personnes destinées à changer une ampoule et sans aucun doute une de celles dérivables à l’infini. Un peu comme les « Un jour Dieu… ». Au cours de quelques pérégrinations tout à fait aléatoire, j’ai découvert LA blague des ampoules du siècle. Un peu longue (cmb) mais poilante à souhait, je vous la retranscris telle que je l’ai trouvée :

A la question: « Combien faut-il d’usagers de forums pour changer une ampoule? »

Réponse:

- 1 pour changer l’ampoule en question et aller créer un nouveau sujet pour dire que l’ampoule a été changée ;

- 14 pour partager leurs expériences en « changement » d’ampoules et pour souligner que l’ampoule aurait pu être changée différemment et d’une bien meilleure façon, en donnant tous leurs trucs;

- 21 pour pleurer qu’il y a déjà eu un sujet à ce propos sur le forum il y a deux mois;

- 306 pour partir un débat de fond à propos des différentes méthodes pour changer une ampoule, des meilleurs endroits où acheter des ampoules, des marques d’ampoules les plus efficaces selon l’utilisation désirée, et des marques d’ampoules à éviter à tout prix;

- 7 pour avertir des dangers de changer une ampoule ;

- 27 pour souligner les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe dans les premiers messages du sujet;

- 53 pour démolir complètement les correcteurs/défenseurs de la langue française en plaidant la liberté d’expression et le droit d’écrire comme bon nous/leur semble;

- 41 pour corriger les fautes dans les messages susmentionnés;

- 2 insignifiants pour se mettre à avoir une discussion personnelle n’ayant aucun rapport de près ni de loin avec le sujet en question, à savoir les ampoules;

- 71 qui sautent sur l’occasion pour signaler à ces deux insignifiants l’existence de la messagerie privée, et ce, plutôt rudement, et qui en profitent pour suggérer à tous ceux faisant des attaques plus « personnelles » d’utiliser eux aussi la messagerie privée;

- 2 soi-disant « professionnels de l’industrie » pour informer la masse qu’en réalité, il serait plus approprié d’utiliser le terme «gousse lumineuse », « réel » nom de l’ampoule;

- 40 pour dire qu’ils n’ont aucune confiance dans une ampoule électrique et qui donnent des liens pour des sites pseudo-scientifiques qui prétendent connaître des solutions alternatives pour produire de la lumière ;

- 12 pour signaler que le droit à la lumière n’est pas inscrit dans la Constitution ;

- 109 pour dire que le sujet n’est pas au bon endroit et qu’il serait plus approprié de continuer la discussion dans la section « ampoules » du forum;

- 111 pour clamer haut et fort que de toute façon, tout le monde sur le forum utilise des ampoules, ainsi donc, le sujet est pertinent et ne devrait pas être supprimé;

- 1 pour dire qu’il a remplacé ses ampoules par des tubes au néon et que du coup, ben, il change rarement ses ampoules électriques ;

- 45 pour revendiquer à nouveau la liberté d’expression la plus totale;

- 12 pour dire qu’ils laissent tomber la liste parce qu’ils ne comprennent rien à la polémique concernant les ampoules électriques ;

- 27 pour poster des liens de sites internet avec des photos d’ampoules;

- 14 pour dire que les adresses ne fonctionnent pas, et 5 pour poster tout de go les adresses, « revues et corrigées »;

- 9 pour afficher divers GIF en rapport avec les ampoules;

- 30 pour profiter de cette ferveur pour poster des messages ne contenant que des smileys (ridicule pour la plupart);

- 68 pour se plaindre que le forum est rendu pathétique et vide de contenu – dans la moitié des cas, leur message ne contient d’ailleurs que le mot « pathétique », et 8 d’entre eux font quelques références nostalgiques à l’ancien forum;

- 17 pour dire aux gens qui ont pleuré qu’ils avaient juste à ignorer le message s’ils le trouvaient insignifiant;

- 5 pour ajouter que chacun y est pour quelque chose dans la lente « décrépitude » du forum et pour suggérer de rehausser la qualité du contenu;

- 10 pour se disputer et se contredire dans de longs messages hors sujets dans le but de montrer qui aura le dernier mot;

- 156 pour proposer d’ajouter des modérateurs sur le forum pour que des situations comme celle-ci ne se reproduisent plus;

- 3 pour se plaindre aux modéateurs et demander l’expulsion immédiate de certains usagers qui auraient supposément dépassé les bornes dans leurs messages, plus spécifiquement dans le sujet sur les ampoules;

- 33 pour citer les messages d’une ou plusieurs autres personnes ayant écrit sous le sujet en rajoutant simplement « moi aussi » à la fin;

- 12 pour aviser le reste des membres du forum qu’ils ne posteront dorénavant plus, la controverse à propos des ampoules ayant été « la goutte qui fait déborder le vase »;

- 19 pour citer les citeurs (ceux qui ont simplement écrit « moi aussi ») en rajoutant eux aussi « moi aussi » à la fin;

- 1 pour faire un gag à la fois savoureux et inédit à propos des ampoules;

- 39 pour reprendre ce gag, tous de la même façon, sans y apporter aucun élément nouveau;

- 13 pour dire que dans toute maison bien tenue, il devrait y avoir des chandelles quelque part, au cas où une ampoule grillerait ;

- 5 pour dire qu’ils n’utilisent pas d’ampoules électriques, uniquement des chandelles ;

- 1 pour rappeler qu’il n’y a que les « anciens » qui disent encore « chandelle », et qu’en 2005, on dit « bougie » ;

- 5 pour expliquer à l’inculte précédent que la langue française est notre patrimoine et qu’on ne rigole pas avec ça ;

- 8 pour profiter de la mauvaise ambiance et du climat tendu pour lancer des attaques personnelles,histoire de régler leurs comptes par rapport aux précédents sujets ayant un rapport direct ou non avec les ampoules;

- 1 modérateur pour rappeler que le sujet a été suffisamment débattu, qu’on peut donc le considérer comme clos, et qu’il ne faut pas oublier d’aimer son prochain sans se laisser aller comme des sauvages ;

- 4 pour dire au modérateur qu’on est en démocratie et qu’on fait ce qu’on veut ;

- 7 pour demander « on n’a pas déjà parlé de ça y’a pas longtemps? » ;

- 2 pour suggérer l’instauration d’une faq (foire aux questions) à propos des ampoules;

- 44 pour demander ce qu’est une faq;

- 11 pour lancer que tout le monde se fout des faqs de toute façon et que ça ne servirait à absolument rien;

- 62 pour dire, sans avoir lu le reste des messages, qu’il serait bien de faire une recherche sur les ampoules (sur google) avant de poster un message ici;

Et évidemment:
- 1 étourdi pour ramener le sujet à la vie, six mois plus tard.. et tout recommencer du début!

[Source]

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• Samedi 10 avril 2010 à 17 h 58
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J’étais devant mon piano, y’a pas moins de cinq minutes, quand je me suis dit que y’avait sans aucun doute des musiciens dans mes followers Twitteriens, et plus généralement sur Twitter tout entier. Je pensais — tout en jouant, j’ai la version bêta de l’OS 4.0 et son multitasking — que j’allais poster un truc du genre « Y’a des musiciens dans la salle ?« , absolument sans aucun but entre nous (heureusement que toutes mes envies n’aboutissent pas, sinon on s’en sortirai pas), quand j’ai eu comme une idée…

Il est évident qu’il y a des musiciens sur Twitter, et sans aucun doute pas qu’un peu. C’est pourquoi j’ai pensé qu’il aurait pu être carrément fun d’organiser un orchestre online, à la manière de ce qu’avait fait Youtube avec le Youtube Symphony Orchestra. Maintenant que vous avez l’idée, il me reste plus qu’à remplir l’article avec du vent histoire de faire un truc conséquent.

Bref, ça pourrait être ouvert à tous les instruments, tous les genres, tous les ages, tous les sexes, toutes les coiffures (je trouve que je remplis bien quand même), toutes les nationalités pourquoi pas, même aux Polonais tiens, du moment qu’un compte Twitter est dans la place. Il faudra juste trouver une oeuvre avec un bon nombre de voix, lancer les inscriptions, donner un tempo à respecter (ouais, non, sinon c’est la galère franchement) et monter le tout sur la fin.

Si vous avez des suggestions, des critiques, des idées, des oeuvres à proposer, que vous avez envie de diffuser l’idée ou de vous investir dans le projet (contact) ne vous gênez surtout pas. Je vous attends, et je trouve que ça pourrait franchement être une aventure sympa. A vos marques, prêts ? Diffusez ! (on fait ce qu’on peut)

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