Archive pour ◊ mars, 2010 ◊

• Mercredi 31 mars 2010 à 19 h 44
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Taser 3000, pour les hommes qui veulent leur place dans le métro

Quelle grosse marade ! Ah ah ah, que je ris, que je me plie, que c’est drôle ! Très. Si vous êtes la connaissez pas encore, je vais vous la raconter, cette super blague hyper poilante et qui en plus est vraie.

Placez-vous en 2004, prenez une femme enceinte de sept mois que nous appellerons Albertine car nous n’avons pas peur du ridicule et trois policiers que nous appellerons Henry-Edouard, Roger et Pamplemousse car ce ne sont que des policiers après tout. Patapouf, Albertine emmenait son enfant Pierrette à l’école, afin que la jeune fille puisse profiter au mieux de l’utilité extraordinaire de la dérivation et des cercles trigonométriques, mais la grande folle allait un peu trop vite dans cette zone scolaire. Et Dieux (avec un x, nous sommes soucieux dans la rédaction de respecter les règles de la bienséance, les pouvoirs stakhanovistes sont sur le coup alors on fait gaffe) savent que la perte d’un morveux insupportable représenterait potentiellement la perte d’un patriote prêt à se battre pour son brave pays dans le cas d’une guerre imminente !

Albertine allait trop vite. C’est déjà drôle, mais c’est pas fini. Maintenant, les trois policiers entrent en jeu. Henry-Edouard, Roger et Pamplemousse — qui sont de très bons policiers soucieux d’appliquer l’ordre et qui n’auraient pas hésité à infliger les 460 Volts au gars de l’expérience de Milgram (voire plus si affinités) pour peu que Tania Young soit sur l’affaire — ont volé, donc, au secours de la populace acculée à la crainte par les vilains truands qui terrorisent le Daily Planet.

Ils ont pourtant gentiment demandé à Albertine de sortir de son véhicule et de payer sa contredanse. La vilaine, bouh !, n’a pas voulu. Pamplemousse a sorti son baton, suivi par Henry-Edouard et Roger, pour assener la pauvre bête de coup bien placés. Je parle bien sûr de son taser. Bande de gros dégueulasses.

Albertine a rappelé aux policiers — par soucis de compréhension pour les plus démunis intellectuellement, nous continuerons à les appeler policiers — qu’elle était enceinte de 7 mois, mais elle a quand même reçu des décharges électriques à trois reprises. Ah ah, j’en rigole encore à vous le raconter, qu’est-ce qu’on se marre aujourd’hui ! Le plus drôle, c’est qu’ensuite elle a été trainée hors de sa voiture par les policiers ! T’imagines la scène ! Hyper poilant.

Mais le babylonesque, le fantasmagorique, l’extraordinaire de cette histoire, c’est les deux juges qui ont dit que les policiers étaient tout à fait dans leur droit. Faut pas trop déconner quand même, hé ho, une infraction de vitesse, ça vaut bien ça !

Donc voilà, maintenant, s’il vous prend l’envie ou le besoin de prendre le métro (je parle souvent de métro d’ailleurs alors que je ne l’ai pris qu’une seule fois et bon, j’avais onze ans, donc c’était à l’époque où les dinosaures venaient tout juste de disparaitre), n’oubliez votre taser. Vous pourrez toujours l’utiliser sur une femme enceinte qui veut pas vous laisser sa place ou mieux, sur une femme enceinte qui veut vous piquer la votre.

N’oubliez d’électrocuter un SDF et un sans-papier (ou un arabe tout court pour M. Le Roi Hortefeux, je suis sûr que c’est presque synonyme) qui sera sur votre route. Pensez à prendre des photos, qu’on rigole un peu !

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• Mardi 30 mars 2010 à 17 h 48
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30 Mars 2014. Paris.

Messieurs les sénateurs, c’est un succès. Voilà déjà une semaine que l’Imminente Police mise en place fait régner l’ordre sur ce pays dont nous avons pu fermer les frontières. Nos hommes parcourent les terres, patrouillent les nuits à la faible lueur d’un lampadaire grisonnant, ils cherchent et épient, ils traquent et détruisent.

Notre Imminente Police a commencé avec brio le rôle que nous lui avions confié. Les sources de culture ont été détruites, la quasi-totalité des bibliothèques et des librairies de notre état a été brûlée ou condamnée. Il n’existe aujourd’hui plus aucune forme de savoir écrit. De même, les réseaux filaires ont été sabotés la nuit dernière, empêchant toute communication avec le monde extérieur, empêchant toute connexion avec le monde virtuel qui devenait trop puissant et qui mettait en péril l’organisation d’un pays enlisé dans une culture de masse et dans cette révolte constante des hommes qui pensaient être au-dessus de nos Lois.

Les télécommunications sont tombées sous notre tutelle, les lettres ne sont plus capables de se déplacer. Les rédactions de nos plus grands journaux ont cessé de battre au rythme d’une publication quotidienne, les articles passent tous par le département de la Correction Démocratique. Plus rien ne semble être en mesure de nous défier, de nous critiquer ou d’élever les idées contraire à la Constitution que nous défendons, dorénavant. La liberté d’expression que tous défendaient est enfin régulée. Enfin, après nos combats ! Après nos cris ! Nos désespoirs et nos promesses !

Rappelez-vous dont, messieurs les sénateurs ! Le peuple commençait à s’élever ! Surgissaient dans les hurlements frénétiques de ces éternelles revendications des idées dangereuses à notre survie ! Ils disaient que la plupart des trafiquants étaient noirs et les arabes. Ils disaient la vieillesse devenait gênante, que la jeunesse s’enlisait chaque jour un peu plus dans une pauvreté d’esprit inévitablement fatale. Les plus téméraires criaient à la normalité de l’homosexualité, et soulignaient la différence des sexes ! C’est l’ethnocentrisme généralisé qui se répandait comme une trainée de poudre, messieurs les sénateurs ! Qu’importe de savoir s’ils disaient la vérité, messieurs les sénateurs, cela ne m’intéresse pas ! Ni moi, ni vous, ni notre Constitution ! Le simple fait d’avoir énoncé une vérité, contraire à ce que nous avons pu vous apprendre, vous le peuple, c’est à vous que je m’adresse, est contraire à nos Lois et mérite d’être puni !

Il ne nous faut plus laisser dépasser par une liberté qui empiète et qui laisserait aujourd’hui une marge de réflexion à un peuple incapable de réfléchir. Notre Imminente Police est présente, messieurs les sénateurs, et c’est un franc succès. Les gens ont cessé de se révolter pour se rallier à nos causes. Enfin la normalité a été définie, enfin les critères acceptables ont été énoncés ! C’est une victoire, messieurs les sénateurs, une victoire pour nous, une victoire de nos esprits sur les faibles ! Nous entrons dans un nouveau monde, dans ce monde utopique où la haine n’existe plus, où les idées ne se développent plus !

Messieurs les sénateurs, bienvenus dans ce nouveau monde régi par l’Universalité de nos propres pensées…

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• Vendredi 12 mars 2010 à 9 h 05
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Abusé quand même. Pour ceux qui me suivent depuis le début, je sais que vous êtes extrêmement nombreux puisqu’on est au moins (j’espère) de quoi se faire une belote, le nom de domaine et l’hébergement de ce site ont été acheté et mis en ligne le 7 Mars.

Ca fait donc un an que je sévis sur la toile comme auteur, chose que je n’avais fait que peu étant plus jeune. Je vais pas répéter ce que tout le monde dit, non seulement parce-que tout le monde le dit, ensuite parce que j’ai pas envie, et que vous allez quand même pas me gonfler de bon matin, je suis malade.  Mais force est de constater que l’activité du blogging (hormis l’aspect chronophage de la chose) est un moteur de découvertes.

J’ai découvert Twitter, j’ai découvert les arcanes obscurs du web, j’ai appris à écrire pour un public, aussi petit soit-il (mais vous êtes quand même les meilleurs), à concentrer ma pensée, à aiguiser mon humour, bref, mon blog fut un peu mon brouillon. Mon blog restera toujours mon brouillon. Et si un jour je deviens célèbre (qui sait, peut-être que je serai… heu… oublions), vous pourrez dire « Ah, je le lisais quand il était encore tout jeune ! ».

Voilà. Mon blog, c’est ma communauté, bien que que Facebook (peut-être pas que Twitter quand même, je pense que y’a plus de gens qui lisent ma timeline), c’est moi tout entier. D’ailleurs, c’est vachement impudique comme truc, un blog.

Et pour ceux qui attendent avec impatience mes statistiques de cette première année, allez vous pendre, je vous les filerai pas ! Et pour ceux qui attendent les cadeaux, vous en aurez pas non plus, mais filez chez GeekAndCo, peut-être que la chance vous sourira. Bande de rapaces. Let’s go, c’est reparti pour un an !

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• Jeudi 11 mars 2010 à 18 h 45
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Contrairement au film La Rafle, que j’ai bien aimé même si bon, ceci n’est pas une autobiographie réelle. Mais faisons comme si. Après tout, Amélie Nothomb se gène-t-elle ? Non.

Je dois dire que j’en ai marre des ces sandwiches fait maison, ceux qui ont le bord dénué de toute garniture parce que justement, c’est le bord. Ce bord qu’on met de côté car il est franchement dégueulasse de manger du pain normal quand on a de la charcuterie à côté.

De ce fait, je me suis dit que j’allais me faire un MacDo. Le truc gras par excellence, le machin qui est censé vous dégouter de toute forme de sandwich quand on vous explique comment c’est fait, la chose qui excite vos papilles et titille vos narines. Mais comme je suis un gros chieur, ou du moins je peux être une véritable enflure, je n’allais pas y aller comme ça.

La scène prend place au MacDo du coin. Peu importe le lieu précis en France, on en a strictement rien à battre, ça n’a absolument pas d’importance. Du moment que y’a le parc — si on peut appeler ça un parc, mais cessons de faire des procès à tout va à tout ce qui ne va pas dans ce bas monde — c’est l’essentiel. Les personnages se situent à l’intérieur du restaurant (LOL), une queue innommable enfile les allées étroites bordées par des sièges. Les serveurs sont débordés par des commandes qu’ils ont un peu de mal à contenter.

MOI : Bonjour. Je voudrais trois Menu Maxi Best Of Big Mac, deux Royal Bacon, un deluxe, un Sundae, mettez moi aussi des potatoes, de l’Orangina. Ah non, pardon, du Fanta, vous faites pas l’Orangina (connasse).

ELLE (c’était une femme, encore plus drôle) : Pour vous tout seul ?

MOI : Non, j’ai mon ami Casper à côté de moi. Et comme je suis schizophrène…

ELLE : Ce sera tout ?

MOI : Non, je voudrais faire un tennis avec vous aussi.

La foule commence à s’impatienter.

ELLE : Ca fera 45.20 €.

MOI : C’est cher, je vous le prend à 40 €.

ELLE : 45.20 € s’il vous plait.

MOI : Bon, 42 €, c’est mon dernier mot.

ELLE : Monsieur, je vous en prie…

MOI : Appelez-moi donc Mathieu, nous nous connaissons un peu maintenant. Sourire.

ELLE : Les gens attendent. 45.20 €.

MOI : Ah ! Vous êtes coriace vous !

Le MOI sort de ses poches des tas de pièces rouges qui sortent en cascade et les appose sur le comptoir.

MOI : Prenez ce dont vous avez besoin, j’attendrai que vous me rendiez la monnaie.

Hue générale dans le public, très déçu par cette prestation. Les injures volent, les enfants boudent, les chiens se mettent à pisser partout. Ceci est essentiel au bon déroulement de la scène.

ELLE : Vous déconnez j’espère ?

MOI : Pas le moins du monde. Allez-y, comptez, j’ai faim moi.

ELLE : 1, 3, 8, 13, 15, ..

MOI : 54, 78, 91, 12, 5, 1 325. J’espère que ça ne vous dérange pas trop ?

Regard de foudre qui transperce cet odieux personnage.

ELLE : Putain, j’ai perdu le compte.

MOI : Vous allez parler mieux oui ?! Vous allez pas bien ? Allez-y, reprenez.

La (pauvre) serveuse reprend le compte et arrive à 15.22 € après quelques minutes. Le MOI a quand même réussi à préserver sa vie jusque là.

MOI : Bon, vous êtes vraiment trop lente. Enlevez donc les Potatoes et le Sundae.

ELLE : Vous êtes un gros connard. 15.22, 15.27, 15.32, …

MOI : 78.84, 17.21, 12.36, 15.78…

ELLEcriant presque : 16.02, 16.05, 16.10…

MOI : 45.65, 79.23, 54.12. Ah, non, je me trompe. 54.13, 16.22…

ELLEencore plus fort : 16.54 !

MOI : Pourquoi criez-vous ? Quelque chose ne va pas ? Pauvre de moi, vous êtes vraiment incompétente ma parole. Vous êtes très fesses à claques, je suis désolé de vous le dire mais… NE VOUS ARRÊTEZ PAS DE COMPTER. Vous voyez pas que les gens attendent ? Et puis pourquoi m’avez vous mis tout ça ? Vous voyez pas que je suis seul ?

En effet, la plupart des personnes présentes s’étaient rabattues sur les autres guichets, les protestations devenaient des manifestations et des pancartes étaient affichées, accompagnées de gens qui scandaient des slogans ravageurs.

ELLE : Bon, Monsieur…

MOI : Rendez-moi mes pièces. Lui tendant un billet de 20€. Rendez-moi la monnaie, je veux juste un Big Mac et un Coca. Chez Quick, c’est mieux.

ELLErageant : Pédéraste.

MOI : Ah, enfin, merci bien ! A demain !

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• Mardi 09 mars 2010 à 20 h 08
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Tout le monde connait Martin Luther King, l’homme qui a inventé les rêves. L’homme qui fait que maintenant, si tu dis que t’as fait un rêve, on te rétorque que t’as rien inventé. Mais Luther à terre (elle était petite, j’ai un peu honte) n’a rien fait de vraiment passionnant. Egalité, tout ça, bof quoi. Et je ne suis pas raciste, comme je l’ai déjà dit, on m’a dit qu’il existait des arabes très biens. D’ailleurs, aujourd’hui, un d’eux m’a filé un euro (tandis qu’une vieille dame s’est mise à courir quand je lui ai dis « Madame ? ». Du moment, avant qu’elle tombe, les pieds embourbés dans son cabas aux roues franchement mal accrochées).

Le rêve de la nuit dernière se situe dans ma tête, quelque part entre mon double et mon triple, autant dire que ce fut joyeux. J’étais dehors, le soleil faisait un bisou à la lune car ils s’étaient réconciliés après des siècles de persécution, le ciel était le Jacuzzi de Dieu qui prenait un bain en se frottant le dos avec une étoile de mer. Autant dire que les nuages était la mousse bien placée.

Au sol, qui était en réalité un xylophone géant qui faisait des sons à chaque pas, en fonction de l’inclinaison du pied et de la matière des semelles, les pavés s’éclairaient de temps à autre pour pallier au manque de lumière. Sachez que dans mes rêves, il peut faire beau et faire nuit en même temps.

Je participais au championnat du monde de poésie en SMS. Les participants étaient là, je dois dire que je ne me suis pas trop attardé sur eux après avoir salué Buzz L’Eclair que je n’avais pas vu depuis longtemps. Nous étions tous là, la sueur aux doigts, la langue qui nous grattaient les cheveux et les chaussures sur les oreilles pour ne pas être dérangés par le bruit. Le regard rivé sur nos téléphones (je partais avec un handicap, un vieux motorola au clavier physique avec aucun accès au web, ça ne peut pas rivaliser avec les technopilotiphones écran plasmaoïde à dérivation interstellaire,  avec rasoir intégré), nous réfléchissions à la poésie que nous écrivions.

Après une mûre réflexion sur « T9 or not T9 ? I don’t know, va voir ailleurs », j’ai pris un truc qui écrivait directement ce que je pensais. Ça n’avait pas de nom, mais un fil était branché dans ma narine. Je me suis lancé, effréné, épuisé, la tentacule entre les jambes, j’écrivais : « Lol ! Excité d’1 désire curieu, cet nui je lé vu arivé en c lieu xptdr ! De son imaj en v1 g voulu me distrair pouet LOL ». J’avais toutes mes chances.

C’est à ce moment là que la rivière a débordé, engloutissant tous les participants dans un tsunami géant sur lequel j’ai fait du surf. Inutile de dire que ce rêve fut totalement stupide, puisque, comme chacun le sait, je ne sais absolument pas surfer. Vraiment, n’importe quoi.

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• Lundi 08 mars 2010 à 21 h 05
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Ce matin, en me réveillant, j’ai étonnamment découvert la disparition de mon organe, celui qui était apparemment censé se substituer à mon cerveau. Enfin, vous voyez, je vais pas vous faire un dessin. Ou alors filez moi des fusains et une bonne feuille, au moins du A3 parce que t’imagines quand même le truc. C’est un pic, un cap, que dis-je, un cap ! Une péninsule !

Je m’écarte. Mais je prend de la morphine, donc c’est beaucoup moins douloureux quand même. Je m’écarte encore. Sans doute résultat de ma transformation soudaine. Je le disais donc, ce matin, en me levant, j’avais les jambes plus douces, j’avais la poitrine gonflée (ça encombre d’ailleurs, je pouvais plus dormir sur le ventre sans me mettre à ∏/2 radians, soit 90° pour les plus jeunes néophytes qui ne savent même pas ce qu’est un cercle trigonométrique. Remarque, depuis ce matin, je sais plus non plus, donc je me tais). Et j’avais surtout la soudaine envie de faire chier mon monde.

J’étais devenu une femme (vous avez vu comme je suis macho, j’espère que la gente féminine me méprisera tiens, y’a rien qui m’excite plus que ça). J’étais de super bonne humeur, c’est pour ça que j’ai cassé trois bols et deux tasses à cause d’un con de torticolis qui m’empêchait de bailler un lundi matin. Une chance que je n’ai pas eu mes règles, je pense que l’immeuble se serait effondré. J’ai vite emprunté les chaussures de ma mère, je me suis rasé le maillot (toujours prête, on sait jamais, je suis une femme quand même), je me suis maquillée, j’ai barboté mes lèvres de rouge à lèvres, me foutant éperdument des bancs de baleines qui avaient donné leur vie pour que je puisse battre des cils et faire du gringue à mon prof de maths. Hihi.

Une fois badigeonnée de maquillage, si bien que mon visage aurait pu être pris avec le mime Marceau en activité… non, excusez-moi, ce n’est pas gentil pour le mime Marceau. Disons donc pour un clown quelconque (mais vraiment, no offense pour les clowns, sauf Ça peut-être, il m’a fait cauchemardé pendant des nuits quand j’étais petit(e ?) ). Chose plutôt angoissante que j’ai remarqué, après m’être affolée devant un bouton à la con que j’ai camouflé avec le pansement dont on arrête pas de voir la pub, vous savez, je me suis vite mise à faire une crise d’angoisse devant les kilos en trop que j’avais accumulés dans ma vie d’homme. J’hésitais à sortir l’huile, à me déshabiller et à m’en enduire pour me déplacer d’une pièce à l’autre.

On m’a dit que j’exagérai un peu. En tout cas, aujourd’hui, j’étais très fâchée. C’est ma fête, et tous les hommes ont été méchants avec moi. Ils ont pas arrêté de me dire que leur fête à eux c’était tous les autres jours. Ouin. Du coup, j’ai pleuré.

Mon Dieu, je suis peut-être enceinte ! Non, je vais devoir me faire avorter… Mais c’est au-dessus de mes forces ! Que faire ? Adieu, je m’exile en Corée du Nord.

PS : C’est marrant, depuis que je suis une femme, j’ai plus tendance à m’éparpiller. C’est drôle non ? En tout cas, Rob Pattinson est trop beau !

• Mercredi 03 mars 2010 à 20 h 13
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On a osé dire que je plagiais, alors là, je plagie. Ou plutôt, je vous renvoie à des références. Tout ce qui ici sera dit ne sera pas de moi, tout sera pioché dans ma culture générale, et si vous retrouvez toutes les références, vous gagnerez peut-être un truc. Mais si vous trouvez tout, vous êtes sans aucun doute Dieu, donc bon. J’attends le procès de tous les auteurs concernés.

J’ai croisé la mort hier, elle était belle comme la femme d’une autre. Grande, le capuchon rabaissé sur ses croutes et le trou qui lui servait à offrir ses derniers baisers, la faux à la main fine. Je l’ai frôlée. Sensuel. Je ne sais pas si elle s’en remise. En tout cas, du bas de mon balcon, elle pouvait toujours tenter le « Roméo, mon beau Roméo », que je lui aurais craché au capuchon tiens !

Je lui ai simplement dis que ce n’était pas encore mon heure, que je n’étais pas dans le fleur d’un âge qui sent la chrysanthème, que l’amour que j’attendais n’était pas encore venu (Cupidon se conduit franchement en faux jeton, soit dit en passant). Puis je lui ai dit que je n’avais pas encore fait tout ce que j’avais à faire, que je n’avais pas totalement craché au visage de Sarkozy comme il est coutume de le faire, qu’elle devait au moins me laisser le temps de lui marcher dessus. Elle m’a demandé « Pourquoi ? », je lui ai répondu que ça portait chance apparemment. Du pied gauche surtout.

C’est à ce moment là qu’elle s’est coincé le talon dans la gouttière en tentant d’escalader le lierre frêle de ma façade décorée. Je crois que depuis ce moment là, en la voyant tituber et se plaindre sur le sort de son genou qu’elle avait écorché, je n’ai plus eu peur d’elle. Puis merde quoi, quand Line Renaud était jeune, la mère morte était pas encore malade, elle pourrait quand même revoir ses priorités (ou qu’elle s’occupe du voisin, puisque comme chacun le sait, un bon voisin est un voisin mort).

Finalement, décidé à aller jusqu’au bout, elle est montée à ma fenêtre, sans se coincer les doigts, et m’a dit « Bon tu te bouges, je voudrais pas te mettre dehors, mais c’est l’heure d’aller baiser ». J’espère au moins que je ferai un bon cadavre, et que je mettrai mon cercueil en valeur. Pourtant, je ne voulais pas répondre à la pelle du fossoyeur. Elle a quand même sorti son poignard, qui s’est mis à rougir. Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir, ni les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire accueillir la rosée où le matin va boire, le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Comme il le disait si bien (je vais vous dire qui non plus, vous êtes fous !), aujourd’hui on survit à tout, sauf à sa mort.

En sortant de ma chambre, la mort n’avait plus rien à désirer.