Archive pour ◊ février, 2010 ◊

• Dimanche 28 février 2010 à 21 h 58
Auteur : Araen

Il se trouve que je vous avais déjà envoyé dans la tête mon aversion pour le matin, que ce soit un lundi ou pas. Même le dimanche je suis dans les vapes, c’est pour vous dire hein, je ne me ferai jamais à l’oppressante obligation inhérente à la condition de tout être, celle qui vous compresse sous le poids horrifiant d’une obscurité écrasant vos reins balafrés au-dessus des ressorts aiguisés d’un sommier fatigué par ces nuits agités aux cauchemars diluviens.

Mais j’ai l’impression de m’écarter du sujet, qui était le matin (rappelons-le) avant mes divagations schizophrènes (mais nous allons mieux). Bien. En temps normal, pour un matin ordinaire, je me lève, je te bouscule, tu ne te réveilles pas, comme d’habitude. Et comme t’as les cheveux gras, je passe quand même pas ma main dans tes cheveux.

En admettant que je me lève à 7h10, car je suis quand même une grosse feignasse (avouons-le), je prends 10 minutes pour boire mon café tout en sachant que si je dépasse ce temps, ça sera retranché du brossage de dents.

Au bout de tergiversations matinales plutôt épuisantes, il va sans dire que je retourne me coucher. Ou du moins, j’aimerais bien. Mais c’est là, après la dernière gorgée de café, qu’il faut aller s’habiller.

S’habiller le matin. Sérieux, dénoncez-vous. Tu mets ton pull de la veille, t’as une chaussette qui tombe d’une des manches parce-que, parce-que bon (d’ailleurs, il faudra que je change de machine à laver, l’actuelle à la fâcheuse manie de séparer les couples), de temps à autres t’as même un caleçon sale qui vient avec. Enfin, le gros truc bizarre qui te fait rire comme un vrai porc, parce-qu’à 7h30, on a dix minutes pour finir de se préparer et un sens de l’humour carrément altéré.

Je fais une ellipse sur la galère pour s’habiller, surtout pour les hommes (normaux, parce-que y’a les autres aussi…). Parce que la FEMME, elle, elle a ses habits repassés, pliés, posés sur l’étagère prévue à cet usage depuis le soir même, c’est presque si elle a pas un planning vestimentaire. Le mâle, lui, après s’être battu contre un cintre, s’empare d’une chemise (pas repassée, parce-que c’est super chiant à faire) et d’un pantalon. Pas assortis.

Le pantalon qui n’a pas encore l’ourlet. Le pantalon trop long, avec les grandes poches. Le pantalon neuf. La phobie du matin. Il est 7h35, vous partez habituellement à moins le quart, vous voulez mettre ce pantalon. Vous vous dites tant pis pour les dents, il vous reste des chewing-gum à la chlorophile ; vous tentez de faire l’ourlet. Tout d’abord, parce-que vous êtes pressé, vous cherchez une agrafeuse, qui est la machine à ourlet par excellence. Vous en avez pas, et là survint le drame : vous sortez le scotch.

C’est le matin, il est 7h42, et vous avez sorti du scotch pour faire l’ourlet. DU SCOTCH POUR FAIRE UN OURLET ! Le scotch ne marche pas dans la conception des ourlets, sachez-le, ou alors faut avoir une putain de technique. Le scotch ne tient pas sur le tissu, ça remonte, ça se colle sur les doigts et on se retrouve à devoir attendre que quelqu’un vienne nous délivrer.

Tout les matins, on part avec ce con d’ourlet naturel, l’ourlet qui angoisse, qui se défait toujours. Mais on a toujours nos chewing-gums, dédramatisons.

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• Dimanche 21 février 2010 à 13 h 27
Auteur : Araen

On le sait, pour avoir des rapports, faut mettre la capote, sinon c’est pas bien. Je vais pas vous faire un article de 500 mots pour vous le rappeler. Non, mais je suis tombé sur une vidéo magnifiquement drôle et bien réalisée, un vrai plaisir à regarder. Si vous avez une minute et quelque, prenez-là et rigolez un bon coup, tout en gardant à l’esprit qu’il a, encore aujourd’hui, des gens qui meurent du virus du Sida.

Campagne de Pub AIDES

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• Lundi 15 février 2010 à 14 h 24
Auteur : Araen

En temps normal, les deux propositions proposées ci-dessus n’auraient rien à voir, mais si vous avez suivi les épisodes précédents et que vous me connaissez un peu, vous savez que je fais pas les choses à moitié (je pourrai mettre à jour cet article tiens) et donc, en plus d’avoir flingué un disque dur qui représentait toute ma life, j’ai aussi flingué windows (je crois que j’ai chopé un virus en essayant de télécharger un logiciel pour récupérer des fichiers perdus, crack, tout ça, ça pardonne pas. AH ÇA TE FAIT RIRE HEIN).

Donc voilà, avant toute chose, je voudrais remercier toutes les personnes qui m’ont aidé, aussi bien dans les commentaires ici ou sur Twitter (je fais encore un gros poutou à Helran, ça lui fera plaisir), vous m’avez été très utiles. Tournée générale ! Et bon, bref, comme ici, c’était quand un lieu hype et geek avant que je revoie ma ligne éditoriale, un petit tuto juste pour le fun.

I/ Récupérer des fichiers perdus

Cherchez pas, y’a des dizaines de logiciels qui vous récupèrent des fichiers perdus. Mais celui-là, c’est le meilleur, j’ai nommé Data Recovery Wizard (qui est un logiciel payant, CERTES, mais y’a toujours The Pirate Bay, jeune padawan. Bien sûr, je vous dis de ne surtout pas télécharger, bouh, c’est vilain, vous allez tuer Francis Lalanne). Le truc qui m’a plus dans cette application, c’est qu’il m’a reconstruit toute l’arborescence de mon disque dur externe, dont la partition était niquée mais en plein, hein. Bon alors certes, bien qu’il m’ait tout récupéré, la plupart des fichiers (surtout vidéo et musicaux) étaient endommagés ou corrompus, mais il n’a eu aucun soucis avec les photos. LE truc dont t’as rien à foutre.

A et aussi, il a du mal avec les documents word, donc vous pouvez essayer WordFIX pour les réparer, même s’il est payant (mais bon, cf. ci-dessus, bien que le crack soit vachement plus difficile à trouver (d’ailleurs, si une âme charitable a un serial sous la main, merki) ). C’est toujours ça de pris.

II/ Réparer Windows

Pour le coup, j’ai découvert  un truc géantissime que je connaissais absolument pas, oui, c’est bizarre, mais c’est comme ça : la réparation de Windows avec le CD d’installation. Juste énorme. Le truc en fait, vous avez flingué votre Windows, vous pleurez à chaudes larmes sur votre bureau, vous mouillez votre menton et avez déjà installé le crochet au plafond pour accrocher la corde (au cas où vous habiteriez au rez-de-chaussée), cessez-tout. Même si le mode sans échec ne fonctionne pas, que tout merde, vous mettez le CD d’installation de Windows dans votre lecteur, et vous attendez. Vous allez arriver sur un premier écran vous proposant de réparer ou d’installer. Vous faites installer (je vous jure). Là il réfléchit, et normalement, s’il trouve un Windows déjà installé, il va l’afficher et vous proposer de le réparer en appuyant sur R. Vous faites ça.

Réparer Windows XP

Ce que vous devriez voir

Ce qui va se passer, c’est que le CD d’installation va réinstaller les fichiers d’origine de Windows sans supprimer vos données. Ce qui signifie qu’au prochain démarrage, vous aurez tout comme avant. Néanmoins, si ça ne marche pas du premier coup (devinez à qui c’est arrivé…) et que vous ne voyez pas cet écran, mais quelque chose qui vous propose de choisir la partition sur laquelle installer Windows, vous devez utiliser le premier réparer qui s’affiche (le premier écran, donc). Vous allez atterrir sur un machin tout noir qui s’appelle la console (là, je vous prends pour des cons, mais si vous me lisez, c’est que vous avez besoin d’aide et que je suis votre seul espoir). On va vous demander sur quelle partition se situe Windows. La plupart des cas, vous appuyez sur 1 et vous faites « entrée ». Si ça marche pas, faites 2. Si vous voulez que Mickael quitte la ferme, faites 3.

Ce que vous devriez voir (je n'ai pas d'imagination pour les légendes)

En mot de passe administrateur, si vous en aviez un, mettez-le, sinon faites simplement « entrée ». Ensuite, vous allez faire la commande suivante : chkdsk c: /p /r, où c: est le disque sur lequel vous avez installé Windows. Cette opération peut être longue, allez donc faire un squash en attendant.

Une fois ceci terminé, tapez fixboot puis quand on vous demande si vous êtes sûrs tapez « O ». Ça redémarre. A partir de là, deux options :

  • Windows démarre normalement, vous avez réussi, félicitations
  • SOIT, Windows ne démarre pas, vous remettez le CD d’installation, et vous refaites la première étape (en mode graphique, le deuxième écran donc, cf. la première capture d’écran).

NB : Pensez à noter sur un papier tout ce que je vous ai dit en second lieu, sinon vous aurez l’air con à pas savoir quoi taper devant votre console. Enjoy, et bonne chance !

• Dimanche 14 février 2010 à 13 h 02
Auteur : Araen

OUH LA VILAINE PROPAGANDE D'ARMANI ! BOUH !

Autant vous dire qu’après mes dernières mésaventures (vous savez pas tout, y’a eu des rebondissements, je suis sûr que les scénaristes des Feux de l’Amour s’occupent de ma vie), mon coeur tourmenté n’a pas forcément envie de rester seul un jour de Saint Valentin, tandis que, pendant qu’elle lui touche la main, moi je me lamente de ne connaitre aucune Marguerite. Mais que voulez-vous, les bonheurs du célibat sont de ceux qui souvent font mal.

Dimanche 14 Février, la fête des amoureux, l’explosion des distributeurs de capotes au goût chocolat et au lubrifiant qui brille dans la nuit. Destigmatisons la poésie de la Saint-Valentin, ça n’a rien de romantique. Avez-vous vu l’amour en feu s’afficher sur une terrasse (déjà, premier point problématique, le climat : va essayer de t’afficher en terrasse en février sans ta doudoune et tes lunettes de ski, deuxième point problématique, le jour : va essayer de t’afficher en terrasse un dimanche sans t’appeler Mme Obama), les yeux dans les yeux, les mains dans les mains, la carotte dans le poireau. A la Saint-Valentin, y’en a qui ont de quoi se faire une soupe même, pour te dire. Profitons de l’occasion.

Comprenons qu’aujourd’hui je suis dans ma période poésie du XVIIIe, je n’ai rien à envierà Victor Hugo qui, ce con, n’a jamais connu les joies de la perte de ses fichiers. Non, mais plus sérieusement, la fête des amoureux est une fête d’aigris. Je m’explique. Alors que ceux qui sont en couple redécouvrent chaque année avec le même étonnement que leur copine peut être peu réceptive à l’oubli d’un bouquet de rose à 70 € et d’un repas dans un restaurant trois étoiles, les célibataires sont là, ils disent à qui veut l’entendre : « De toute façon, la Saint-Valentin, c’est qu’une fête commerciale ».

Je dis halte aujourd’hui à la mauvaise foi ! Tout le monde sait que les célibataires tueraient pour avoir droit à leur Saint-Valentin. On vous regarde, vous les couples, vous afficher sur des places aux fontaines débordantes (je dis « on » car je suis moi-même célibataire. C’est une bonne nouvelle pour certains, une mauvaise pour d’autre, oui, voilà, merci Dubosc), mais je vous jure qu’on se dit pas « La Saint-Valentin c’est juste commercial, prout », mais quelque chose de légèrement plus corsé que je retranscrirai pas ici car j’ai une enseigne « tout public ».

Et puis tiens, la Saint-Valentin, ça me fait rire. On défend les valeurs de l’amour, tout ça, enfin, je vais pas vous faire un cours sur Cupidon non plus, mais on a du mal à y croire, à vos valeurs de l’amour. J’avais pas prévu d’en parler, mais pourquoi pas. Vous avez sans doute entendu parler du court métrage « Le baiser de la lune », qui raconte l’histoire de deux poissons de même sexe qui tombent amoureux. De la poésie en pagaille, de la tendresse de guimauve, une animation destinée aux élèves de primaires pour lutter contre l’homophobie. MER IL ET FOU ! Le gouvernement s’insurge, c’est inadmissible ! Deux poissons qui s’effleurent les écailles et qui se tripotent la nageoire, c’est trop vulgaire.On ne veut pas que les enfants apprennent les choses du sexe, parce-qu’on sait qu’au primaire, y’a pas d’histoire de prince et de princesse.

En bref, je vais pas m’attarder. Je voulais dire que, c’est la Saint-Valentin aujourd’hui, peut-être l’occasion de faire preuve d’un peu de tolérance, d’apprécier des amours qui puissent fleurir de partout, même devant le parvis de la cathédrale Notre-Dame sans être menacés, qu’on arrête peut-être de croire que le fait d’en parler laissera derrière soit, comme une trainée de poudre, des nuées d’homos qui furent à une époque des enfants à qui on aurait expliqué l’homosexualité, qu’on cesse enfin, toujours peut-être, d’assimiler la différence de ces personnages, à qui on a pas plus donné le choix qu’aux gens de couleur, à une tare dangereuse qu’il faut mettre en quarantaine.

A tous, je vous souhaite néanmoins une bonne Saint-Valentin (moi, je vais me manger du Nutella) !

[Photo]

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• Mercredi 10 février 2010 à 20 h 47
Auteur : Araen

Lisez cet article, sinon vous serez responsable de mon suicide et de l’assassinat d’un petit chaton que j’aurais noyé avant de sauter par ma fenêtre.

Imaginez que vous ayez un disque dur externe de 300 go, dont 200 alloués à vos données diverses, et que vous décidiez (parce-que 200 go, ça devient juste) de l’élargir. Vous démarrez sur un live-CD d’ubuntu, vous ouvrez GParted et vous attendez cinq heures (je déconne pas) que le déplacement/redimensionnement de la partition se fasse.

Maintenant, un effort d’imagination sera requis, imaginez qu’une coupure de courant (on ne remerciera pas la machine à laver, qui risque d’accompagner le chaton sus-cité d’ailleurs) survienne au milieu de l’opération : 200 go de données qui s’envolent et un disque dur endommagé. Si vous avez imaginé ça, vous pourrez imaginer aussi que l’ensemble de ces données étaient le travail de toute ma vie (seize printemps de labeur et de douce écriture), l’achèvement de téléchargements inestimables (plusieurs Go de séries, de films et de musique sur ce con de disque dur), de photos. Mais putain, ce qui me fait le plus chier, c’est d’avoir perdu l’ensemble de mes écrits, vous vous rendez pas compte. Imaginez qu’à huit ans, on avait tué votre hamster (si vous avez pas de hamster, imaginez-en un, c’est pas le moment d’être pointilleux) en le mettant dans un mixer, sous vos yeux. Tout à l’heure, j’aurais presque pleuré (je suis d’ailleurs pas loin, je l’avoue. Ne m’importune plus, laisse-moi soupirer, je cherche le silence et la nuit pour pleurer).

Je n’ose pourtant pas imaginer (ce mot est au goût du jour tellement ce truc semble onirique, j’ai espoir de me réveiller de ce cauchemar au risque d’attérir dans un monde peuplé de cyborgs et où l’avenir de la Terre du Milieu dépend de l’Elu, ou quelque chose comme ça), je disais donc je n’ose pas imaginer que tout soit perdu. Et comme j’y connais que dalle à Linux — c’est pas tout à fait vrai, mais partons de ce postulat —, j’implore votre aide, je me met à genoux, je vous offrirai toute ma vie si vous me trouvez une solution. Je vous refilerai mon compte twitter, j’assassinerai Sarkozy, JE M’EN FOUS JE FERAI CE QUE VOUS VOULEZ.

Mais pitié, dîtes moi que vous avez une solution. Je vous ferai même un poutou si vous faites tourner cet article. Merci d’avance.

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• Mercredi 03 février 2010 à 17 h 16
Auteur : Araen

Je suis retombé sur ça tout à l’heure et je me souviens qu’à l’époque (Ah, l’époque !), ça m’avait bien fait rire (et aujourd’hui encore d’ailleurs, je vois pas pourquoi j’utilise l’imparfait). Je pense que ça se passe de présentation, juste des couples de mots masculin/féminin avec leur sens. Le français serait-il sexiste ? Youpi !

* Un gars : c’est un jeune homme
* Une garce : c’est une pute

* Un courtisan : c’est un proche du roi
* Une courtisane : c’est une pute

* Un chien : c’est un homme méchant
* Une chienne : c’est une pute.

* Un masseur : c’est un kiné
* Une masseuse : c’est une pute

* Un coureur : c’est un joggeur
* Une coureuse : c’est une pute

* Un rouleur : c’est un cycliste
* Une roulure : c’est une pute

* Un professionnel : c’est un sportif de haut niveau
* Une professionnelle : c’est une pute

* Un homme sans moralité : c’est un politicien
* Une femme sans moralité : c’est une pute

* Un entraîneur : c’est un homme qui entraîne une équipe sportive
* Une entraîneuse : c’est une pute

* Un homme à femmes : c’est un séducteur
* Une femme à hommes : c’est une pute

*un traînard : c’est un homme qui est tout le temps en retard
*une traînée : c’est une pute

* Un homme public : c’est un homme connu
* Une femme publique : c’est une pute

* Un homme facile : c’est un homme agréable à vivre
* Une femme facile : c’est une pute

* Un homme qui fait le trottoir : c’est un paveur
* Une femme qui fait le trottoir : c’est une pute

* Un péripatéticien: c’est un élève d’Aristote
* Une péripatéticienne: c’est une pute

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• Mardi 02 février 2010 à 16 h 08
Auteur : Araen
Même pas en rêve.

Même pas en rêve.

« Aujourd’hui, j’ai acheté un maillot de bain 30 €. VDM »

Je sais pas si vous vous rendez vraiment compte de ce que c’est 30 €. Plus 5€ pour le bonnet. Quand on fait quelque chose, on le fait bien. Alors bien sûr, à ce prix là, je peux m’acheter, au choix, 175 préservatifs, 233 carambars, 2 swiffer maxi XXL, 3.2 kg de steaks hachés ou un lot de 120 Pampers Baby Dry Maxi.

J’espère que vous vous rendez mieux compte.

Du coup, je me suis dit « Mon Dieu, réfléchis, c’est peut-être un produit aux capacités cachées, crée par les services secrets russes en pleine guerre froide », car je n’ai rien d’autre à faire. J’ai cherché les micro-réacteurs, ou quoi que ce soit qui rende cet objet extraordinaire (ou lui accorde au moins une valeur de 30€), mais ce n’est même pas du polyuréthane. Mais où va le monde ?

D’autant plus qu’en l’achetant, mon estomac s’est noué alors que ma conscience me posait cette intense question : « Penses-tu que tout va tenir ? Ca me semble un peu large…« . Ainsi, arrivé chez moi, je me suis dévêtu dans un élan de courage qui ne m’était pas coutumier, dans le but d’enfiler (je vous vois venir, mais non, bande de pervers) la chose qui m’a fait hypothéquer ma grand-mère.

Si seulement j’avais su, je vous promet que j’aurais mieux fait de rester chez moi, ce fameux jour de piscine. Certes, ce maillot a bien tenu (au-delà de mes espérances), mais il est nécessaire de souligner les dangers des sports aquatiques. Bien. Nous avons donc commencé, imaginez vous la scène, faites un effort d’introspection, par nager. Tout dessuite dans le grand bassin, car on n’a pas de petit bassin, faute de moyens. Passé le premier effort et les premières nausées qui surviennent aux abords de la première période de repos, arrivent le deuxième effort et la deuxième période de nausées qui surviennent aux abords de la deuxième période de repos. C’est une fonction de type f(x) = k.

Aux alentours de la sixième période de nausées et après m’être assuré que non, je n’étais pas enceinte, j’ai pu avoir la joie de sentir un muscle se déchirer alors que j’arborai mon plus beau dos crawlé. Rien que ça. A partir de là, j’ai essayé tant bien que mal de rejoindre les rives du bac qui me tenait prisonnier de mes faiblesses avec une jambe en moins. Sachez que ce n’est pas évident, de nager avec une jambe disfonctionnelle. Par mégarde, j’ai heurté de la main une dinde placée devant moi qui, malgré la présence de ces deux jambes, nageait plus lentement. Estropié et l’index légèrement enflé, j’ai quitté les vestiaires l’égo cassé et la jambe bousillée.

J’ai oublié mes clefs et mon portable. Mais pourquoi les ai-je sorti de la poche de mon jean pour les poser sur le banc de ce con de vestiaires? Pourquoi ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Je suis retourné là-bas le soir, j’ai demandé si ils avaient « pas trouvé mon téléphone » (ndlr: rien à battre de mes clés), mais on m’a dit que non. Je fus néanmoins interrompu dans mes pensées suicidaires à cause d’un doigt qui enflait copieusement et qui était affreusement bleuâtre comparé à d’habitude.

Deux hématomes, le doigt cassé, la radio a été formelle. J’ai une attelle qui empêche ainsi mon majeur de s’exprimer, alors qu’il n’avait rien demandé, et mes évolutions pianistiques se retrouvent nettement compromises. D’autant plus que j’ai une jambe qui a on ne sait quoi et qui fait que je boite comme un clodo. Et un téléphone et une paire de clés en moins. La piscine, c’est vraiment dangereux.

NB : Oui, j’ai écrit tout cet article avec deux doigts collés entre eux (dont un cassé).

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