Archive pour ◊ décembre, 2009 ◊

• Mardi 22 décembre 2009 à 20 h 51
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Il faut savoir détester Noël, cracher sur ces périodes festives qui vous engraissent le bide et vous font dégobiller dans votre salle de bains aux murs lisses et azurés. Ces douces orgies qui donnent à votre foie mille et une raisons de se suicider sans plus attendre, avant de se retrouver noyé dans l’alcool âpre d’un limoncello raté ou d’un vin de basse qualité.

Dîtes-moi : Pourquoi fêtez-vous Noël ? Après tout, ce n’est qu’une tentative amère de christianisation d’une fête païenne. Dès le IVe siècle après JC (qu’il ne faut pas confondre avec Julien Clerc, sinon ça n’a plus de sens, imbécile), le 25 Décembre marque en fait la renaissance du dieu Indo-Iranien Mithra. Et bien entendu, le mithraïsme, faut pas déconner, était un culte totalement païen jusqu’à la moelle que les Romains appréciaient particulièrement (le zénith de cette religion fut atteint entre le IIe et IIIe siècle). Rendez-vous compte quand même que chaque année, vous remerciez un dieu qui s’est créé tout seul à partir de la roche. De la ROCHE. On peut également noter que le 25 Décembre est décrété, par l’empereur Aurélien, jour de célébration du Soleil Invaincu (Sol Invictus, en latin, parce-que ça fait vachement classe à sortir dans la conversation quand même). Soit un jour après le solstice d’hiver.

Mithra qui égorge un taureau

Mithra qui égorge un taureau. Youpi.

Récapitulons. Vous tous autant que vous êtes, vous célébrez en toute impunité le culte d’un dieu Indo-Iranien et en même temps le renouveau du soleil survenant après le solstice d’hiver.

Et puisque je suis sûr que ça vous intéresse, sachez que le mot « Noël » est en fait une déformation du latin Natalis (ça veut dire « la naissance ») qui a subit tout un tas de tortures phonétiquse que vous n’auriez sûrement pas pu supporter. Ce qui est totalement stupide puisque selon d’éminents historiens, Jésus serait né en été (et pas du tout en l’an 0 av/ap J.C., mais entre 9 et 2 av J.C.). Dans tes dents.

Le père Noël n'est de toute façon qu'un gros Pedobear.

Le père Noël n'est de toute façon qu'un gros Pedobear.

Cela veut dire ? Cela veut dire que le réveillon que l’on est obligé de passer dans une famille de merde, qu’on sait qu’il va de toute manière finir en meurtre parce-que votre oncle n’a pas pu s’empêcher de parler religion et que votre grand-père a fait un parallèle avec la politique novatrice de Sarkozy. Que votre cousine du troisième degré du côté du frère à votre tante maternelle a bien entendu trouvé judicieux de demander des nouvelles du vaccin contre la grippe A/H1N1 et que votre petit frère de merde n’a pas pu s’empêcher de parler de la mort imminente de Johnny (Idole des jeunes, Cedar-Sinaï, Allumer le feu, stade de France, tournée, meurtre, complot (c’est pour mon référencement) ), voilà que les assiettes de dinde éclatent contre les murs et que les chaises se fracassent sur la table.

Et quand on pense qu’en plus de ça le père Noël n’existe pas, je voudrais pas vous plomber le moral, mais c’est mal barré.

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• Mardi 08 décembre 2009 à 21 h 08
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Sans conteste le film à succès de l’année, Paranormal Activity peut se vanter d’avoir une réussite comparable à celui de 2012, le blockbuster aux 200 millions de dollars d’effets spéciaux.

En reprenant le concept de la caméra amateur, Oren Peli récupère les ingrédients qui avaient largement participé à l’ascension fulgurante de Cloverfield – la fameuse fin du monde de New-York, pour être original – ou le plus récent film d’horreur « REC » aux senteurs de Resident Evil. Paranormal Activity ne fait pas exception à la règle et entre dans les films les plus rentables de l’histoire du cinéma avec un budget de 15.000$ pour un gain de plus de 107 millions de dollars à peine deux mois après sa sortie.

Un film inégal au succès incompréhensible

Les critiques ont semblé encenser l’histoire de ce couple, hanté par un esprit, qui décide d’acheter une caméra et de filmer les quelques craquements et autres souffles nocturnes qui pourrissent définitivement leur paisible existence de banlieusards. Ce scénario extraordinairement original qui ne rappelle pas du tout l’ensemble des clichés cauchemardesques qui ponctuaient aléatoirement les histoires de feux de camp. Abracadabrantesque. Définitivement.

La majorité du temps passé devant l’écran est ainsi ponctuée de bâillements intempestifs et de ronflements mièvres. Les scènes quotidiennes ne sont pas intéressantes, la vie de notre couple n’est absolument pas passionnante, et les seuls enregistrements de la chambre hantée pouvant vous donner une dose d’adrénaline sont mal exploités. La quarante-huitième minute signe ainsi le début d’une pointe d’intérêt qui ne durera guère qu’un instant.

Un film d’horreur ? Ah bon.

Le suspens est inexistant, l’intrigue n’accroche pas et les longueurs s’éternisent. « - Mimi, j’ai oublié de faire les courses. – Mince, qu’allons nous manger ce soir ? – Je sais pas, c’est la faute au fantôme qui me hante depuis que j’ai huit ans, viens me faire un câlin et montre moi tes pieds ». Il y a en tout et pour tout 12 minutes et 45 secondes (j’ai compté) de prises de vues dans la chambre, ce qui est un comble puisque c’est quand même le clou du spectacle et le moment où on devrait se demander pourquoi on a fermé les rideaux et éteint la lumière. Mais non, à part la fin qui vous fait peut-être vous tenir la tête dans les mains – parce qu’à l’époque vous ne saviez pas bien si c’était une vraie histoire ou pas, mais maintenant que vous le savez, ça vous touche nettement moins – absolument rien dans ce film n’a de quoi effrayer le commun des mortels appartenant à ce monde.

Bilan

Ce film a joué sur le même plan que le Projet Blair Witch qui avait été le succès de son époque. Le teasing fut affolent, le bouche à oreilles spectaculaire et, de ce fait, le résultat mirobolant puisque « Paranormal Activity » est en passe aujourd’hui de devenir le film le plus rentable de toute l’histoire du cinéma. Pourtant, il dresse un portrait déjà vu d’un fantôme qui hante une maison sans apporter d’éléments nouveaux à la croyance populaire. De plus, la piètre tentative de nous faire croire à une réalité avec les remerciements à la police pour avoir fourni les enregistrements et le « Dedicated to Micah and  Katie» de la fin, faut pas déconner non plus. Si vous voulez voir de la vraie horreur qui fait sursauter, regardez « Le Cercle », « REC », « Amityville » (le remake est géant) ou « L’exorciste ». Mais ce n’est pas Paranormal Activity qui vous empêchera de dormir.

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