Archive pour ◊ septembre, 2009 ◊

• Vendredi 18 septembre 2009 à 22 h 25
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Ô rage, ô désespoir !

Grâce à Facebook, j'ai pu prendre 10 ans de prison !

Les gens sont stupides. Et je contredirai toutes les études clamant haut et fort la soit disant contribution à l’amélioration intellectuelle d’un sujet lambda par l’utilisation de Facebook.

On croit rêver ! Jonathan G. Parker, dix neuf ans, jeune, imbécile et voleur en herbe volant au ras des pâquerettes dans les folles prairies de l’insouciance à ses heures perdues, s’est trahi d’une façon telle que vous ne pouvez pas imaginer pire. Après être rentré par effraction dans le domicile d’une jeune femme dans le but de dérober, entre autre, deux anneaux ornés de diamants d’une valeur approximative de 3500 $, le bougre n’a pu contenir très longtemps ses pulsions de nerd en folie.

Il alluma l’ordinateur, son regard fou lorgnait la fenêtre ouverte par laquelle il était rentré (on suppose), il se connecta à Facebook. Quand on vous dit que c’est le mal ! Pensez au moins à fermer votre session en quittant l’appartement souillé de votre victime. Evidemment, la police (même si elle n’est pas vraiment connue pour ses exploits en matière de résolution d’enquêtes, y’a que dans Les Experts : Miami que ça marche bien), a pu accéder au compte du pauvre Jonathan et à contacter certains de ses « amis ».

Cette même police a indiqué avoir trouvé un homme vivant à proximité de la maison cambriolée. Apparemment, Jonathan lui aurait proposé de l’accompagner dans son casse du siècle, mais il a décliné l’offre et a préféré confier ces informations à la police.

Le voleur a été retrouvé et est actuellement sous les verrous, risquant jusqu’à 10 ans de prisons. Les hommes sont franchement imbéciles.

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• Jeudi 17 septembre 2009 à 21 h 42
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Qu’est-ce que je pouvais m’emmerder. C’est fou ce que les enterrements sont chiants, celui là encore plus que les autres. Debout, plantés comme de sombres piquets dans l’herbe fraiche et mouillée du cimetière. Les parapluies s’étaient ouverts et on aurait pu dire avec délicatesse qu’ils avaient éclos un peu comme les jonquilles s’ouvrent quand le printemps arrive. Mais les parapluies ne sont pas intéressants, ils sont juste là, et ils sont rarement jaunes. Je n’en avais pas pris, bien que j’en aie deux chez moi ; l’un était gris, l’autre était noir. Et ceux que j’apercevais par delà mon chapeau étaient tous aussi sombres. Sauf un. Une femme avait un parapluie blanc, mais le manche était noir. Je ne l’aimais pas vraiment, cette femme. Et bien que ce fût la mienne, elle ne m’aimait pas vraiment non plus.

Il pleuvait des cordes depuis que nous étions là, les gouttes venaient frapper ces mêmes parapluies dans un bruit de froissement continu. En plus il faisait froid, puis je m’emmerdais. Tiens, merde, si je me cassais ? Non, je ne peux pas. Ca n’aurait pas été correct. Je dois dire que je n’ai jamais versé de larmes pour un proche disparu. Quand ma mère est morte, je me suis habillé de noir. Je crois que c’est ce que l’on fait quand on est en deuil. J’ai ainsi enfilé un costume jusqu’à la date de son enterrement, date à laquelle j’ai fait un éloge sans offrir ne serait-ce qu’un pleur. Aucun chatouillis sur ma joue rugueuse, aucun frisson le long de ma colonne vertébrale, pas de tremblements dans la voix. Rien. Elle était morte, tant pis.

Aujourd’hui, je ne rajustais pas mes lunettes sur le haut de mon nez pour mieux contempler le désespoir, elles gisaient grassement, inutiles, dans leur étui, sur ma table de chevet, à côté de ma Bible. Je ne croyais pas en Dieu, je n’ai jamais cru en Dieu, peut-être que j’aurais dû. Je devrais. Je suis peut-être trop vieux pour commencer, je ne sais pas. C’est d’ailleurs peut-être déjà trop tard.

Non loin de moi, un homme d’une cinquantaine d’années, la calvitie prononcée et le manteau usé, avait le regard dans le vague et la canne posée sur son bras replié. En tournant légèrement la tête, je pouvais entrevoir un adolescent à l’allure florissante et à l’âge magnifique rajuster ses épais cheveux noirs. Sa cravate partait se morfondre à l’intérieur de son gilet, il serrait contre lui une jeune fille effondrée. Ensemble, ils s’abritaient sous le même parapluie gris.

Nous devions être une vingtaine de privilégiés, moi plus que les autres, placés ici sous le tonnerre et les éclairs. Je baillais presque et commençais à être un peu engourdi. C’est bientôt fini ? Non ? Merde. Que de pleurs chatoyants et de complaintes déchirantes !  Il y a une certaine ironie à pleurer quand il pleut. La mise en abîme est très classe. Je n’en avais strictement plus rien à foutre aujourd’hui, mais ça n’enlevait rien au charme de la poésie. Et puis franchement, je fustige ceux qui m’ont forcé à venir ici. Les rares fois où je me suis rendu à des évènements de ce type, c’était pour profiter du buffet posthume. Oui, j’aime beaucoup qualifier ces buffets de posthumes, cela me plait. Et bien figurez-vous qu’aujourd’hui, comble de misère sadique, je ne pourrai y assister. Je ruminais intérieurement.

Et le vent sifflait bruyamment parmi les arbres aux branches mortifères. Les roses n’étaient pas belles, les oiseaux étaient bien crevés les pattes en l’air. Et la pluie cognait et frappait, elle crachait sur les façades mornes de la cathédrale émergeante au loin. Le tonnerre fouettait, les éclairs martelaient, tout autour de moi faisait plus de fracas que les cœurs réunis de deux amants trop longtemps séparés.

Puis les enterrements, ça m’a toujours bien fait marrer moi. On est tous là, à chaque fois, pour pleurer quelqu’un qui ne soucie absolument plus de vous puisque qu’il est mort. Mort, ma foi, ça se comprend non ? Pensez bien que d’ici quelques semaines, son visage tombera en lambeaux de peau putride qui iront bien vite réjouir les asticots affamés. Buffet posthume. Son corps boursouflé de pustules odorantes moisira dans la terre, son costume trois pièces sera déchiqueté tandis que son cercueil tentera de résister aux supplices du temps qui passe. Moi, je voulais me faire incinérer. On aurait jeté mes cendres dans la mer, alors que le soleil serait venu heurter de ses tendres lèvres écarlates l’horizon lisse et opaque d’un océan tumultueux. Et j’aurais couru sur la houle, caressant par l’esprit les embruns écumeux. Mais non, ils avaient décidé de m’enterrer.

Je n’entendis même plus le souffle de Dieu qui faisait tanguer les voiles quand ils fermèrent mon cercueil en bois d’ébène. Les crevards partaient sans doute au buffet, sans moi. Bande d’enfoirés.

Categorie : Ecriture  | 4 Commentaires
• Mercredi 16 septembre 2009 à 15 h 11
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Filip Nikolic est mort. Ah.

Filip Nikolic est mort. Ah.

Est-ce que la mort, elle, se gène pour se rire de nous ? Tu parles ! Donc aujourd’hui, Filip Nikolic est mort, c’est officiel. Non mais, je dis ça parce-que y’a des gens on sait jamais si c’est vrai ou pas (je ne pense pas à Sim). Pour ceux qui ne le connaiss(ai)ent pas, il faisait parti du célèbre et magnifique (incroyablement babylonesque) premier Boys Band français, le majestueux 2be3.  Rien que ça.

Bien évidemment, entre les suicides de France Télécom, le vote d’Hadopi 2, la mise en ligne du site Désirs d’avenirs de Ségolène Royal et tout le magma d’actualités à fort potentiel lolesque qui nous baigne depuis quelques jours, Twitter se lâche, ça pète dans tous les sens, c’est beau. C’est doux. C’est neuf ?

Bref, la crème de Twitter en matière de blagues vaseuses et d’humour noir.

  • Il bossait chez France Télécom Filip ? – Alconis
  • J’espère que le Filip il avait pas de désirs d’avenir. Sinon c’est raté - Bduperrin
  • Raisons du décès de Filip: apparement c’est ni barbituriques, Nikolic – Vincentmatalon
  • Je ne suis pas certain que les 2b3 aient tout compris en matière de buzz de comeback… - lover_du_23
  • Dieu a eu vent que Filip Nikolic préparait un nouvel album. Il n’a pas pu le supporter. - Araen
  • En fait, Filip Nikolic a pris des cachets après être allé sur #desirdavenir, c’est ça ? – Nico_oni
  • 2be3. Or not to be. – Vincentglad
  • RT @S_Royal s’excuse pour la mort de du chanteur des 2be3. « Il faut penser à l’avenir et avoir d’autres désirs ». – Vicnent
  • « Filip était le cerveau des 2Be3″ Les deux autres auraient demander s’ils peuvent le récupérer en héritage. – Benjaminlemaire
  • « Partir un jour, sans retour » : Check. – elniafron62
  • Promo du jour : -33 % sur les 2B3 : http://bit.ly/tS99p - promoDuJour
  • Le fait que Filip Nikolic buzze plus que le rapport ONU sur Gaza est assez flippant - Honkytonk11

Vous en avez d’autres ? N’hésitez à me les transmettre en commentaires ou en reply sur mon propre compte Twitter.

Categorie : Humour  | Tags: ,  | 2 Commentaires
• Lundi 14 septembre 2009 à 19 h 09
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Pourquoi Brice Hortefeux ? Parce-que sa chevelure rousse m'inspire confiance.

Pourquoi Brice Hortefeux ? Parce-que sa chevelure rousse m'inspire confiance.

Est-ce que Google gardera-t-il son statut de moteur de recherche le plus utilisé avec l’avènement de Twitter et de l’information jetable qu’on ne partage que quand elle est encore chaude (contrairement à la vengeance, qui apparemment se mangerait froide, elle) ? C’est la question de plus en plus posée depuis l’amerrissage d’un avion dans l’Hudson ou avec la mort de Mickael Jackson dont l’actualité pouvait être suivie en temps réel sur le site de micro-blogging.

Bref, le fossé commençait à se creuser et les utilisations de ces deux outils à s’éloigner peu à peu. Twitter étant le maître incontesté du direct, Google le Dieu suprême de la recherche qui s’organise sur le long terme.

Depuis quelques temps déjà, on pouvait lancer une recherche sur les dernières 24 heures, la dernière semaine, le mois dernier ou l’année dernière. Eh bien comme le fait remarquer avec pertinence Zorgloob, le paramètre URL qui permet ça (c’est à dire le bout d’URL à modifier pour obtenir de tels résultats), as_qdr, peut être bidouiller de telle sorte qu’on puisse lancer une recherche dans les résultats de la dernière minute/heure.

Vous pouvez aussi modifier le nombre de semaines/jours/etc. en rajoutant un multiplicateur à la fin de l’url. Ainsi, si vous foutez un as_qdr=h25, Google vous affichera les résultats indexés durant les 25 heures passées. A nous l’actualité fraîche (comme la vengeance qui, rappelons-le, se mange froide).

Categorie : Astuces, Web  | 4 Commentaires
• Dimanche 13 septembre 2009 à 11 h 29
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Nous connaissons aujourd'hui les causes qui ont poussé les employés de France Télécom à se suicider

Nous connaissons aujourd'hui les causes qui ont poussé les employés de France Télécom à se suicider

C’est l’astuce orgasmique du moment pour tous les webmasters (j’ai horreur d’utiliser ce mot pour les éditeurs de contenu, mais bon…). Il nous est tous arrivé, et pas qu’une fois, d’avoir sous nos yeux déjà rouges le malveillant et narquois « Error Establishing a Database Connection » qui donne franchement envie d’insulter WordPress et votre hébergeur, on ne sait jamais trop à qui s’en prendre. Vivement, on s’est tous dit « Bordel de merde de la con de toi — car oui, l’Error Establishing a Database Connection rend très vulgaire — tu vas bousiller mes stats ! Nooon ! ».

L’astuce en question vous permettra donc d’afficher la page mise en page par notre ami Google au lieu de ça. Chose bien pratique pour ne pas bloquer l’accès complet de votre site à vos visiteurs qui n’ont pas que ça à foutre de leurs journées que de poireauter trois plombes devant leur écran en martyrisant la touche F5.

Ainsi, créez un fichier que vous appelerez db-error.php et mettez-y ce code à l’intérieur :

<?php // fichier db-error.php
$host=$_SERVER['HTTP_HOST'];
$uri=urlencode($_SERVER['REQUEST_URI']);
header("Location: http://google.com/search?q=cache:$host$uri");
exit(); ?>

Uploadez ensuite le fichier ainsi obtenu sur votre FTP, dans le dossier wp-content. Je n’ai pas encore pu approuver puisque je n’ai pas eu cette erreur depuis la mise en place de l’astuce, mais comme j’ai découvert le truc chez l’ami Louis de l’excellent AbriCoCotier, je lui fais confiance.

Categorie : Astuces  | Tags:  | 6 Commentaires
• Mercredi 09 septembre 2009 à 21 h 28
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Bonjour à tous, chers ami(e)s ! Vous m’excuserez, je poste pas beaucoup en ce moment, mais j’ai une raison parfaitement valable. En fait, je me demande si je devrais revoir ma ligne éditoriale (qui part complètement en sucette) et l’élargir aux sujets que j’ai envie de traiter (c’est à dire que y’aura moins de billets, mais plus longs et qui ne concernent pas l’high-tech en général) ou au contraire la réduire et ne parler que d’informatique, comme au début. Je me tâte, je sais pas trop. Du coup, en attendant, trois vidéos à voir pour passer le temps (y’en avaient plus au départ, mais je me suis dit que ça faisait trop après).

Trailer du portrait de Dorian Gray

10 drogues à éviter au volant

Un robot qui résout une grille de Sudoku (via Hebdoblog)

• Mardi 08 septembre 2009 à 20 h 28
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Disclaimer : Cet article a été écrit en Mars, c’est à dire au tout début de ce blog, et comme je le trouve intéressant, je vous le met en page d’accueil pour lui profiter d’une nouvelle visibilité.

Vous vous souvenez de Matt Parkman de la série Heroes ? Le flic qui peut lire dans vos pensées ! C’est d’ailleurs ce qui fait tout le charme des séries américaines : vous plongez dans l’imaginaire pour quitter une routine déstabilisante qui chaque jour se répète. Aujourd’hui, c’est possible.

Évidemment, ne vous enthousiasmez pas trop vite (de toute façon je peux palper votre scepticisme), mais je ne vous mens pas en affirmant que cet exploit a été rendu possible grâce à L’Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle, aussi appelée IRMf.

Matt Parkman - Heroes

Matt Parkman - Heroes

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